Mesure du port de casque dans l’Atlantique et Littoral:Un grand boubou difficile à porter par les populations

 

Dans le décret n°2/_0321_/DEP ATL-LIT/SG/SPAT pris par la préfecture de Cotonou, il est dit que dès le 1er avril, les populations des départements de l’Atlantique et du Littoral seront contraintes au port de casque dans tout déplacement à moto, afin de protéger les usagers contre leurs propres caprices et contre tout traumatisme crânien en cas d’accident de circulation. A cette date du 1er avril 2012, force est de constater que cette décision suscite déjà beaucoup de remous au sein des populations.

Par David DOLTAIRE

Depuis le 1er avril dernier, les populations de Cotonou s’habituent, bon gré mal gré, au port de casque pour leur sécurité. Cette mesure qui devient un pavé dans la gorge de certaines personnes, émane pourtant des conclusions de la réunion tenue depuis le lundi 19 décembre 2011, en présence des responsables des syndicats de conducteurs de taxi – moto, le représentant du Centre National de Sécurité Routière (CNSR).  Le 1er avril devait démarrer la phase opérationnelle de la mesure du port de casque. Mais sur le terrain, c’est la désolation totale qu’on note au niveau de certains citoyens qui disent ‘’tant pis’’ pour ce qui adviendra ; pendant que d’autres continuent de saluer cette décision de la première autorité préfectorale. Le port de casque obligatoire s’inscrit dans la politique de sécurité des populations engagée par le préfet Placide Azandé. L’objectif premier n’est donc pas de réprimer les paisibles populations, mais plutôt de les sensibiliser à s’habituer au port de casque sur les engins à deux roues. Comme constat aujourd’hui, nos enquêtes révèlent que seulement une infime minorité est acquise à cette mesure pourtant salutaire pour la sécurité des populations sur la route.

Le port de casque ,i une nécessité ?

Selon les propos recueillis de certains conducteurs de « Zémidjan » par rapport à cette décision, le problème de la sécurité des populations est classé en dernière position. Car, selon eux, la lutte contre la cherté de la vie devrait être la première préoccupation des autorités de notre pays, le Bénin, invitant ainsi le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral à savoir hiérarchiser les priorités en ce qui concerne la question de développement de notre chère nation. « On ne trouve pas à manger, pourtant on se préoccupe de notre sécurité » a laissé entendre AHOSSI Bruno, conducteur de taxi – moto. Dans ses appréciations sur le port de casque, le président du Cercle de Réflexion des conducteurs de Taxis –moto, Houandjêto Donatien, après avoir noté la pertinence de cette initiative du préfet, il a précisé qu’il y a manque de communication autour du sujet, et surtout de stratégies efficientes. Aussi, selon lui, les choses devraient être mieux organisées pour que  les populations puissent se procurer de ce casque à moindre coût au lieu de les exposer à la surenchère et à la spéculation. Ce qui  complique davantage la situation. Au niveau des administrations publiques, le sieur Houandjêto Donatien suggère que l’Etat accorde de crédit aux travailleurs pour leur faciliter l’accès aux casques.

La problématique de la qualité des casques mis  sur le marché

 Les qualités des casques sur le marché sont diverses. Par manque de moyens financiers, certains usagers de la route se réduisent à des casques de qualité douteuse. Chez d’autres, ce n’est que de la pure matière plastique qui n’offre aucune garantie de sécurité aux porteurs. Ceux qui ont pu se procurer de casques acceptables font montre d’une insouciance inqualifiable en défiant même les 04 roues, oubliant que le port du casque n’est pas contre – accident. Ce qui est dommage, c’est que de faux casques sont très prisés par les populations  sur le marché. Aussi convient-il de noter que dans ce jeu, les habitudes résistent encore à la  mesure sécuritaire. Et des gens préfèrent accrocher leurs casques à leurs engins au lieu de les porter  pour leur sécurité.

Come back fulgurant de l’UN sur la scène politique:Une dynamique offensive contre la révision de la loi fondamentale béninoise

 

L’Union fait la Nation (UN) sortie enfin d’une longue période d’attentisme, poursuit son offensive politique par médias interposés. Après les députés Eric Houndété sur  »Canal3 » et Lazare Sèhouéto sur Golfe FM/TV il y a quelques jours, c’est le président de l’UN Bruno Amoussou qui est passé sur la chaîne nationale jeudi dernier. Hier dimanche, l’honorable Basile Ahossi sur l’émission  »Débats Actuels » de Golfe TV/FM, son homologue Saka Fikara sur  »Zone Franche » de Canal3 se sont évertués à décrypter l’actualité politique nationale, avec comme chou gras la problématique de la révision de la constitution du 11 décembre 1990. Dans une dynamique concertée, tous s’opposent à une révision précipitée et opportuniste de la loi fondamentale du Bénin.

Par Jacques SEGLA &  Lorys HOUNON

Bruno Amoussou dans un entretien sur la chaîne nationale :  » Le Bénin a un devoir d’exemple dans la sous région »

L’entretien était centré sur trois points essentiels, notamment la crise dans le secteur éducatif, la révision de la constitution et la santé actuelle de l’Union fait la Nation.

Sur le premier point, le président Amoussou considère que se serait se dédire et remettre en cause la parole donnée que d’assimiler la revalorisation de la fonction enseignante à une nouvelle revendication. Car, le principe était acquis depuis 2005 où le gouvernement et les enseignants avaient convenu d’une allocation de 7.000 f qu’on devait relever progressivement au fur et à mesure que les recettes de l’Etat vont connaître d’amélioration sensible. Malheureusement, regrette le président de l’UN, le gouvernement, passé champion dans l’instabilité des décisions, attaque mal les problèmes et se rebiffe régulièrement. Alors, conclut-il, ce qui pose aujourd’hui problème, c’est la gouvernance hasardeuse et approximative des affaires au sommet de l’Etat. Mais, il insiste que quelles que soient les circonstances, la revalorisation de la fonction enseignante doit être prise au sérieux. Car, en 1961 ce sujet avait faillit faire tomber le régime de Sékou Touré en Guinée Conakry. On convient donc que les enseignants ont légitimement le droit de réclamer une prime particulière qui marque la spécificité de leur profession. Le président Amoussou a été suffisamment critique sur la question de la révision de la constitution dont la gestion lui paraît très curieuse en ce que, par nature, elle alimente dangereusement des rumeurs qui ne rassurent personne. Le principe, à-t-il précisé, c’est qu’on ne touche à la constitution que quand on ne peut pas faire autrement, que quand il se pose un problème qu’on ne peut pas régler sans modifier la loi fondamentale. Alors, la démarche première devrait être de recenser les problèmes qui se posent dans le pays et d’en faire un large débat pour prendre en compte toutes les aspirations profondes du peuple. Il en appelle à la consolidation du bloc anti-révisionniste qui s’est déjà constitué a parlement pour dire non à ce complot ourdi discrètement par les amis du pouvoir. Il se dit donc rassurer que ce projet de révision ne peut plus prospérer. Car, même des députés du camp Yayi soupçonnent qu’il y a quelque chose de louche qu’on leur cache. Visiblement, la révision de la constitution est renvoyée aux calendes grecques. Mais, il ne faudra pas baisser la veille citoyenne. Et qu’est devenue l’Un après l’entrée de la RB au gouvernement de la refondation ? Et la menace du PRD d’aller prochainement aux communales en singleton ? L’Union n’était elle pas dirigée juste contre un homme?. Bruno Amoussou répond par la négative. Mais, il reconnaît que l’UNa des difficultés qui appellent des discussions fructueuses. Il ne faut pas se presser de faire quelque chose qui va capoter le lendemain, prévient-il. Avec la convention prochaine, assure-t-il, nous donnerons un nouveau souffle à l’union qui sera ouverte à toutes les forces politiques et même à des individus. Par rapport à la présidentielle au Sénégal, il dit être fier. Mais en même temps, il avoue avoir honte qu’au Bénin, la jeunesse n’ait pas la culture morale de boycotter le pouvoir de l’argent. Et c’est ce qui fait perdre à notre pays la fierté d’exemplarité dont il avait le privilège. Il invite alors la jeunesse béninoise à s’inspirer de l’exemple sénégalais et à faire en sorte qu’on soit fier d’elle.

L’honorable Basile Ahossi :  » La révision de la constitution n’est pas plus pressante que la correction intelligente de la Lépi ».

Le député n’est pas allé par quatre chemins pour fustiger la procédure suspecte par laquelle on veut aller à une révision précipitée de la constitution béninoise. Pour lui, rien ne presse, et aujourd’hui, la révision de la loi fondamentale n’est pas plus urgente qu’une correction intelligente de la Lépi au sujet de laquelle le pouvoir reste curieusement indifférent. Un front anti-révision, constitué de 28 députés aurait déjà vu le jour au parlement où l’on jure étouffer le projet dans l’œuf. Car, il faut privilégier les questions majeures de la nation aux intérêts égoïstes parfois inavoués. Il ne faut pas se faire d’illusion, a-t-il averti, un large débat doit précéder une révision éventuelle de la constitution. Au sujet des réformes au port de Cotonou, l’invité regrette la guéguerre actuelle entre le gouvernement béninois et Bénin Control SA, deux partenaires tenus dans les liens d’un contrat. Il craint que l’Etat ne soit assigné devant les juridictions internationales qui condamnent, à coup sûr, le Bénin à des dommages intérêts de plusieurs milliards de francs Cfa.

