A l’épreuve de la fermeté

L’anarchie et les dérives qui se sont invitées dans l’espace portuaire entravent fatalement les grandes réformes amorcées pour moderniser le secteur. Face à ces dérives sur fonds de comédie obstinée, le chef de l’Etat a dû taper du poing sur la table avec, à la clé, le bâton à la place de la carotte. Désormais, et jusqu’à nouvel ordre, l’équation est toute simple : un camion, un militaire, pour escorter les camions en transit jusqu’aux frontières. Aux grands maux les grands remèdes. L’enjeu, c’est le développement de la nation qui passe nécessairement par la modernisation du port de Cotonou, poumon de l’économie nationale. Certes, toute réforme bouleverse les habitudes et menace certains intérêts pré – acquis. Mais il faut savoir privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Boni YAYI n’est plus prêt à se laisser distraire, puisque lui seul sera comptable devant le peuple et l’histoire à l’heure du bilan. La nouvelle trouvaille a payé. L’équation « un camion, un militaire » se révèle maintenant comme l’antidote thérapeutique à l’engorgement sauvage du port de Cotonou qui, jusqu’ici, a souffert d’une absence d’autorité portuaire. Le vide semble être comblé. Le ministère de l’économie maritime a changé de main ; le chef de l’Etat a investi le directeur général du port de tous les pouvoirs. Dans ces perspectives, il ne reste qu’à souhaiter que les nouvelles autorités en charge de la gestion du port accompagnent les efforts du chef de l’Etat. L’heure est maintenant à la fermeté, Boni Yayi ne doit plus reculer.

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