FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION SPECIALE TRANSITOIRE CCIB DU MONO-COUFFO:Félix AKPLAKOU dénonce la gestion solitaire de Mme Gisèle KOHOUE

 

Plus rien ne va au sein de la Commission spéciale transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) du Mono-Couffo. La raison de ce branle-bas général entretenu par le Collectif des élus consulaires sortants et candidats à leur propre succession ? La manière dont la responsable départementale, Mme Gisèle Kohoué, gère la commission.

Par Pius ZONGO

C’est à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée samedi dernier à l’hôtel «Etoile Rouge de Lokossa » que les membres du Collectif des élus consulaires sortants et candidats à leur propre succession ont dénoncé la gestion que Mme Gisèle Kohoué fait de la Commission spéciale transitoire départementale de la CCIB.

Fortement soutenu par la majorité des opérateurs économiques du Mono et du Couffo, le Collectif, sous la houlette de Félix Akplakou, n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger « la machine de tricherie et du clair-sombre » que mettrait habilement en place la première responsable départementale, Mme Gisèle Kohoué, sous l’influence d’un certain Christophe Tozo présenté comme le « guru » de la « Première dame des Départements du Mono/Couffo ». En effet, épouse du Préfet des Départements du Mono/Couffo, Mme Gisèle Kohoué a été nommée à la tête de la Commission spéciale transitoire de la CCIB du Mono/Couffo en décembre 2011 ; une commission qui est chargée d’organiser les élections consulaires suite à la suspension du processus de renouvellement des structures de l’institution consulaire de novembre 2011.

Dans ses propos liminaires, le conférencier principal, M. Félix Akplakou, a rappelé les raisons qui ont sous-tendu la suspension des élections consulaires en novembre de l’année dernière : le souci de transparence et d’équité du gouvernement. Selon lui, c’est pour garantir la transparence du processus de renouvellement des structures de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin que le gouvernement du Dr Boni Yayi a fait appel à Monsieur Pierre d’Alcantara Zocli dont la probité et l’intégrité ne font l’ombre d’aucun doute, pour conduire la transition au niveau de l’institution consulaire.

Mais à en croire le Collectif des élus consulaires sortants (7 sur 8), le constat fait sur le terrain est tout autre. Car selon eux, contrairement à l’engagement qu’avait solennellement pris Mme Gisèle Kohoué à sa prise de service d’associer toutes les structures organisées communales des opérateurs économiques du Mono-Couffo à la gestion de la Commission spéciale transitoire ainsi qu’aux préparatifs des élections, elle s’acoquinerait, sous l’influence du sieur Christophe Tozo, avec des opérateurs économiques fictifs pour désigner unilatéralement les quatre représentants des opérateurs économiques au niveau départemental, notamment Satchivi Folly Prince et Henriette Guédéhoungué pour le compte du Mono puis Patrice Gninnou et Jakekod Kétodji pour le Couffo, pour l’accompagner dans l’organisation des élections. Dans le même sillage, Félix Akplakou dit avoir les preuves que c’est avec la même stratégie qu’il sera bientôt procédé à la désignation des trois représentants des opérateurs économiques par commune.

Fait plus grave, le conférencier a formellement accusé le trio Gisèle Kohoué, Patrice Tozo et Henriette Guédéhoungué d’orchestrer « un hold-up électoral ». « Nous détenons plusieurs preuves de la stratégie diabolique et malsaine qu’ils ont commencée par déployer pour éliminer du système électorale les sept (07) anciens élus consulaires et candidats sur huit (08) que nous sommes » , a-t-il affirmé avant de clarifier : « Ils ont créé leur schéma de candidatures avec notre huitième collègue Madame Guédéhoungué Henriette avec qui ils veulent organiser et réussir les élections par la haute fraude avec de fausses cartes professionnelles qu’ils n’avaient pas pu placer lors des récentes élections que le Gouvernement venait de suspendre à la CCIB ». Convaincus qu’une telle gestion de la Commission spéciale transitoire ne s’aurait garantir des élections pacifiques, libres et transparentes au Mono/Couffo, le Collectif des élus consulaires sortants et les opérateurs économiques en appellent à l’intervention prompte du président de Commission transitoire, M. Pierre d’Alcantara Zocli ; de Mme la ministre Madina Séphou mais surtout du Chef de l’Etat. C’était à travers une lettre ouverte adressée aux trois personnalités.

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