Mais l’actualité nationale n’a pas occulté la situation au Mali. Le député regrette systématiquement le putch au Mali, avant de faire remarquer que le Bénin n’est pas totalement à l’abri des coups d’arrêt constitutionnels. Car, aujourd’hui, le Bénin se retrouve paradoxalement sous le règne de la terreur, et il faut prier Dieu de nous éviter le pire, pour qu’aucune fatalité ne vienne remettre en cause notre démocratie.

L’honorable Saka Fikara sur Zone Franche :  » Nous allons empêcher une révision opportuniste et intéressée de la loi fondamentale  »

Invité sur Zone Franche de Canal 3 Bénin hier, le député UN a passé au scanner le projet de loi en attente d’être étudié à, l’Assemblée Nationale et portant révision de la loi fondamentale du 11 décembre 2011. En effet, selon les analyse de l’honorable Saka Fikara,  »le nouveau projet de loi est très dangereux » en ce qu’elle donne trop de prérogatives du président de la République et renforce celles du président de la Cour constitutionnelle.  » Avec le nouveau projet de loi, le pouvoir judiciaire n’existe plus. Il est sous la Cour Constitutionnelle » déclare l’invité de Canal 3 qui explique ensuite que le projet de lois comporte plusieurs dispositions qui n’arrangent que le Président de la République et le président de la Cour constitutionnelle.

Fort de ces griefs contre le projet, il relève que cela paraît assez bizarre qu’une si importante loi soit inscrite à une session extraordinaire  pour étude.

Cependant, il reste calme et serein que les députés de la 6ème législature ne sont pas dupes pour laisser passer un tel projet de loi. D’ailleurs, pour adopter la loi, il faut qu’une majorité de ¾ des députés. Ce qui l’amène à conclure que la tentative n’aboutira pas.

Université de Parakou vendredi dernier:Pascal Iréné Koupaki clarifie la place de la jeunesse dans la  »refondation »

Le premier ministre chargé de la coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social, Pascal Iréné Koupaki était vendredi dernier face à la communauté estudiantine de Parakou. Sur invitation des syndicats des étudiants de l’université de Parakou, il a animé une communication qui portait sur les tenants te aboutissants du nouveau concept de la refondation de la République.

Par Lorys S.C HOUNON

 »La refondation, quelle place pour la jeunesse béninoise », c’est le thème de la communication qui a réuni une foule d’étudiants, de sages et notables de Parakou autour du premier ministre à l’amphi 1000 de l’Université de Parakou vendredi dernier. Devant ce riche parterre, le ministre Pascal Iréné Koupaki, affectueusement appelé PIK, a exposé sa vision de la refondation et le contenu que doit y mettre la jeunesse béninoise. A l’entame de son speech, le conférencier a tenu à rappeler le contexte justificatif du concept de la refondation.  » A travers trois documents fondateurs qui doivent servir de référence, le Président de la République, le Docteur Boni YAYI, a voulu placer son nouveau quinquennat sous le thème de la Refondation. Je veux parler du Projet de société du Président-Candidat, du discours du 29 janvier 2011 à l’occasion de la déclaration de candidature, et enfin du discours d’investiture du 6 avril 2011  » lance-il pour planter le décor  avant de souligner que  »cette nouvelle orientation part du constat que le changement ne peut s’opérer sans une assise morale et éthique de notre société en proie à une crise de valeurs. C’est donc une volonté du Président de la République de redéfinir les bases de notre société pour un engagement vers l’émergence. Cette volonté a été acceptée par le peuple béninois qui a renouvelé sa confiance au Chef de l’Etat pour un second mandat ».

Comment comprendre les nécessités qui sous-tendent la volonté proclamée de refonder notre société ? Comment appréhender, au regard d’une appréciation analytique de notre société, les axes fondamentaux de cette ambition nationale ? Comment dégager de cette détermination les aspirations à la paix sociale dans notre pays ? Et enfin, quelle responsabilité pour la Jeunesse béninoise ? Voilà quelques-unes des interrogations posées par le ministre et qui ont permis de mieux appréhender le concept. En effet, selon PIK, le concept de Refondation vient répondre à une nécessité de rupture déjà clairement affichée lors du premier quinquennat du Dr Boni Yayi, celui du changement. En passant du changement à la refondation, il s’agit tout simplement   »d’une prise en compte de la réalité politique et sociale de notre pays et de notre aspiration commune au développement ». Et pour cela, une analyse comparative des concepts changement et refondation parait la démarche judicieuse.

 Changement et Refondation: des concepts qui se complètent

 

Pour éclairer la lanterne des étudiants sur ces concepts qui prêtent souvent à confusion, le premier ministre ne tiendra pas la langue de bois. «   Conçue après l’expérience de cinq années d’actions sous le sceau du Changement, la Refondation a été perçue par certains de nos concitoyens comme un effet de communication qui viendrait cacher l’échec du changement. Or la différence fondamentale entre les deux concepts résulte de la conjoncture qui les a vus naître. Ces concepts gardent un lien chronologique, intellectuel et philosophique. C’est pourquoi, il importe de les placer dans leur contexte pour mieux saisir leur valeur politique et les implications en termes de changement de comportement. C’est donc la particularité de chacune des deux notions qui aidera à en apprécier la valeur politique « . Pour faire court, il faut seulement retenir que selon PIK, le Changement consistait  en une volonté de réformer le mode de gestion et de fonctionnement de l’appareil d’Etat et de l’Administration publique. En d’autres termes, il s’agit de  » gouverner autrement, c’est-à-dire réformer la conduite des affaires publiques ». Et comme on il ne suffit pas seulement d’insuffler de nouvelles dynamiques au sommet pour faire redresser les comportements à la base, il fallait  » … renforcer le Changement, c’est-à-dire exiger de nouvelles façons de faire à travers la transparence, la reddition de comptes etc., par une adhésion collective à de nouvelles valeurs pour transformer complètement une société dont les crises morales, sociales ne sont plus un tabou » .

 La refondation comme une rupture d’avec les errements du passé

Pour donner le vrai contenu de la refondation, le premier ministre a du faire recours aux trois documents supra cités, en occurrence le discours d’investiture du chef de l’Etat.  » Dans son discours d’investiture, le 6 avril 2011, le Président de la République remarquait très justement :  » Les crises internes qui ont secoué notre République pendant les cinq dernières années sont essentiellement dues à une perte de nos valeurs spirituelles, morales et éthiques…C’est ce qui m’amène à vous parler depuis un certain temps de la refondation de notre République sans laquelle notre Nation ne pourra satisfaire ses besoins fondamentaux indispensables à sa survie et à sa croissance ». Ce constat place la Refondation comme une rupture. Car, toute volonté de changement étant toujours la preuve consciente ou non d’un rejet, la refondation devient une philosophie du changement qui définit les bases des mutations morales, sociales, éducation nelles nécessaires pour engager le pays sur la voie de la prospérité.La Refondation consiste donc en une adaptation de nos pratiques aux besoins de développement de notre pays et au service du bien commun. Il s’agit donc d’une conversion de nos habitudes ancrées pour les transformer en pratiques susceptibles de créer au sein de notre société des réflexes de réaffirmation des valeurs de vivre en commun, le sens du respect du bien commun, de l’intérêt général, de l’éthique et de la bonne gouvernance. Dans cette perspective, la refondation est à la fois une nécessité de se libérer des pesanteurs psychologiques, morales, idéologiques. Elle est aussi condition de progrès et de participation à l’évolution du monde. Elle est l’assurance d’une réinvention collective d’un avenir choisi et non subi.  Ainsi, la refondation est l’ambition de créer un environnement institutionnel, politique, juridique, judiciaire, culturel, administratif, économique et social qui redéfinit, les bases du pacte social qui justifie notre identification commune à une même patrie et à une même nation. La refondation est donc une rupture profonde, une révolution de nos valeurs dans l’intérêt commun, pour asseoir sur de nouveaux ressorts, les relations entre les gouvernés et les gouvernants. Il s’agit donc d’un réarmement moral collectif pour combattre l’incivisme, le non-respect du bien public, la corruption qui ont atteint dans notre pays un seuil critique. La Refondation appelle donc à l’appropriation des valeurs fondamentales telles que : le sens de la responsabilité, l’abnégation, l’audace, le travail, la dignité, l’excellence, la fraternité, l’intégrité, la justice, la paix, la solidarité. « 

La responsabilité de la jeunesse face à la refondation

Il importe de souligner que la séance n’a pas connu son épilogue sans que le premier ministre ne rappelle à la jeunesse ses responsabilités face à ce nouveau concept. «   La Jeunesse doit contribuer à consolider la confiance et l’harmonie entre les gouvernants et les gouvernés. C’est cet appel que lui lance le Président de la République dans son discours du 29 janvier 2011 :  » il s’agissait de bâtir un Bénin démocratique, uni dans la diversité, paisible et solidaire, où règne le partage et dont le développement s’appuie sur l’effort concerté de toutes les couches de la société, notamment les femmes et les jeunes, avec un rayonnement porté par les hautes valeurs intellectuelles, culturelles, morales et spirituelles du peuple. […] La classe politique doit être un exemple pour notre jeunesse et prendre en mains les grands défis économiques et de développement durable, social et culturel. Il n’y a pas de développement sans le sens de l’Etat et de l’intérêt général, sans la rigueur, le travail de tous, l’ordre et la discipline, la gouvernance. Il n’y a pas non plus de développement sans l’exercice effectif de la responsabilité politique et l’éthique « .

