Boni Yayi à la tête de l’Union Africaine:Redorer le blason de l’institution

 

Le 18ème  sommet des chefs d’Etat membres de l’Union Africaine s’est ouvert hier à Addis Abéba sur une bonne nouvelle pour le Bénin. Le chef de l’Etat Dr Boni Yayi a été plébiscité par ses pairs pour présidée aux destinée du groupe pour un mandat d’un an. Ce choix porté sur l’apôtre de la refondation, à un moment où le vieux continent sort d’une série de conflits et tirailler entre plusieurs défis, n’est pas un fait du hasard. Et pour cause.

Par Lorys S.C HOUNON

La diplomatie béninoise très offensive et très agissante à l’ère de la refondation ne cesse d’engranger des succès de plus  en plus grandioses. La dernière prouesse en date et qui honore la terre de Dada Bèhanzin dans le concert des nations, c’est bien l’élection de Dr Boni Yayi à la tête de l’Union Africaine. En effet, au nombre des nombreuses candidatures à ce poste, c’est celle du chef de l’Etat béninois qui va susciter l’unanimité des présidents de pays membres de l’association. Un choix qui se révèle très judicieux au regard des qualités intrinsèques d’homme de développement, d’homme de paix, d’homme d’action et d’ouverture, mais notamment et surtout en raison de ses nombreuses actions en faveur de la paix et le renforcement de la démocratie sur le continent. Vu sous un autre angle, le plébiscite du président Boni Yayi n’est rien d’autre que la rançon de son engagement pour le triomphe de la démocratie sur le vieux continent.  Homme d’Etat imbu d’un sens inouï de solidarité, de partage, de rassemblement, et d’unité, son élection à la tête d’une si prestigieuse institution sera inexorablement un coup de pouce à la restauration des lettres de noblesse et de l’image de l’union, quelque peu écornée  depuis la survenance des derniers  foyers de conflits d’abord en Cote d’Ivoire, ensuite en Lybie et les autres pays de l’Afrique du Nord qui ont vécu le printemps arabe.  Surnommé ‘’phénomène politique’’ chez lui selon certaine presse, l’homme de la refondation incarne au mieux l’homme qu’il faut pour imposer la voix de l’Afrique au niveau des instances  de prise de décisions. Son respect des institutions de la République du Bénin, leur bon fonctionnement et son engagement dans la lutte contre la piraterie dans le golfe de Guinée sont autant d’atouts qui ont contribué à son élection.

Il faut souligner que sin prédécesseur à ce poste à accueillir avec beaucoup d’enthousiaste son élection : «Je félicite le nouveau président de l’Union africaine (…) Boni Yayi», a déclaré Théodoros Obiang Nguéma. «Je n’ai aucun doute sur le fait que grâce à votre grande autorité (…) vous saurez mettre en œuvre notre objectif de paix et de sécurité,» a-t-il poursuivi.

Soudan et le Nigeria, les premières priorités de Yayi

Les premiers mots du nouveau président ont été pour les deux Soudan, dont les relations restent extrêmement tendues depuis l’accession à l’indépendance, en juillet, du Soudan du Sud. Il a appelé Juba et Khartoum, en conflit ouvert sur le partage de ressources pétrolières et des questions frontalières, à avancer vers la «démocratie».

Thomas Boni Yayi a également appelé au calme dans la région du Sahel et au Nigeria, assurant du «soutien du continent» pour «que la paix revienne». Le Nigeria a été frappé ces derniers jours par une série d’attaques sanglantes revendiquées par le groupe islamiste Boko Haram.

«Le développement de notre continent est entre nos mains, mes chers présidents, c’est pourquoi je voudrais souligner que c’est dans l’unité et la cohésion que notre continent assurera son développement», a-t-il encore ajouté.

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