A 24heure de la fin du recensement électoral national approfondi:La CPS LEPI prolonge l’opération porte à porte de 10 jours

 

Démarré depuis le 21 Avril dernier  le processus de  recensement électoral national approfondi RENA va connaitre son épilogue ce jour.  Mais à voir  le triste constat qui se fait remarquer et qui a été même dévoilé hier par le superviseur de la commission permanente de  supervision  CPS LEPI, à peine quatre millions de personnes sur les six millions environ de populations dont dispose le Bénin ont été recensé. Pour éviter donc de laissées pour compte, le superviseur de la CPS LEPI a décidé de prolonger cette opération du 10 au 16 Mai prochain.  Ce qui important, est qu’on ne doit pas perdre de vue que la réalisation de la LEPI n’aboutit seulement pas à des fins politiques et qu’on doit prendre désormais des dispositions pour qu’en ces dix jours le maximum des populations puissent être recensés.  Ecarté une frange partie de cette opération,  c’est simplement les privé d’abord des élections pendant dix ans, ensuite c’est les privé de toue pièce pouvant reconnaitre leur identité et les privé également de toute sortie du territoire national. Le risque d’écarté des  marginalisé est aussi grand qu’l faut le plus tôt que possible l’éviter. Le temps est entrain de nous donner raison et laissons le temps au temps. Nous devons éviter au maximum la précipitation dont on se sert pout réaliser cet instrument. Briser des étapes c’est porter un coup à la démocratie Béninoise chèrement acquise. La CPS doit prendre ces responsabilités pour veiller à l’accomplissement parfait de cette opération afin de prendre en compte la totalité des béninois ou du moins la majorité car, c’est l’avenir de la nation qui en dépend.

                                                                                                         Par Hermann HOUMMASSE

Formation d’un gouvernement de combat:Boni Yayi doit recourir à des cadres ‘’prêt à porter’’ dans l’équilibre de politique et de technocratie

 

Après le dégel de la crise dans le secteur éducatif, Boni Yayi doit maintenant faire face aux défis de la formation d’un gouvernement de combat, dans la perspective des élections de 2011. Plusieurs précautions s’imposent dans ce cadre, pour éviter tout déboire. Le Chef de l’Etat devra faire appel à des cadres politiques ‘’prêts à porter’’ déjà convaincus d’une assise politique avérée. Il faudrait prévoir au moins un ministre par département, et en ajouter quelques technocrates de la trempe du ministre d’Etat Irénée Koupaki.

Le Chef de l’Etat est désormais suffisamment aguerri pour  tirer leçon de ses quatre ans d’exercice du pouvoir d’Etat. Les enjeux de 2011 imposent un certain nombre de précautions pour former la nouvelle équipe gouvernementale de la dernière ligne droite. Autant il devra répondre aux exigences du Fonds Monétaire International, autant il devra tenir compte du souci des échéances de 2011 qui lui prescrit de recourir à des cadres ‘’prêts à porter’’ qui pourront lui être profitables dans cette perspective. Dans les collines, on doit ici regretté le départ précipité du ministre Dossouhoui du premier gouvernement Yayi. Ce départ a provoqué d’énormes préjudices à la filière coton qui peine toujours à retrouver ses lettres de noblesse. Sinon, celui-ci devrait constituer un appoint politique au ministre Désiré Adadja pour ratisser large en faveur de Boni Yayi en 2011. On sait que Désiré Adadja et Affo  Denden  travaillent à imposer Yayi dans Savalou où l’Ouest est quadrillé par Denden et l’Est par Adadja. Si l’on sait qu’à Glazoué-Zoumè, le président du CPP Jean Gounongbé travaille à concilier Mahi et Idaatcha derrière Boni Yayi, il ne reste que la partition de l’ex-ministre Dossouhoui pour que Dassa-Zoumè soit entièrement bouclé. De toutes les manières, il faut maintenant finir avec les ministres sortis du néant ou imposés, qui ne représentent rien sur le terrain de l’action de propagande électorale. Ceux-là qui n’ont créé de partis qu’après leur entrée au gouvernement ne sont que des opportunistes sans conviction politique. Ils sont dangereux pour les enjeux de 2011. Suivez notre regard ; et remontons dans l’Atacora. Et pour cause.