SOBEMAP:Soumanou Toléba visite les installations de la société Coman SA

 

Le directeur général de la SOBEMAP Soumanou Seibou Toléba a effectué une visite, le vendredi 16 Mars dernier, à la société Cotonou Manutention SA (COMAN SA). Accompagné de tout son staff technique, le DG de la SOBEMAP est allé découvrir les installations et les équipements de cette société. Il en a profité pour resserrer les liens qui lient les deux sociétés.

Par Claudel ZONDJI

A son arrivée, la délégation conduite par le prof Soumanou Toléba a été accueillie par le tout nouveau Directeur Général de COMAN SA M. Jakob SIDENIUS  et le Secrétaire Général du Groupe AP Moller Maersk Line, M. Gaston NOUGBODOHOUE. Le prof Toléba et sa suite ont ensuite visité les départements de COMAN SA. Ils ont parcouru le Centre de Formation, du Département des Opérations, la Salle des Opérations, l’Atelier Garage,  le Terminal à Conteneurs, et l’Infirmerie de la société. Au fur et à mesure que la visite se poursuivait, des explications sur le fonctionnement des départements de la société sont données à la délégation. Cette dernière en a pris bonne note et compte s’inspirer des stratégies découvertes pour renforcer les performances de leurs travailleurs à la SOBEMAP. Il faut noter qu’avant cette visite, la délégation de la SOBEMAP a tenu une séance de travail avec les responsables de la société COMAN SA. Au cours de cette séance, il a été question du renforcement du partenariat entre les deux sociétés. A l’issue des échanges, les visiteurs et les hôtes ont convenu un partenariat gagnant-gagnant avec possibilités d’autres formes de partenariat dans d’autres domaines dans le futur. Cette collaboration devra susciter l’ouverture d’autres pistes de partenariat entre les deux Sociétés, ce qui renforcera à coup sûr leur position sur la plate-forme portuaire et améliorera la compétitivité du port de Cotonou. « Ceci répond au vœu du chef de l’Etat qui nourrit la grande ambition de voir le port de Cotonou très compétitif sur le plan sous-régional comme international » a déclaré le prof Soumanou Toléba à cet effet. De par cette visite, ce dernier fait, une fois de plus, un grand pas vers l’amélioration des performances de la SOBEMAP.

Crise dans le secteur éducatif : le dernier virage:Boni Yayi entre fermeté et souplesse

 

Sur convocation du président de la république, s’est tenue une grande rencontre inédite pour échanger avec les enseignants et tous les corps constitués de la nation. Au menu des échanges, la grève qui paralyse l’école depuis le 24 Janvier dernier. Au cours de ce forum de la dernière chance, les protagonistes sont restés chacun campé sur sa position. Il n’y pas eu de compromis, mais il ne faut pas désespérer de l’avenir de l’école.

L’unité d’action syndicale désormais sérieusement éprouvée

Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat a soufflé le chaud et le froid, dans un alliage parfait de la fermeté et de la souplesse, sans jamais perdre de vue que l’urgence c’est de sauver à tout prix l’année scolaire en cours. Tous les présidents des institutions ont tour à tour supplié les enseignants de reprendre les cours dès ce mardi. Le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Bénin, Epiphane Azon est même allé très loin, en s’agenouillant devant l’assistance, demandant  publiquement pardon aux enseignants pour toutes les offenses commises à leur encontre. Quant au chef de l’Etat, il a demandé aux enseignants de laisser tomber les intoxications, la désinformation et les mensonges, et d’arrêter de politiser la gestion de notre école. Pour toutes fins utiles, il leur a rappelé que s’ils n’avaient pas demandé que l’incitation les accompagne à la retraite, on n’en serait pas là aujourd’hui. Il considère alors qu’il a déjà fait l’essentiel. Ensuite, il a évoqué les trois raisons qui, aujourd’hui, ne permettent pas à l’Etat de prendre en compte quelque engagement visant à satisfaire les revendications des enseignants, notamment l’état actuel des finances publiques, puis la position de la cour constitutionnelle qui rejette toute discrimination en matière de traitement des salaires des agents de l’Etat, et enfin les engagements internationaux que le Bénin doit respecter à la lettre.

A toutes ces préoccupations, les syndicalistes qui sont intervenus ont répondu par la même rengaine : sans un engagement formel du gouvernement, il serait difficile d’appeler les enseignants à reprendre le chemin de l’école. Gaston Azoua de la CSTB a prié le chef de l’Etat de bien vouloir instruire le premier ministre, président de la commission des négociations, de faire diligence pour que, avant lundi les concertations reprennent, afin de pouvoir déterminer la conduite honorable à tenir. Son alter Anselme Amoussou du front a fait remarquer que l’école ne pouvait pas reprendre hier mardi, ainsi que le voulait le chef de l’Etat. Et pourquoi ? Simplement parce que actuellement, la base continue d’observer le mouvement de grève. Ce n’est pas de Cotonou qu’il faut prendre des engagements en leur nom. Il faut forcément repartir vers la base pour un compte rendu fidèle. Il revient à cette base, et à elle seule de décider de la suite à donner au mouvement. On peut croire à un enlisement, et se laisser aller au pessimisme. Mais en réalité, il y a espoir puisque, aucune des deux partis ne s’est déclarée pour une année blanche. La constante tourne autour d’une même et unique priorité : la reprise des cours. Visiblement, les enseignants eux-mêmes sont fatigués du mouvement dont ils ne comprennent véritablement plus l’opportunité. L’unité d’action syndicale est fortement mise à mal par les menaces pressantes du chef de l’Etat déterminé à rouvrir l’école sous peu. La stratégie de Boni Yayi semble payer. Le front plie même s’il ne rompt pas.

L’ultimatum du chef de l’Etat aux reversés

 » Je voudrais demander à tous les reversés (communautaires ou vacataires) de me regarder dans les yeux, de bien me regarder et d’écouter mon cri de cœur. Vous deviez  être les premiers sur le champ de bataille, je vous le demande. Car il y a un contrat qui vous lie à nous. C’est un décret qui vous a recrutés. Ce décret peut être annulé à tout moment, en vertu de l’alinéa 09 de l’article 82 qui stipule que l’absence de plusieurs jours non autorisée ou non motivée peut constituer un motif de rupture du contrat entre vous et nous. Si vous ne reprenez pas, pour moi, vous n’êtes plus intéressés. Alors, je vais faire appel à mes chers compatriotes qui chôment, et qui ont le diplôme pour encadrer nos enfants… vous avez des situations différentes, mes chers compatriotes. Je vous suis absolument redevable, pour avoir répondu à mon appel. Ensemble, bâtissons notre école pour le bonheur de notre patrie commune. Que Dieu vous bénisse ». Voilà les reversés placés devant leur responsabilité. Ils ont maintenant à choisir entre la discipline syndicale et une carrière qui demeure encore aléatoire, vu que leur qualification professionnelle n’est pas encore attestée.

Tout le peuple retient son souffle, et attend de voir ce que cette dernière rencontre apportera à l’école béninoise. D’ores et déjà, au lendemain de la rencontre du palais, le front a rencontré la base de l’Atlantique – Littoral qui a dénoncé l’humiliation infligée à leurs responsables ce lundi au palais. Une série d’actions est projetée pour ce mercredi et demain jeudi. Mais il n’est pas évident que les initiatives prospèrent. Apparemment, le bras de fer continue. Certains enseignants ne décolèrent pas face à Boni Yayi prêt à mettre en œuvre son plan B qui consiste à rompre le contrat qui lie les reversés à l’Etat, et à les remplacer systématiquement par des volontaires patriotes dès lundi prochain.  Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout le monde est fatigué de cette grève dont on a désormais  du mal à déterminer les aboutissants réels. Déjà,  plusieurs syndicats se désolidarisent du mouvement. Ils sont prêts à reprendre les classes dès ce jeudi, avant même l’expiration de l’ultimatum du chef de l’Etat à l’endroit des enseignants. L’unité d’action s’essouffle de jour en jour. Ceux qui parlent de récupération politique de cette crise finiront par avoir raison des syndicalistes jusqu’auboutistes. 

