Ministère de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes:Réckya Madougou optimiste et très engagée malgré les dénigrements

Connue pour son engagement hors pair, Mme Réckya Madougou s’est vue confier le portefeuille ministériel de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes dans le gouvernement du premier quinquennat du président Boni Yayi. Depuis le 28 mai 2011, elle fait désormais partie des rares ministres à qui le chantre de la Refondation a renouvelé sa confiance. Un mérite ou une providence? Les actions entreprises au quotidien dans ce ministère battent en brèches les arguments des détracteurs et prouvent à plusieurs égards que le chef de l’Etat ne s’est pas trompé dans son choix.

Par Romaric TOSSOU

L’évocation du nom de Réckya Madougou rappelle beaucoup de souvenirs au peuple béninois surtout aux temps forts du débat sur la révision de la constitution au Bénin. Aujourd’hui, ce nom donne de sourire à de milliers de femmes bénéficiaires de micro crédits  aux plus pauvres sans oublier les jeunes ayant bénéficié de financement pour concrétiser leurs projets. En clair, malgré les campagnes de dénigrements, les critiques sans fondement et les procès d’intention, le ministre de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes Mme Réckya Madougou a la tête sur les épaules et tient la route pour accomplir sa tâche à l’ère de la Refondation. Sa riche expérience acquise lors du premier quinquennat lui permet d’agir avec efficacité dans la mise en exécution des actions sous la Refondation. En réalité, elle doit sa réussite non seulement à sa bonne gestion des ressources humaines et à son dynamisme mais aussi à ses principes de rigueur et de dialogue. Afin de mériter la confiance renouvelée du président Boni Yayi et consciente des nouveaux défis, le ministre Réckya Madougou ne désarme pas devant les sabotages tous azimuts contre sa personne. Plus optimiste et très déterminée, elle entend conduire à bon port sa mission. Les prouesses élogieuses réalisées depuis mai 2011 attestent de la technicité et du dynamisme du titulaire du portefeuille du ministère de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes.

Une tâche accomplie avec abnégation et dextérité

C’est un secret de polichinelle que le ministre de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes Mme Réckya Madougou fait partie des ministres les plus dynamiques du gouvernement Yayi II. Avec une tête bien faite et bien pleine de stratégies, le ministre de la micro finance ne manque pas d’ingéniosité pour jouer sa partition. En effet, le ministère de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes a pour mission de proposer et de mettre en œuvre la politique du gouvernement dans les domaines de la micro finance, de la promotion des petites et moyennes entreprises et de l’emploi. A ce titre, il est chargé de définir et de veiller au respect de la réglementation nationale dans les domaines de la micro finance et de la promotion des petites et moyennes Entreprises de tous les secteurs d’activités en République du Bénin ; de contribuer à l’amélioration continue de l’environnement réglementaire, institutionnel et économique des institutions de micro finance et des petites et moyennes entreprises en relation avec les autres ministères ; de donner son avis sur la fiscalité appliquée aux petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries et faire des propositions conséquentes, notamment dans le cadre de la préparation du budget de l’Etat ; d’assurer la représentation et la défense des intérêts de l’Etat au sein de divers organismes internationaux ayant pour vocation la promotion de la micro¬finance, des petites et moyennes entreprises et de l’emploi ; d’assurer la formation et la diffusion de l’information ainsi que d’autres formes d’appui aux petites et moyennes entreprises, aux Institutions de micro finance et aux personnes sans emploi ; de créer les conditions favorables et durables pour la réalisation du plein emploi par l’amélioration du système d’information sur le marché de l’emploi et le développement de programmes de réduction du chômage et du sous-emploi ; de promouvoir le maintien des emplois existants, la création d’emplois nouveaux et en favoriser l’accès aux populations notamment les jeunes, dans l’administration, les entreprises publiques, les sociétés privées et les collectivités locales ; de susciter, de définir ou d’assurer la fonctionnalité de divers mécanismes de concertation et de collaboration avec les acteurs concernés, dans le cadre du développement de l’entreprenariat ; d’assurer la promotion de toutes activités de transformation de matières premières brutes ou semi-ouvrées, locales ou importées, particulièrement les activités de transformation des matières premières d’origine agricole, minière et des matériaux de construction, ainsi que leur commercialisation, en relation avec les autres ministères concernés ; de veiller au développement des échanges commerciaux des petites et moyennes entreprises avec l’extérieur en liaison avec les structures mises en place à cet effet au plan national ; de coordonner toutes les actions de soutien et de promotion des petites et moyennes entreprises ; d’assurer la promotion du secteur de la micro finance.