Le défi de l’Atacora

Visiblement, le ministre Mama Djaouga est aujourd’hui loin d’imposer Boni Yayi dans l’Atacora où elle-même est parfois obligée de faire du forcing politique pour signaler qu’elle est de là-bas. Ce serait une pure illusion que de compter sur un pion de ce calibre pour affronter les échéances capitales de 2011. Le cadre politique ‘’prêt à porter’’ reste à chercher.

Une bataille de la Donga sans Toléba ?

Le ministre Baba Body et le directeur de la SOBEMAP, Alassane Djemba font certes le travail de leur mieux dans la Donga. Mais pour l’efficacité de leur action sur le terrain, ils ont besoin du soutien du ministre Toléba qui était déjà en phase, non seulement avec la jeunesse, les têtes couronnées, les autorités politico-administratives et les hommes et femmes acquis à la cause du changement dans la Donga, mai aussi avec les artistes de tous bords pour un soutien à Boni Yayi. Il faut une redistribution des cartes dans la Donga, dans le respect des idéaux prônés par feu Ahamed Akobi. Aussi, l’équation Késsilé Tchalla devra-t-être une préoccupation majeure si l’on veut se mettre à l’abri des déceptions de dernière heure. Ici, le ‘’prêt à porter’’ est déjà là qui n’attend que d’être réhabilité.

Pour que le Zou n’échappe pas à Boni Yayi

Le chef de l’Etat, dans son souci de remplier en 2011, doit rabattre les cartes pour reconquérir l’électorat. De toute évidence, le ministre Armand Zinzindohoué ne fait plus le poids. Et dans la région Agonlin, on signale trop de problèmes autour du ministre Dovonou. Boni Yayi ne peut non plus compter sur le ministre Galiou Soglo, naturellement natif du Zou. On ne peut pas compter sur celui-ci pour des miracles dans le Zou en 2011. Le ministre Joseph Ahanhanzo, bien que prince authentique d’Abomey n’est pas trop connu dans le plateau de la cité royale où des dinosaures politiques ont fondamentalement devancé Boni Yayi. Il faut donc retrouver une figure emblématique, capable de fédérer les énergies pour le triomphe des idéaux de Boni Yayi en 2011. Autrement dit, l’oiseau rare  est encore à rechercher.

L’incertitude de la bataille du Couffo

Le ministre Bernard Lani Davo a révélé tous ses limites en matière d’occupation politique de terrain. Après avoir fait piètre figure aux dernières élections locales, communales, il a également perdu de sa notoriété dans la crise qui a secoué le secteur de l’éducation. Visiblement, il ne fait que de la figuration sur le terrain où il est parfois obligé de recourir à des subterfuges pour distraire le Président de la République. Boni Yayi doit faire recours à d’autres personnalités plus influentes pour relancer ses offensives dans le Couffo où les populations n’attendent que d’être remises en confiance, pour surprendre agréablement le Chef de l’Etat en 2011.

Le Mono, le théâtre des mouvanciers inconnus sur le terrain

Beaucoup de béninois n’ont connu l’origine du ministre Léandre Ouaga qu’à travers la croisade des ministres à la recherche de terre cultivables sécurisées, et de l’émission ‘’Dossier en main’’ de la télévision nationale. Boni Yayi peut-il compter sur ceux-là qui ne sont que l’ombre d’eux-mêmes ? ceux qui ont assisté au passage du ministre Ouaga dans le Mono, dans le cadre de la sensibilisation pour déjouer la grève des enseignants, doivent s’en être rendus à l’évidence. Boni Yayi doit tout reprendre dans le Mono, avec la complicité politique du maire de Lokossa, Dakpè Soussou   qui fait déjà un travail de fourmi pour imposer Yayi.