Le Cosen et le Synemp se désolidarisent du mouvement

A la faveur d’une sortie médiatique, le cadre de concertation des organisations du secteur syndical de l’éducation nationale du Bénin (Cosen Bénin) s’est prononcé sur la crise à rebondissements qui secoue le secteur de l’éducation depuis peu. Prenant acte de la légitimité des revendications des enseignants, et très sensible à la profession de foi du gouvernement  qui s’engage à  se pencher sur le sort des enseignants dès l’amélioration de la situation financière de notre pays, le Cosen Bénin invite ses militants et sympathisants à reprendre le chemin des classes dès ce jeudi 15 mars. Autrement, il se désolidarise de tout mouvement de débrayage. A l’instar du Cosen, le Syndicat national des enseignements maternel et primaire (Synemp) plaide aussi pour la reprise des classes dès jeudi prochain. Pour le Sg Martin Bakary, il serait très incompréhensible qu’on en arrive à une année blanche alors que le gouvernement est ouvert au dialogue. Ces nombreuses déclarations sont symptomatiques des fissures qui lézardent le mur du front. Alors, le front devra réviser sa position pour ne pas se couper fatalement de l’opinion.

Les appelés au Service militaire prêts à remplacer les enseignants frondeurs

Les appelés au Service militaire d’intérêt national se disent prêts pour remplacer valablement les enseignants frondeurs afin de sauver l’école béninoise. A la faveur d’une conférence de presse donnée lundi 12 mars dernier au Chant d’Oiseau de Cotonou, leur président Dénis Doukan a laissé entendre qu’ils remplissent toutes les qualités requises pour assurer la fonction d’enseignant. Les appelés au service militaire répondent ainsi favorablement à l’appel du chef de l’Etat pour sauver l’année scolaire 2011-2012. Contrairement à une certaine rumeur qui met en cause leurs aptitudes à enseigner, ils disent avoir reçu la formation d’enseignant au camp. A cet effet, Dénis Doukan et les siens rassurent le gouvernement du président Yayi de leur capacité à relever le défi de l’enseignement afin d’éviter une année blanche à l’école béninoise. Toutefois, ils précisent que leur mission est de sauver les meubles. Et face à l’enlisement de la situation de grève dans l’éducation, le gouvernement a fait l’option de recourir aux appelés au Service militaire, jeudi dernier. Le lendemain, ces derniers se sont présentés à l’état-major général de l’armée à Cotonou pour remplir les formations requises. Donc, leur sortie médiatique de ce lundi s’inscrit dans la logique de suppléer  à la désertion des enseignants grévistes.

LE NOUVEAU DG COMMON SA CHEZ LE DG SOBEMAP JEUDI DERNIER:Jacob SIDENIUS et Soumanou Toléba ensemble pour relever les défis futurs

Le Directeur Général de la Sobemap a reçu en audience en fin de semaine dernière, le tout nouveau Directeur général de la multinationale Comon SA au Bénin. A l’occasion, de fructueux échanges ont été menés entre les deux Dg, avec comme résolutions fondamentales, le renforcement du partenariat qui lie les deux entreprises à travers la signature d’autres accords.

Par Romaric TOSSOU

Accompagné du Secrétaire Général du Groupe AP MOLLER MAERSK LINE, M. Gaston NOUGBODOHOUE, le tout nouveau Directeur Général de COMAN SA , M. Jacob SIDENIUS était au cabinet du professeurSoumanou SEIBOU TOLEBA jeudi dernier. A l’issue de cette rencontre qui entre dans le cadre de la nouvelle coopération qui existe désormais entre la SOBEMAP et COMAN SA, l’hôte du Dg /Sobemap s’est engagé à œuvrer pour le renforcement du partenariat à travers la signature de nouveaux accords avec la Sobemap. En effet, grâce au partenariat public- initié par le professeur Toléba, les deux structures exercent désormais de façon conjointe les opérations de manutention des conteneurs sur la plate forme portuaire. Cette action de coopération est salutaire pour le développement et la compétitivité du port de Cotonou. Les premiers à se réjouir de ce partenariat, sont les travailleurs de la SOBEMAP qui apprécient à sa juste valeur cette heureuse initiative. Aujourd’hui, la SOBEMAP dispose d’assez d’atouts pour susciter l’attention des multinationales. En termes d’atouts on peut citer : les magasins cales, un terminal à conteneur, un parc d’empotage et de dépotage dans la bande des 200m ect… Aussi faudrait-il souligner que la sécurité des marchandises est de plus en plus garantie.

Crise dans le secteur éducatif: A l’appel concerté des populations, le gouvernement renoue avec le dialogue

 

 

La crise dans le secteur éducatif a pris une nouvelle tournure depuis le week-end dernier. Face au jusqu’au boutisme des enseignants, le gouvernement a durci le ton et pris des mesures appropriées pour restaurer l’autorité de l’Etat. Chacun campe sur sa position. Et malgré les menaces brandies par le gouvernement, les enseignants ne désarment pas. Le gouvernement, à l’appel des populations, choisit avec le dialogue. En témoigne le cri de cœur de Yayi Boni à l’endroit des enseignants grévistes depuis Gogounon dans le septentrion où il est allé lancer la ligne électrique lundi dernier.

Par Jacques SEGLA

Message du chef de l’Etat devant les populations de Gogounou

« Ils me connaissent très bien et ils connaissent le cœur qui m’aime. Si je n’avais pas donné la priorité à l’éducation de notre nation, je n’aurais pas posé le premier acte en leur faveur. Aujourd’hui qu’ils posent le problème de l’ajustement de leur revendication, je dis bien que le moment que nous vivons actuellement est inapproprié, absolument inapproprié. Reprenez les écoles, ce sont nos enfants, ce sont vos enfants. Ecoutez mon cri de cœur depuis Gogounou, mes chers compatriotes. Je ne vous ai pas oubliés. Vous êtes dans mon cœur à tout moment. Ce n’est donc pas la peine d’insister. Cela ne servira à rien. Je suis comme un cabri mort ; et cabri mort ne craint pas de couteau. Donc, on peut aujourd’hui démultiplier les grèves. Cela ne servira à rien, sinon à détruire notre école. Si j’en avais, j’aurais pu faire quelque chose. Ils me connaissent bien et le peuple béninois me connaît bien. Ils savent lire mon cœur. Ils n’ont jamais été oubliés, et ils ne seront jamais oubliés. Je leur demande de reprendre le chemin de l’école et d’arrêter de livrer nos enfants à la rue. Ça ne sert à rien. » a travers ce message de vérité, le chef de l’Etat veut bien incliner les enseignants au sens patriotique, en chatouillant leur cœur. Pour Boni Yayi, le problème des enseignants suffisamment grave et il faut renvoyer le dossier aux autorités locales afin que les maires prennent enfin leurs responsabilités, décentralisation et déconcentration obligent. En clair, après les menaces brandies depuis le week-end dernier, le gouvernement renoue avec la vertu du dialogue. Les populations ne demandent pas mieux ; puisque tout le monde reste convaincu que le dégel de cette crise chronique passe forcément par le dialogue, et rien que le dialogue.

Soutenance de mémoire de fin de formation du Cycle II à l’Enam:Herbert Houngnibo décroche le sésame avec Mention bien

 

PRESENTATION DU MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DU CYCLE II DE L’ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ET DE MAGISTRATURE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME D’ADMINISTRATEUR CIVIL. OPTION, ADMINISTRATION GENERALE. FILIERE : ADMINISTRATION GENERALE ET

Excellence Monsieur le Président du Jury ;

Distingués membres du Jury,

Honorables Invités ;

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs.

J’ai l’honneur de vous présenter  les résultats de  mes recherches  dans le cadre de la fin  de ma  formation du cycle II  en Administration Générale et Territoriale  (AGT) de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM).

Le thème de cette étude conduite sous la direction du Prof. Noukpo AGOSSOU, Directeur du présent mémoire   et l’encadrement du Colonel Célestin Covi , Maître de stage est intitulé :  » La communication comme outil de gouvernance participative des ressources naturelles au Bénin : cas des Marchés Ruraux de Bois « .

Monsieur le Président,

Chaque année, le 1er juin en l’occurrence, le Bénin, notre pays célèbre la Journée Nationale  de l’Arbre  qui  ouvre la campagne nationale de reboisement. A cette occasion, les discours officiels ne sont guère optimistes  quant à l’avenir de nos forêts.  La pression est d’autant plus grande  que les fonctions essentielles de nos  forêts sont menacées du fait de leur probable disparition :

Il s’agit notamment de :

l la reconstitution de l’oxygène de l’atmosphère,

l la protection des sols contre l’érosion,

l la reconstitution des sols grâce à l’action de micro-organismes très nombreux et très divers.

  A ce discours officiel, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) , dans son dernier rapport de 2011 a donné la sonnette d’alarme :  » le potentiel forestier du Bénin est  en nette  dégradation « .  Il y a de quoi être inquiet. J’ai voulu en savoir plus sur le phénomène.  Que font les services publics en charge des forêts pour inverser la tendance alarmiste et laisser aux générations futures, un environnement  moins dégradé  pour le Bénin nouveau, celui des Perspectives de 2025 ?