Une loi sur la

réglementation des systèmes financiers décentralisés

L’un des combats du ministre Réckya Madougou est le vote de la loi sur la réglementation des Systèmes financiers décentralisés (Sfd). En effet, c’est par décret N° 2010-539 du 31 décembre 2010 que le gouvernement a transmis à l’Assemblée nationale le projet de loi relatif à la réglementation des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) au Bénin. Mais son examen est intervenu le 26 janvier 2012 et les députés l’ont adopté à l’unanimité. Il s’agit d’un texte de loi qui vise à harmoniser le cadre juridique applicable aux Systèmes financiers décentralisés au niveau sous régional. Ce cadre juridique est la résultante des échanges et des propositions formulées par l’ensemble des acteurs du secteur de la micro finance. Selon le ministre Réckya Madougou qui a plaidé et défendu le vote de cette loi, les innovations institutionnelles, organisationnelles et fonctionnelles se résument à l’instauration d’un régime unique d’autorisation d’exercice, l’avis conforme de la Bceao dans la délivrance de l’agrément, l’intervention de la Bceao et de la Commission bancaire dans la surveillance des institutions qui ont atteint un encours de crédits d’au moins 2 milliards, le renforcement du dispositif prudentiel et des sanctions applicables, la certification obligatoire des comptes pour les Sfd d’une certaine taille, l’adhésion obligatoire des Sfd agréées à l’association professionnelle, la possibilité de créer des Sfd de type société anonyme et enfin la mise en application du nouveau référentiel comptable depuis janvier 2010.

Des actions innovantes en vue de la promotion de l’auto emploi

Le problème de sous-emploi ou du chômage de la jeunesse au Bénin est un facteur d’appauvrissement et de sous développement bien comprise par le ministre de la micro finance et de l’emploi des jeunes et des femmes, Mme Réckya Madougou et l’Observatoire de l’emploi et de la formation (Oef), une structure sous tutelle. Cette problématique de l’emploi continue de susciter de la part des responsables en charge de la question, des actions innovantes en vue de la promotion de l’auto emploi au bénéfice de la jeunesse. Ainsi, des ateliers sont organisés à l’intention des demandeurs d’emplois de tous ordres sur l’initiative 3P, Projet Professionnel Personnel. Selon Mme le ministre, l’auto emploi est la formule la plus indiquée qu’il convient aujourd’hui de montrer à la jeunesse afin qu’elle se départisse des préjugés qu’elle a du problème d’emploi où c’est forcément l’Etat qu’il faut d’abord attendre pour avoir son emploi. En effet, l’initiative des ateliers itinérants sur les 3P a été prise depuis 2008 et fait suite au constat selon lequel les jeunes attendent la fin de leur formation pour s’interroger sur leur avenir professionnel. Selon une étude réalisée en 2005 par ce ministère, les diplômés de l’enseignement observent parfois 4 ans de chômage avant d’obtenir leur premier emploi. Mieux, l’une des difficultés majeures des demandeurs d’emploi diagnostiquées au cours du Forum national sur l’emploi des jeunes en mars 2007, reste leur méconnaissance du marché du travail et les principaux mécanismes qui peuvent les aider à s’y insérer. Dès lors, l’équipe actuelle du ministère  de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes conduite par le ministre Réckya Madougou s’atèle à apporter aux demandeurs d’emploi les principales opportunités et voies d’accès à l’emploi au Bénin.

Des prévisions justes et judicieuses pour 2012

Pour l’année 2012, la détermination reste le même chez le ministre Réckya Madougou. La preuve, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale lors de l’examen du budget général de l’Etat, le ministre Réckya Madougou a soutenu que le budget 2012 du ministère de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes s’inscrit dans une nouvelle dynamique et est résolument tourné vers la réalisation des objectifs d’une croissance économique accélérée pour la lutte contre la pauvreté. Ainsi, les crédits alloués au titre de l’exercice budgétaire 2012 s’élève à 12 milliards 270 millions 5 milles francs Cfa. Les dépenses ordinaires sont évaluées à 9 milliards 738 millions 584 milles F Cfa et les dépenses en capital sont de 2 milliards 531 millions 421 milles F Cfa. En clair, pour l’année 2012, il ne s’agit pas pour le ministère de la micro finance de prévoir simplement les dépenses mais plutôt des dépenses qualitatives. Autrement dit, des dépenses qui donnent de l’impact à l’amélioration des conditions de vie des populations cibles. C’est donc un budget qui s’articule autour des dépenses de personnel, des achats de biens et services, des transferts courants, des acquisitions et grosses réparations et des dépenses en capital. « Notre budget a prévu 70% pour les transferts courants. Ce sont les transferts courants qui permettent d’impacter directement les populations cibles. Par exemple, nos programmes tels que le micro crédit aux plus pauvres participent des transferts courants et les honorables députés nous ont, à juste titre, félicité  pour cette proportion  qui garantit la mission  du service d’assistance  du ministère de la  micro finance en faveur des populations défavorisées. Nous avons vraiment tenu à cela et les députés ont salué cet effort que nous avons pu faire dans nos prévisions», a affirmé le ministre Madougou. Seulement, ce budget 2012 du ministère de la micro finance, de l’emploi des jeunes et des femmes connaît cette année une diminution de 7,27%. Mais le ministre Madougou rassure : « Cette régression n’enlève rien de la détermination du gouvernement pour répondre au mieux les  préoccupations des populations ».

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