L’Atlantique des forces tranquilles qui gagnent du terrain

A priori, lorsqu’on parle de l’Atlantique, on voit naturellement Kint Aguiar, Grégoire Akofodji , Victor Topanou et Etienne Kossi. C’est largement suffisant pour que Boni Yayi n’ait aucun souci à se faire en matière d’occupation de terrain, pour les prochaines échéances. Mais, malheureusement, rien sur le terrain ne confirme cet optimisme. Le ministre Kint Aguiar, candidat aux dernières législatives, n’a pu réaliser un résultat significatif qui puisse impressionner. Etienne Kossi de son côté est sorti du néant comme un miraculé. Que peut-il à Zè devant des bulldozers politiques émérites comme Valentin Houdé et Barnabé Dassigli ? Personne ne l’avait vu en 2006, où ces derniers bravaient pluie et soleil dans la campagne électorale en faveur de Boni Yayi. Pour sa part, Grégoire Akofodji, imposé du dehors au Chef de l’Etat, e st souvent décrié par les populations et parfois même supplanté par l’honorable Eric Houndété  sur le territoire de la propagande politique. Si le ministre  Victor Topanou, le maire Patrice Hounsou-Guèdè et Mme Claudine Prudencio n’avaient pas repris l’initiative politique de façon déterminante, Boni Yayi n’aurait plus rien à espérer dans l’Atlantique. Heureusement, ces derniers mettent leurs expériences politiques au service de la mouvance présidentielle plurielle. Leur engagement est total en faveur du Chef de l’Etat pour qui, ils ont pris fait et cause. C’est grâce à ce trio que l’on sent encore véritablement la présence de Boni Yayi dans la commune d’Abomey-Calavi. Par conséquent, le président doit revoir les choses de fond en comble, et devoir reconnaître les siens parmi la meute d’aventuriers politiques qui chantent ses éloges et lui vouent plate allégeance.

 L’incertain contrôle du Littoral

Personne n’est formellement originaire du Littoral. Mais plusieurs figures de prou signalent leur présence et leur influence sur le terrain de la propagande politique. Qui peut douter aujourd’hui  du poids politique de l’honorable Sylvain Zouhoun dans le Littoral. Aux dernières législatives, le sieur Benjamin Ahounou s’est confirmé comme une force politique tranquille, en se faisant élire député. Il est donc des forces politiques qui agissent sans tambour ni trompette, et dont il ne faut pas négliger le poids électoral. Boni Yayi doit en tenir compte, dans la formation de son prochain gouvernement qui du reste, devra-t-être une synthèse de politiques avérés et de technocrates confirmés.

L’ouémé-plateau toujours citadelle imprenable ?

Même si personne ne peut objectivement négliger le poids politique du PRD de Me Adrien Houngbedji et du MADEP de Séfou Fagbohoun, il est indéniable que Boni Yayi a fait des percées qualificatives en matière d’occupation politique de terrain. Les résultats des actions conjointes menées par les ministres Issa Badarou et Christine Ouinsavi, l’honorable Sofiath Tchanou, Mme Jacques Migan et le président de la CCIB, Ataou Sofiano sont déjà perceptibles sur le terrain. Plus rien ne sera comme avant. Boni Yayi doit tenir compte de toutes ces nouvelle donnes pour la formation de sa nouvelle équipe gouvernementale, et ne faire appel qu’à des politiciens déjà en phase avec une base électorale et des technocrates qui serviront de béquilles de rationalité dans la gestion des affaires courantes. S’il le faut, on peut aller à un sondage et à une enquête de moralité, pour élire les ministres devant siéger au gouvernement de combat de la dernière ligne droite vers 2011. Une fois nommés, les ministres doivent avoir les coudées franches, pour conduire les affaires dans le respect des cahiers de charge qui seront remis à chacun d’eux. En tout cas, Boni Yayi gagnerait à ne plus accepter n’importe qui au gouvernement. Le temps est maintenant précieux, lorsqu’on sait que les institutions de Bretton Woods ont déjà posé leurs conditions. Rien ne doit ^plus de faire au hasard des humeurs subjectives et des pressions partisanes.