I. Présentation de la Structure d’accueil du Stage

       Pour appréhender le sens et la portée des réformes en cours dans le secteur forestier, j’ai  sollicité et obtenu un stage pratique de trois mois à la Direction  des Politiques, du Suivi et du Contrôle de l’Exploitation Forestière. La Direction Générale des Forêts et des Ressources Naturelles (DGFRN) sise à Akpakpa, route de Porto-Novo encore dénommée, Eaux, Forêts et Chasse, créée en 1938 a pour mission essentielle de constituer, protéger et gérer le domaine forestier de l’Etat.  Cette direction est appuyée par le Programme de Gestion des Forêts et des Ressources Naturelles  dont les responsables sont à la fois les chefs du commandement forestier et les responsables d’animation de la coordination.  Il s’agit donc d’un dispositif institutionnel particulier. La zone d’intervention du PGFTR  couvre 22 massifs forestiers dont 16 classées, 4 périmètres de reboisement et 2 terroirs riverains à travers les départements de l’Atacora-Donga, du Borgou-Alibori, de l’Ouémé-Plateau et du Zou-Collines soit une superficie de 1.057.440 ha.

L’objectif de développement du PGFTR est de promouvoir la gestion des ressources naturelles et des terroirs par les Communautés avec l’appui d’un cadre institutionnel renforcé. 

Monsieur  le Président du Jury;

Distingués membres du Jury,

Au Bénin, l’offre en bois d’œuvre est largement en dessous de la demande, ce qui a pour conséquence l’écrémage systématique du bois d’œuvre des massifs forestiers concernant spécifiquement le bois de teck ces dernières années. , les besoins en bois du Bénin, à la fin des années 90, étaient sommairement estimés à 10 900 000 m3 et la consommation de bois d’œuvre à 112 000  m3 de grumes /an face à une disponibilité de 652000 m3 de grumes /an (Rapport annuel PBF II, 2006). Le problème fondamental n’est pas lié à la faible potentialité en ressource ligneuse du Bénin. En réalité, c’est le système d’exploitation des ressources en bois qui est tel que le contrôle de l’exploitation à la base est devenu difficile et donne libre cours à une exploitation qui ne suit aucun fondement technique.

L’Etat a pris  ses  responsabilités en réorganisant la filière bois-énergie à travers la création des Marchés Ruraux de Bois. On entend par Marché Rural de Bois au terme de l’article de l’arrêté n° 041/MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA  du 29 juin 2009 portant conditions d’agrément et modalité d’organisation et de fonctionnement des marchés ruraux de bois :  » Un centre de vente de bois (bois de feu, charbon de bois, bois d’œuvre et bois de service) approvisionné à partir de forêts délimitées  et gérées sur la base d’un quota préalablement fixé « . Selon le mode d’exploitation, on distingue : les marchés ruraux de bois de type incontrôlé, les marchés ruraux de type orienté, les marchés ruraux de bois de type contrôlé. Trois textes réglementent le fonctionnement des marchés ruraux de bois. Il  s’agit de :

p Décret n° 2005-708 du 17 novembre 2005 portant modalité d’exploitation, de transport, de commerce, d’industrie et de contrôle des produits forestiers en République du Bénin.

p  Arrêté interministériel n° 0040 / MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA  du 29 juin 2009 déterminant les types, modèles et modalité de délivrance et de contrôle des coupons de transport du bois en République du Bénin

    p Arrêté interministériel n° 041/MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA du 29 juin 2009  portant conditions d’agrément et modalité d’organisation et de fonctionnement des marchés ruraux de bois.

II. LA PROBLEMATIQUE

 La mise en œuvre effective des MRB demande que tous les acteurs des diverses couches socioprofessionnelles soient sensibilisés afin que ceux-ci adhèrent à l’idée de gestion durable des ressources naturelles visée à travers les MRB. D’où problématique de l’Information, de l’Education et de la Communication comme outil de gouvernance participative des Marchés Ruraux de Bois. En effet, la pérennité de la gestion forestière à assise communautaire est étroitement liée à la mise en place de dispositions propres à faciliter la régénération.  Les populations doivent être informées pour comprendre le sens et la portée de la mise en place des Marchés Ruraux de Bois (MRB). La communication environ nementale  devient dès lors  un processus psychologique, sociologique, culturel  au terme duquel on doit pouvoir espérer un changement de comportement orienté vers la conservation et la promotion des ressources naturelles.

III.  HYPOTHESE

Trois hypothèses ont été déduites des constats de  base. Il s’agit de :

-      hypothèse 1 : Le déficit d’information des populations est à l’origine de leur méconnaissance des textes de loi.

p hypothèse 2 : L’insuffisance de communication entre autorités locales et populations à la base favorise les pratiques hostiles à la promotion des ressources de bois.

p hypothèse 3 : L’inefficacité des actions de sensibilisation des populations entreprises auparavant est due à l’inefficacité des outils et méthodes de communication et d’information utilisés.

Pour vérifier ces hypothèses, nous avions adopté une approche théorique et une approche empirique. La première (approche théorique) a consisté   à une recherche documentaire et à une revue documentaire à l’ENAM, au Partenariat pour le Développement Municipal (PDM), au  MDGLAAT, à la Maison des Médias,  aux archives du PGFTR et de la DGFRN.

La seconde (approche empirique) est basée sur des enquêtes réalisées à travers des questionnaires et des guides d’entretien. Cette démarche a consisté à effectuer des descentes sur le terrain pour rencontrer et échanger avec les différents acteurs afin d’apprécier non seulement leur perception de l’approche participative et de ses exigences, mais encore et surtout la façon dont cette approche est mise en œuvre dans leur environnement et la manière dont ils y participent. Ceci nous a conduit à élaborer des outils qui nous ont facilité la collecte des données.

IV.  METHODOLOGIE

l Population mère et échantillonnage

Dans le cadre de nos recherches, nous avons opté pour un choix raisonné des catégories d’acteurs à enquêter. Ce choix se justifie par le fait que notre sujet de recherche est spécifiquement relatif aux acteurs de premier plan des marchés ruraux de bois et aborde une question pour laquelle, seules les personnes réellement impliquées peuvent mieux nous renseigner. Ces personnes ressources sont réparties au sein des services de la DGFRN, du PGFTR, des élus communaux, des conseillers de village ou de quartier de ville, des populations et des Organisations de la Société Civile (OSC).

La première étape a donc consisté à répertorier les différentes catégories d’acteurs les mieux placés pour nous fournir des informations utiles à l’analyse. Cette étape a conduit à l’identification des acteurs ci-dessus cités.

La deuxième étape s’est assignée comme objectif de déterminer l’effectif total de la population mère et le poids de chaque catégorie d’acteur au sein de la population mère. Mais face à la difficulté d’avoir des données statistiques exhaustives et incontestables, nous avons dû opter pour le choix de 20personnes par commune. Nous avons ciblé 12 communes au regard du trafic du bois énergie tel que rapporté par l’étude sur la stratégie nationale de mise en place des marchés ruraux de bois. Il s’agit de Aplahoué, Bohicon, Abomey, Zangnando, Savè, Tchaourou, Ouèssè, Djougou, Parakou, Malanville, Kétou, Bassila. Soit au total   240 unités statistiques, quelle que soit la taille réelle de la population mère.

La troisième étape est de répartir ces  240 unités statistiques sur l’ensemble des 12 communes parcourues . Pour résoudre cette difficulté, il a fallu considérer chaque commune comme une zone d’enquête à part entière. Cette considération nous a conduits à répartir équitablement les  240 unités statistiques à enquêter sur l’ensemble des 12 communes de l’étude, à raison de 20 par commune.

La dernière étape est de retenir la technique de choix des 20 unités statistiques à enquêter par commune. Pour résoudre cette difficulté, nous avons opté pour l’approche par boule de neige. [On distribue des questionnaires à des  membres de la population qui nous intéresse puis on demande au sujet de diffuser eux-mêmes ce questionnaire à d'autres sujets susceptibles de se prêter à l'étude.]

l Elaboration et validation des outils de collecte

 Nous avions conçu et élaboré un questionnaire et un guide d’entretien pour compléter les informations fournies par la revue de littérature, afin de vérifier les hypothèses formulées et énoncées plus haut.

     V. PRINCIPAUX RESULTATS DE L’ETUDE.

Les résultats des enquêtes de terrain ont permis  de faire les constats majeurs suivants :

       Les commerçants transporteurs envoient des bûcherons et Charbonniers prélever le bois et ce, sans avoir à remplir une quelconque exigence en matière de régénération du matériel ligneux ;

         Les communautés villageoises n’ont pas de contrôle sur les coupes effectuées et en tirent peu profit même si certains de leurs membres donnent une  » autorisation  » d’accès aux ressources d’abord ;

         Les agents forestiers n’opèrent pas de constat préalable ni de suivi (seulement un contrôle a posteriori à leur profit) sur les quantités prélevées  ou sur l’état de la végétation  avant les prélèvements ;

         Il y a une évasion fiscale généralisée, les agents déclarant des quantités de produits exploités  bien en deçà de la réalité ;

         A l’exception des communes de Tchaourou, Bassila et Djougou, les communes instituent des taxes sur les produits forestiers de façon parallèle aux dispositions légales ;

          Les Chefs d’Arrondissement, les chefs de village, les chefs de terre, les propriétaires terriens exigent aussi des  » redevances  » que l’exploitant doit payer avant d’accéder aux ressources forestières ;

         Les techniques de production du bois -énergie sont rudimentaires. Les fours traditionnels de production de charbon ont un rendement qui nécessite d’être amélioré ;

       Les populations, les agents forestiers méconnaissent plusieurs dispositions des textes réglementaires ;

       Il n’existe pas  un service d’information au niveau des structures déconcentrées  des Eaux, Forêts et Chasse pour renseigner les usagers ;

       Il n’existe pas un cadre de concertation et d’échanges entre élus locaux, agents forestiers, et populations.

