Psychose générale d’enlèvement dans le pays
L’insécurité est de retour. L’actualité ne rassure plus personne. En plus de la terreur des malfrats ou des divorcés sociaux de grand chemin, les populations sont désormais enclines à une nouvelle psychose plus avilissante. Et cette psychose ne cesse de prendre de l’ampleur chaque jour qui passe. Elle est enrichie par frayeur. Ce retour soudain de l’insécurité sans cesse grandissante dément l’assurance un peu fanatique que le Bénin est un havre de paix. La proximité avec le Nigeria avait déjà exposé les populations à la loi des criminels et aux délinquants de tout acabit. Mais l’insécurité qui a pris corps depuis quelques mois, laisse tout le monde impuissant. Un homme et son épouse ont été retrouvés morts à bord de leur véhicule. Plusieurs indices ont permis d’écarter absolument l’hypothèse d’un braquage. Car les criminels n’ont rien emporté du véhicule. Dans les mêmes circonstances, un jeune homme a été assassiné à Gankpétin (Dassa-Zoumè). Les criminels n’ont touché ni à la somme d’argent qu’il avait en poche, ni à ses portables, ni à sa moto. Il n’y a pas longtemps, un libanais a été enlevé à Cotonou, puis libéré plus tard par ses ravisseurs. Les faits quotidiens répandent d’éprouvantes alertes qui ne rassurent guère l’opinion. Vendredi dernier, des individus suspects seraient allés à la recherche de l’ex ministre LAWANI. La disparition de Pierre Urbain DANGNIVO amplifie davantage la psychose. Tout le monde a peur. La situation est très préoccupante et appelle une mobilisation conséquente, par une solidarité nationale. Un brin d’espoir renaîtrait déjà si on retrouvait Pierre DANGNIVO vif, sain et sauf.