 

Fitheb 2010

 

 

Les spectacles ont démarré samedi dernier

 

Prévu pour le samedi 27 mars dernier, le lancement officiel de la 10ème édition du Festival international de théatre du Bénin (FITHEB) est rejeté au mardi prochain. Selon certaines indiscrétions, ce report serait justifié par les dernières difficultés qu’a connues le comité d’organisation et relatives au budget du festival qui a été amputé de plusieurs millions à la dernière minute par le ministère en charge de la culture. Mais cette situation n’a pas empêché le démarrage du festival qui a déjà livré ses premiers spectacles.  

Voir la nouvelle programmation définitive rendue public

 

 

Réélection de Boni Yayi en 2011


 

Le Mofepp se met dans la danse, le maire Hounsou Guêdê séduit

La jeunesse béninoise ne veut pas être du reste en 2011 lorsqu’il sera question du choix du prochain président du Bénin. A un peu plus d’un an de ce choix crucial, ce sont les jeunes réunis au sein du Mouvement des forces engagées pour une prospérité partagée (Mofepp) qui ont décidé de s’aligner derrière l’un des prétendants. Samedi dernier donc, à la mairie d’Abomey-Calavi, la jeunesse Mofepp a décidé de soutenir non seulement les actions du chef de l’Etat mais aussi sa candidature en 2011. Une initiative fort appréciée par le maire d’Abomey-Calavi, Patrice C. Hounsou Guêdê convié à la sortie officielle dudit mouvement. C’est d’ailleurs lui qui, dans son allocution, mettra en exergue la parfaite symbiose qu’il y a entre la dénomination du mouvement et les idéaux de développement du chef de l’Etat. Il assure : ‘‘Je suis heureux que vous touchiez les points sensibles de la politique du chef de l’Etat dont le leitmotiv essentiel est la prospérité partagée. Elle est partagée à travers l’éducation, l’accès des femmes au financement, les routes et chaque commune, chaque village du Bénin peut en témoigner aussi bien dans la forme que dans le fond’’. Sur cette lancée, le maire Hounsou Guêdê a fait savoir aux compagnons du président du Mofepp, Sègla Lihoussou ce que c’est que la prospérité partagée sous le régime du changement Boni Yayi. Pour lui, l’illustration de cette politique chère au président Boni Yayi se traduit du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est par le réseau routier qui se densifie sur toute l’étendue du territoire national augmentant ainsi les flux commerciaux régionaux et internationaux, la gratuité de l’enseignement et la construction de salles de classes qui ont, depuis peu permis de redorer le blason de notre secteur éducatif. Il a également cité les microcrédits aux femmes qui ont résolu des problèmes d’accès aux sources de financement et qui leur permettent  de s’offrir une certaine indépendance financière à travers le développement d’activités génératrices de revenus. Fort de tous ces exemples, le maire Hounsou Guêdê a invité le Mofepp à continuer  à assurer son soutien aux actions du chef de l’Etat et pour sa réélection en 2011 d’autant plus que pour lui, la mallette pour le développement du Bénin avec le Dr Boni Yayi reste encore remplie de projets importants.

De nouvelles recrues pour suppléer à la défaillance des enseignants grévistes:Une option à haut risque

(Le déni de grève confirmée ?)

Face à la radicalisation du mouvement de grève dans le secteur éducatif, le gouvernement envisage de recruter de nouveaux enseignants de circonstance parmi les chômeurs titulaires du CAP, du CEAP, du CAPES ou du CAPET, ou même parmi les démobilisés du service militaire d’intérêt national, désireux de faire carrière dans l’enseignement. L’initiative parait très embrouillée et équivoque. C’est une option à haut risque.  