VI. EN GUISE DE CONCLUSION.

Au terme de nos travaux, il nous est apparu nécessaire de  suggérer au commandement forestier  la mise en œuvre effective d’une stratégie de communication efficace de gouvernance participative des Marchés Ruraux de Bois  qui pourrait s’appuyer sur des canaux, outils et supports de communication, simples et maniables . Par exemple, les auto-analyses villageoises, les  plaquettes, les affiches, les caricatures, les émissions de grande écoute du genre  » Atchakpodji « , des spots radio et télévision, des sketchs radiophoniques et vidéos,  des documentaires à  la télévision comme à la radio. Il est important de faire remarquer qu’en milieu rural, la radio est un important outil de cohésion sociale et s’impose comme un vecteur de communication pédagogique. Le personnel forestier, les conseils communaux ; les structures locales de cogestion, les communautés à la base, les usagers du secteur forestier, le   conseil villageois et  les organisations locales actives, les ONG d’appui.

 Thématiques prioritaires  par rapport aux acteurs.

Huit (08)  thèmes prioritaires nous paraissent essentiels pour servir de base à la mise en œuvre de la stratégie de communication.

Tableau : Acteurs et Thèmes prioritaires

VII. PERSPECTIVES.

Le Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme a organisé du 29 février 2012 au 1er mars 2012, un atelier de validation du document de revue de l’assistance de la Banque Africaine de Développement (BAD) au secteur forestier béninois. Cet exercice va déboucher sur un nouveau cycle de financement de la gestion des forêts par l’institution financière panafricaine  Dans le cadre  de nouveau  cycle d’appui de la BAD  à la gestion des forêts du Bénin, il nous  apparaît  judicieux de proposer aux autorités béninoises en charge des forêts, l’élaboration d’une composante  » Programme d’Information, d’Education et de Communication pour la Promotion des Marchés Ruraux de Bois  » PIEC-MRB. Un tel programme aura pour objectifs spécifiques :

l d’identifier et analyser les stratégies et outils d’IEC ;

l Identifier et catégoriser les acteurs selon leur degré d’influence et leur importance dans le cadre du processus de la promotion des  MRB ;

l Proposer et animer des thèmes de communication avec les canaux et modes de communication les plus adaptés pour chacun des thèmes ;

l Elaborer et faire exécuter un plan de communication sociale, éducative et institutionnelle  pour assurer la plénitude des MRB ;

l Proposer et faire animer des fiches techniques de communication par acteurs principaux concernés par la gestion durable des ressources en bois.

Je vous remercie

Soutenance de mémoire de fin de formation du Cycle II à l’Enam:Herbert Houngnibo décroche le sésame avec Mention bien

 

PRESENTATION DU MEMOIRE DE FIN DE FORMATION DU CYCLE II DE L’ECOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ET DE MAGISTRATURE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME D’ADMINISTRATEUR CIVIL. OPTION, ADMINISTRATION GENERALE. FILIERE : ADMINISTRATION GENERALE ET

Excellence Monsieur le Président du Jury ;

Distingués membres du Jury,

Honorables Invités ;

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs.

J’ai l’honneur de vous présenter  les résultats de  mes recherches  dans le cadre de la fin  de ma  formation du cycle II  en Administration Générale et Territoriale  (AGT) de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM).

Le thème de cette étude conduite sous la direction du Prof. Noukpo AGOSSOU, Directeur du présent mémoire   et l’encadrement du Colonel Célestin Covi , Maître de stage est intitulé :  » La communication comme outil de gouvernance participative des ressources naturelles au Bénin : cas des Marchés Ruraux de Bois « .

Monsieur le Président,

Chaque année, le 1er juin en l’occurrence, le Bénin, notre pays célèbre la Journée Nationale  de l’Arbre  qui  ouvre la campagne nationale de reboisement. A cette occasion, les discours officiels ne sont guère optimistes  quant à l’avenir de nos forêts.  La pression est d’autant plus grande  que les fonctions essentielles de nos  forêts sont menacées du fait de leur probable disparition :

Il s’agit notamment de :

l la reconstitution de l’oxygène de l’atmosphère,

l la protection des sols contre l’érosion,

l la reconstitution des sols grâce à l’action de micro-organismes très nombreux et très divers.

  A ce discours officiel, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) , dans son dernier rapport de 2011 a donné la sonnette d’alarme :  » le potentiel forestier du Bénin est  en nette  dégradation « .  Il y a de quoi être inquiet. J’ai voulu en savoir plus sur le phénomène.  Que font les services publics en charge des forêts pour inverser la tendance alarmiste et laisser aux générations futures, un environnement  moins dégradé  pour le Bénin nouveau, celui des Perspectives de 2025 ?

I. Présentation de la Structure d’accueil du Stage

       Pour appréhender le sens et la portée des réformes en cours dans le secteur forestier, j’ai  sollicité et obtenu un stage pratique de trois mois à la Direction  des Politiques, du Suivi et du Contrôle de l’Exploitation Forestière. La Direction Générale des Forêts et des Ressources Naturelles (DGFRN) sise à Akpakpa, route de Porto-Novo encore dénommée, Eaux, Forêts et Chasse, créée en 1938 a pour mission essentielle de constituer, protéger et gérer le domaine forestier de l’Etat.  Cette direction est appuyée par le Programme de Gestion des Forêts et des Ressources Naturelles  dont les responsables sont à la fois les chefs du commandement forestier et les responsables d’animation de la coordination.  Il s’agit donc d’un dispositif institutionnel particulier. La zone d’intervention du PGFTR  couvre 22 massifs forestiers dont 16 classées, 4 périmètres de reboisement et 2 terroirs riverains à travers les départements de l’Atacora-Donga, du Borgou-Alibori, de l’Ouémé-Plateau et du Zou-Collines soit une superficie de 1.057.440 ha.

L’objectif de développement du PGFTR est de promouvoir la gestion des ressources naturelles et des terroirs par les Communautés avec l’appui d’un cadre institutionnel renforcé. 

Monsieur  le Président du Jury;

Distingués membres du Jury,

Au Bénin, l’offre en bois d’œuvre est largement en dessous de la demande, ce qui a pour conséquence l’écrémage systématique du bois d’œuvre des massifs forestiers concernant spécifiquement le bois de teck ces dernières années. , les besoins en bois du Bénin, à la fin des années 90, étaient sommairement estimés à 10 900 000 m3 et la consommation de bois d’œuvre à 112 000  m3 de grumes /an face à une disponibilité de 652000 m3 de grumes /an (Rapport annuel PBF II, 2006). Le problème fondamental n’est pas lié à la faible potentialité en ressource ligneuse du Bénin. En réalité, c’est le système d’exploitation des ressources en bois qui est tel que le contrôle de l’exploitation à la base est devenu difficile et donne libre cours à une exploitation qui ne suit aucun fondement technique.

L’Etat a pris  ses  responsabilités en réorganisant la filière bois-énergie à travers la création des Marchés Ruraux de Bois. On entend par Marché Rural de Bois au terme de l’article de l’arrêté n° 041/MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA  du 29 juin 2009 portant conditions d’agrément et modalité d’organisation et de fonctionnement des marchés ruraux de bois :  » Un centre de vente de bois (bois de feu, charbon de bois, bois d’œuvre et bois de service) approvisionné à partir de forêts délimitées  et gérées sur la base d’un quota préalablement fixé « . Selon le mode d’exploitation, on distingue : les marchés ruraux de bois de type incontrôlé, les marchés ruraux de type orienté, les marchés ruraux de bois de type contrôlé. Trois textes réglementent le fonctionnement des marchés ruraux de bois. Il  s’agit de :

p Décret n° 2005-708 du 17 novembre 2005 portant modalité d’exploitation, de transport, de commerce, d’industrie et de contrôle des produits forestiers en République du Bénin.

p  Arrêté interministériel n° 0040 / MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA  du 29 juin 2009 déterminant les types, modèles et modalité de délivrance et de contrôle des coupons de transport du bois en République du Bénin

    p Arrêté interministériel n° 041/MEPN/MDGLAAT/DC/SGM/DGFRN/SA du 29 juin 2009  portant conditions d’agrément et modalité d’organisation et de fonctionnement des marchés ruraux de bois.

