La bonne foi du président Yayi

Depuis l’autre semaine, séjourne au Bénin une délégation du Réseau des Compétence Electorales Francophones (RECEF) de l’Organisation Internationale de la Francophonie. La délégation est au Bénin pour évaluer la LEPI, sur demande formelle du président Boni Yayi lors de sa récente visite en France. Ce faisant, Boni Yayi satisfait à l’une des exigences de l’opposition, exigence posée comme une condition sine qua non pour que l’opposition puisse répondre favorablement à la main tendue du chef de l’Etat, après sa brillante élection en mars dernier. La délégation du RECEF qui est au Bénin pour dix jours a déjà rencontré le PNUD, la CPS-LEPI, le Centre National de Traitement (CNT) et les organisations de la société civile impliquées dans la réalisation de la LEPI. Apparemment, il n’y a pas là un évènement significatif digne d’intérêts qui puisse retenir sérieusement l’attention. Mais au fond, cette mission traduit la bonne foi du président Yayi toujours crédité de mauvaises intentions. Il y a des indices qui ne trompent guère. Au-delà d’une simple profession de foi, tous les engagements pris par le président Yayi à l’ère de la refondation se traduiront en actes concrets. Pour rassurer l’opinion, il a juré devant la communauté internationale qu’il ne révisera pas la constitution du 11 Décembre 1990 aux fins de s’éterniser au pouvoir, comme c’est souvent le cas ailleurs. Il a promis commettre un audit de la LEPI. Nous y sommes déjà avec la mission du RECEF au Bénin. Il faut donc cesser de douter de l’homme, et accompagner toutes les réformes en cours dans le pays.

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