II. LA PROBLEMATIQUE

 La mise en œuvre effective des MRB demande que tous les acteurs des diverses couches socioprofessionnelles soient sensibilisés afin que ceux-ci adhèrent à l’idée de gestion durable des ressources naturelles visée à travers les MRB. D’où problématique de l’Information, de l’Education et de la Communication comme outil de gouvernance participative des Marchés Ruraux de Bois. En effet, la pérennité de la gestion forestière à assise communautaire est étroitement liée à la mise en place de dispositions propres à faciliter la régénération.  Les populations doivent être informées pour comprendre le sens et la portée de la mise en place des Marchés Ruraux de Bois (MRB). La communication environ nementale  devient dès lors  un processus psychologique, sociologique, culturel  au terme duquel on doit pouvoir espérer un changement de comportement orienté vers la conservation et la promotion des ressources naturelles.

III.  HYPOTHESE

Trois hypothèses ont été déduites des constats de  base. Il s’agit de :

-      hypothèse 1 : Le déficit d’information des populations est à l’origine de leur méconnaissance des textes de loi.

p hypothèse 2 : L’insuffisance de communication entre autorités locales et populations à la base favorise les pratiques hostiles à la promotion des ressources de bois.

p hypothèse 3 : L’inefficacité des actions de sensibilisation des populations entreprises auparavant est due à l’inefficacité des outils et méthodes de communication et d’information utilisés.

Pour vérifier ces hypothèses, nous avions adopté une approche théorique et une approche empirique. La première (approche théorique) a consisté   à une recherche documentaire et à une revue documentaire à l’ENAM, au Partenariat pour le Développement Municipal (PDM), au  MDGLAAT, à la Maison des Médias,  aux archives du PGFTR et de la DGFRN.

La seconde (approche empirique) est basée sur des enquêtes réalisées à travers des questionnaires et des guides d’entretien. Cette démarche a consisté à effectuer des descentes sur le terrain pour rencontrer et échanger avec les différents acteurs afin d’apprécier non seulement leur perception de l’approche participative et de ses exigences, mais encore et surtout la façon dont cette approche est mise en œuvre dans leur environnement et la manière dont ils y participent. Ceci nous a conduit à élaborer des outils qui nous ont facilité la collecte des données.

IV.  METHODOLOGIE

l Population mère et échantillonnage

Dans le cadre de nos recherches, nous avons opté pour un choix raisonné des catégories d’acteurs à enquêter. Ce choix se justifie par le fait que notre sujet de recherche est spécifiquement relatif aux acteurs de premier plan des marchés ruraux de bois et aborde une question pour laquelle, seules les personnes réellement impliquées peuvent mieux nous renseigner. Ces personnes ressources sont réparties au sein des services de la DGFRN, du PGFTR, des élus communaux, des conseillers de village ou de quartier de ville, des populations et des Organisations de la Société Civile (OSC).

La première étape a donc consisté à répertorier les différentes catégories d’acteurs les mieux placés pour nous fournir des informations utiles à l’analyse. Cette étape a conduit à l’identification des acteurs ci-dessus cités.

La deuxième étape s’est assignée comme objectif de déterminer l’effectif total de la population mère et le poids de chaque catégorie d’acteur au sein de la population mère. Mais face à la difficulté d’avoir des données statistiques exhaustives et incontestables, nous avons dû opter pour le choix de 20personnes par commune. Nous avons ciblé 12 communes au regard du trafic du bois énergie tel que rapporté par l’étude sur la stratégie nationale de mise en place des marchés ruraux de bois. Il s’agit de Aplahoué, Bohicon, Abomey, Zangnando, Savè, Tchaourou, Ouèssè, Djougou, Parakou, Malanville, Kétou, Bassila. Soit au total   240 unités statistiques, quelle que soit la taille réelle de la population mère.

La troisième étape est de répartir ces  240 unités statistiques sur l’ensemble des 12 communes parcourues . Pour résoudre cette difficulté, il a fallu considérer chaque commune comme une zone d’enquête à part entière. Cette considération nous a conduits à répartir équitablement les  240 unités statistiques à enquêter sur l’ensemble des 12 communes de l’étude, à raison de 20 par commune.

La dernière étape est de retenir la technique de choix des 20 unités statistiques à enquêter par commune. Pour résoudre cette difficulté, nous avons opté pour l’approche par boule de neige. [On distribue des questionnaires à des  membres de la population qui nous intéresse puis on demande au sujet de diffuser eux-mêmes ce questionnaire à d'autres sujets susceptibles de se prêter à l'étude.]

l Elaboration et validation des outils de collecte

 Nous avions conçu et élaboré un questionnaire et un guide d’entretien pour compléter les informations fournies par la revue de littérature, afin de vérifier les hypothèses formulées et énoncées plus haut.

     V. PRINCIPAUX RESULTATS DE L’ETUDE.

Les résultats des enquêtes de terrain ont permis  de faire les constats majeurs suivants :

       Les commerçants transporteurs envoient des bûcherons et Charbonniers prélever le bois et ce, sans avoir à remplir une quelconque exigence en matière de régénération du matériel ligneux ;

         Les communautés villageoises n’ont pas de contrôle sur les coupes effectuées et en tirent peu profit même si certains de leurs membres donnent une  » autorisation  » d’accès aux ressources d’abord ;

         Les agents forestiers n’opèrent pas de constat préalable ni de suivi (seulement un contrôle a posteriori à leur profit) sur les quantités prélevées  ou sur l’état de la végétation  avant les prélèvements ;

         Il y a une évasion fiscale généralisée, les agents déclarant des quantités de produits exploités  bien en deçà de la réalité ;

         A l’exception des communes de Tchaourou, Bassila et Djougou, les communes instituent des taxes sur les produits forestiers de façon parallèle aux dispositions légales ;

          Les Chefs d’Arrondissement, les chefs de village, les chefs de terre, les propriétaires terriens exigent aussi des  » redevances  » que l’exploitant doit payer avant d’accéder aux ressources forestières ;

         Les techniques de production du bois -énergie sont rudimentaires. Les fours traditionnels de production de charbon ont un rendement qui nécessite d’être amélioré ;

       Les populations, les agents forestiers méconnaissent plusieurs dispositions des textes réglementaires ;

       Il n’existe pas  un service d’information au niveau des structures déconcentrées  des Eaux, Forêts et Chasse pour renseigner les usagers ;

       Il n’existe pas un cadre de concertation et d’échanges entre élus locaux, agents forestiers, et populations.

VI. EN GUISE DE CONCLUSION.

Au terme de nos travaux, il nous est apparu nécessaire de  suggérer au commandement forestier  la mise en œuvre effective d’une stratégie de communication efficace de gouvernance participative des Marchés Ruraux de Bois  qui pourrait s’appuyer sur des canaux, outils et supports de communication, simples et maniables . Par exemple, les auto-analyses villageoises, les  plaquettes, les affiches, les caricatures, les émissions de grande écoute du genre  » Atchakpodji « , des spots radio et télévision, des sketchs radiophoniques et vidéos,  des documentaires à  la télévision comme à la radio. Il est important de faire remarquer qu’en milieu rural, la radio est un important outil de cohésion sociale et s’impose comme un vecteur de communication pédagogique. Le personnel forestier, les conseils communaux ; les structures locales de cogestion, les communautés à la base, les usagers du secteur forestier, le   conseil villageois et  les organisations locales actives, les ONG d’appui.

 Thématiques prioritaires  par rapport aux acteurs.

Huit (08)  thèmes prioritaires nous paraissent essentiels pour servir de base à la mise en œuvre de la stratégie de communication.

Tableau : Acteurs et Thèmes prioritaires

VII. PERSPECTIVES.

Le Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme a organisé du 29 février 2012 au 1er mars 2012, un atelier de validation du document de revue de l’assistance de la Banque Africaine de Développement (BAD) au secteur forestier béninois. Cet exercice va déboucher sur un nouveau cycle de financement de la gestion des forêts par l’institution financière panafricaine  Dans le cadre  de nouveau  cycle d’appui de la BAD  à la gestion des forêts du Bénin, il nous  apparaît  judicieux de proposer aux autorités béninoises en charge des forêts, l’élaboration d’une composante  » Programme d’Information, d’Education et de Communication pour la Promotion des Marchés Ruraux de Bois  » PIEC-MRB. Un tel programme aura pour objectifs spécifiques :

l d’identifier et analyser les stratégies et outils d’IEC ;

l Identifier et catégoriser les acteurs selon leur degré d’influence et leur importance dans le cadre du processus de la promotion des  MRB ;

l Proposer et animer des thèmes de communication avec les canaux et modes de communication les plus adaptés pour chacun des thèmes ;

l Elaborer et faire exécuter un plan de communication sociale, éducative et institutionnelle  pour assurer la plénitude des MRB ;

l Proposer et faire animer des fiches techniques de communication par acteurs principaux concernés par la gestion durable des ressources en bois.

Je vous remercie

Insécurité aux portes du Bénin:Les hors-la loi défient toujours les dispositifs sécuritaires

 

Depuis un certain temps, les forces de sécurité ne concèdent plus aucun répit aux délinquants ou hors-la loi de grand chemin. Mais, malgré l’engagement et la détermination manifestes des forces de l’ordre, la pègre ne désarme pas. Elle a plusieurs tours dans la tête pour tenter de contourner la vigilance des agents de sécurité.

 

Par Lorys S.C HOUNON

 

C’est l’autre semaine seulement que des éléments de l’UMCC (Unité Mixte de Contrôle des Containers) ont saisi une importante quantité de cocaïne en provenance de la Bolivie via Chili Espagne. Dans la nuit du dimanche à lundi, la douane d’Igolo a aussi appréhendé 24 colis de chanvre indien en provenance du Nigeria pour une destination non encore connue. Ce lundi, la découverte de deux explosifs à la frontière de Sèmè Kraké a provoqué la psychose de la terreur au sein des populations. L’insécurité est à nos portes malgré l’engagement farouche et, déterminée des forces de sécurité publiques. Le Bénin serait-il devenu véritablement la plaque tourmente du trafic de la drogue en Afrique Occidentale ? La question très préoccupante est au bout de toutes les lèvres. Les autorités à divers niveaux multiplient les approches les plus hardies pour traquer la pègre mais les trafiquants de stupéfiants ne manquent pas d’imagination. Ils affûtent à chaque heure leurs armes pour contourner la rigueur des dispositifs sécuritaires officiellement mis en place. Ce qui rassure, c’est l’engagement sans cesse renouvelé des forces de l’ordre à en découdre avec ces hors-la loi. Le trafiquant appréhendé ce dimanche à la douane d’Igolo l’aura appris à ses dépens. Les forces de sécurité ne dorment plus. En témoignent leurs exploits répétés de ces derniers mois, exploits qu’il faut comprendre comme le signal fort que les frontières béninoises ne sont plus aussi poreuses qu’on les décrivait. C’est la proximité avec le Nigeria qui complique l’équation sécuritaire. Mais le Bénin ne saurait plus être une terre d’asile tranquille ou de transit pour les narco-trafiquants. Il suffit que les forces de sécurité, soient conséquemment motivées et équipées à la hauteur de la mission à elles confiée.

Évolution du processus des réformes à la CCIB:Pierre d’Alcantara Zocli fait le point

Le président de la Commission Spéciale Transitoire de la CCIB face à la presse hier. Objectif, situer les opérateurs économiques et l’opinion publique sur l’évolution du processus des réformes en cours à la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin.

Par David DOLTAIRE

 

C’est une importance capitale pour le président de la Commission Spéciale Transitoire de situer les différents opérateurs économiques de même que l’opinion publique sur l’évolution du processus des réformes en cours à la CCIB. Réunis pour la circonstance, les travailleurs de la CCIB et quelques opérateurs économiques ont été situés à sa juste valeur sur l’évolution des travaux engagés dans cette entreprise étatique et qui sont placés sous la responsabilité de Pierre d’Alcantara Zocli. Selon le président Pierre d’Alcantara Zocli, la refonte de la CCIB, est un défi. D’où, selon lui, en ce qui concerne le management de cette maison en période de restructuration, elle a redoré ses blasons depuis  75jours. Il a expliqué que beaucoup reste à faire pour le rayonnement effectif de la CCIB. A cet effet, il faut signaler que pour ce concerne la restructuration de la CCIB, l’autorité a indiqué qu’un groupe d’experts recrutés et commis à cette tâche a presque terminé ses travaux  et que l’autorité disposera du rapport d’étape au plus tard le 1er mars prochain. Et pour finir, elle a fait savoir aussi que l’institution consulaire a renoué avec la noblesse de la gouvernance consulaire entrant de facto une permanente interaction avec le gouvernement de la République auprès duquel la CCIB a repris sa place d’interlocuteur privilégié.

Participation du Bénin à la réunion préparatoire du sommet du G 20:Le Ministre Nassirou Bako Arifari fait le point

Au titre du mandat du Bénin à la présidence de l’Union Africaine, le Ministre des Affaires Etrangères Nassirou BAKO ARIFARI a participé du 19 et 20 février derniers à une importante réunion à Los Carbos au Mexique. A cette rencontre initiée en prélude au prochain sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du G 20, le numéro 1 de la diplomatie béninoise  a plaidé pour la cause du continent africain.  Lire le point de sa mission.

Point du Ministre des Affaires Etrangères Nassirou BAKO ARIFARI au terme de sa mission au titre du mandat du Bénin à la Présidence de l’Union Africaine

 

Monsieur le Ministre,  de quoi avez-vous discuté au sommet du G20 où vous représentiez le Chef de l’Etat béninois au titre de l’Union Africaine ?

Dans le cadre de la présidence béninoise de l’Union africaine, le Bénin a été invité à prendre part à la réunion préparatoire du G20. C’est d’ailleurs pour la première fois que les ministres des Affaires étrangères qui regroupent les pays les plus industrialisés se réunissent pour organiser un sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du G20. Cette réunion préparatoire s’est tenue à Los Carbos au Mexique les 19 et 20 février 2012. Cette rencontre a porté sur un certain nombre de thématiques notamment la question de contrôle du marché financier, des questions en rapport avec le développement, d’autres questions en rapport avec la régulation autant que possible d’un certain nombre de secteurs économiques. Deux points essentiels ont retenu notre attention en ce sens qu’ils ont rapport et avec le continent africain. Il s’agit de l’amélioration des conditions alimentaires sur le continent africain notamment par la prise de mesures pour contrôler la volatilité des prix des produits alimentaires et le deuxième point concerne l’économie verte . Vous savez tout le débat qui est engagé à l’échelle internationale sur cette question d’économie verte. L’Union Africaine a pris une certaine position sur cette question et pense qu’il s’agit d’une nouvelle idée qui pourrait protéger le capital naturel en terme de ressources naturelles, en terme de protection de l’environnement pour diminuer les effets de changement climatique et favoriser l’adaptation du continent africain à la gestion de ces différentes transformations. Mais vous savez que la position de l’Union-Africaine est que l’économie verte ne serve pas de nouvelle conditionnalité d’aide au développement et donc d’aggravation des pays en développement à un certain nombre de ressources. Donc à Los Carbos, toutes ces questions ont été abordées et nous avons aussi discuté de la question de la légitimité de ce  forum. Vous savez que le G20 était une organisation informelle si je peux me permettre le terme, mais qui regroupe les cinq grandes puissances du Conseil de sécurité des Nations Unies ; qui regroupent quelques puissances d’économies émergentes donc les vingt premières industries et nous savons le poids de ces vingt pays sur la régulation de l’économie mondiale. Donc il y a un potentiel pour les pays du tiers monde notamment les pays regroupés au sein de l’Union africaine. Nous estimons que pour que le G20 ait une légitimité continue, une légitimité qui lui permette d’être un porte-voix des pays du tiers monde notamment les PMA (Pays Moins Avancés) ; nous avons estimé que, en prenant en compte un certain nombre de questions notamment la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) que tout le monde s’accorde aujourd’hui pour dire qu’en 2015, nous ne pouvons pas réaliser, si le G20 par exemple peut prendre ce dossier à cœur et impulser une dynamique qui puisse permettre de réaliser cet objectif même après 2015 en y mettant les moyens, cela donnerait plus de légitimité à cette organisation aux yeux des PMA.

Le sommet du G20 où les chefs d’Etat et de gouvernements se retrouverons aura lieu au mois de Juin à Los Carbos et le Président de la République du Bénin le Docteur  Boni Yayi va représenter l’Afrique et va prendre la parole à cette occasion et faire entendre  la voix africaine sur les questions de gouvernance économique et financière mondiale.

En marge de la réunion du G20, vous étiez à Londres, de quoi était-il question à cette occasion ?

Concernant le deuxième sujet d’intérêt continental, objet de notre mission, il s’agit de la conférence internationale sur la Somalie qui s’est tenue le 23 février 2012 à Londres en Grande- Bretagne. Cette réunion a regroupé environ 53 pays notamment les pays membres du conseil de sécurité des Nations-Unies et l’ensemble des pays de la sous-région de l’Afrique notamment les pays de la corne de l’Afrique, des pays frontaliers de la somalie qui ont apporté leur contribution à la résolution de la crise politico militaire en Somalie. Je précise que la veille de cette conférence, le Conseil de sécurité des Nations-unies a voté la loi 20-36 qui donne des pouvoirs supplémentaires à la force africaine d’interposition dans ce pays qu’on appelle l’AMISOM. Il s’agit d’une force mise en place par l’Union africaine, soutenue par les Nations unies et cette force qui a beaucoup travaillé pour la stabilisation de la situation en Somalie a reçu un mandat assez étendu désormais. C’est une force qui était limitée à Mogadiscio donc la capitale et environs avec quelques incursions dans les régions. Cette force, désormais au lieu d’être une force simplement défensive, est autorisée à être une force offensive. C’était avant des matériels militaires relativement légers qui étaient utilisés. Maintenant avec la résolution 20-36, cette force peut faire usage de matériels aériens de manière offensive et attaquer les groupes terroristes, les groupes militaires extrémistes notamment les AL chabab pour pouvoir ramener la paix et cette résolution permet d’augmenter le crédit de l’AMISOM qui peut avoir jusqu’à 560 million de dollars pour pouvoir mener son opération de bout en bout. Les participants à cette réunion ont réaffirmé leur engagement pour soutenir le processus de paix en Somalie.