Par Jacques Segla

         L’expérience de recrutement de douaniers “patriotes“  pour contourner les douaniers grévistes avait –elle été si concluante pour que l’option fasse école dans la gestion de la crise qui paralyse actuellement le secteur éducatif ? ce n’est pas évident ; puisque les finances publiques trainent encore les séquelles de cette aventure hasardeuse dans la gestion des affaires de la nation. Le recours à des retraités pour remplacer les douaniers grévistes avait donc montré ses limites, et ne devrait plus inspirer nos gouvernants. L’opinion très avertie n’en revient pas encore. Cette option est une déclaration de guerre, et équivaut à un déni du droit de grève. Elle étouffe l’élan des bonnes volontés qui se sont invitées ces derniers jours pour une médiation salvatrice. L’option de nouvelles recrues dans l’enseignement obéit simplement à une logique d’affrontement et de confrontation, qui ne répond aucunement aux préoccupations réelles exprimées par les élèves qui ont manifesté toute l’autre semaine pour revendiquer des cours de qualité à plein régime.

  En 1989, Mathieu KEREKOU n’est pas allé à cette extrémité avant d’exposer les briseurs de grève au vitriol. De nombreux citoyens portent encore les stigmates. Le pays n’a plus besoin de çà. Une telle initiative risque de donner raison aux détracteurs du régime du changement qui dénoncent chaque jour une navigation à vue, et aux syndicalistes du front d’action des syndicats des trois ordres  de l’enseignement qui ont toujours relevé au passif du régime YAYI  un manque de vision globale et prospective des problèmes de l’école béninoise. Boni YAYI doit donc refuser le saut dans l’inconnu que lui suggèrent les ministres en charge de l’éducation. La voie du dialogue est plus assurée pour éviter toute escalade de la violence.

Boni YAYI sur deux fronts de lutte simultanés:Les exigences fondamentales pour une sortie de crise honorable

“Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes“. C’est le titre de l’ouvrage d’un compatriote qui résume pleinement le climat délétère  qui assombrit actuellement la vie nationale. Boni YAYI se retrouve sur deux fronts de lutte qui l’empêchent de se concentrer suffisamment sur la crise économique financière qui malmène les économies du monde depuis 2008.

Jacques SEGLA

La tension politique a des répercutions négatives sur la tension sociale ; non pas que les mouvements de grève soient forcément sous-tendus par des mobiles politiques secrets. C’est le contexte qui se prête à toutes sortes de supputation. En s’éparpillant sur ces deux fronts de crise atypique, il n’est pas sûr que Boni YAYI s’en sorte avec aisance. Personne ne peut aujourd’hui prévoit l’issue de cette bataille simultanée sur deux fronts. Notre pays est en crise profonde. Et cette crise, en raison de certaines analogies, nous replonge dans les cauchemars de l’année 1989. Le général Kaméléon devrait ouvrir les yeux à l’actuel locataire du Palais de la Marina, et lui inspirer la sagesse qui avait permis d’éviter au Bénin de l’époque les violences et les atrocités d’une guerre civile. Les historiens nous rappelleraient d’ailleurs volontiers qu’il y a bien longtemps que la conjugaison frond social-crise politique se solde toujours par un changement de régime. Le président feu Hubert MAGA en avait fait les frais en 1963. En 1972, l’affaire Kovacs, accompagnée d’une fronde sociale, avait précipité le départ du président feu Justin AHOMADEGBE. La dévaluation du franc cfa en 1994, un peu comme la crise économique financière actuelle, avait provoqué l’échec du président Nicéphore Soglo en 1996, dès que ses adversaires s’en étaient mêlés, en récupérant la situation socio-économique à leur compte. Il faut y prendre garde. Dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le pays va mal ; et il faut une volonté politique courageuse qui serve d’électrochoc pour ramener l’entente et la paix sociale. Boni YAYI doit par conséquent prendre de la hauteur, et s’armer d’un mental sans tourment, pour triompher de la présente situation nationale embrouillée. Ce qui lui impose à priori de se débarrasser de l’obsession de 2011 ; et à postériori de sacrifier une bonne part de son égo pour redonner vie et espoir à la Nation. Il devra donc éviter des propos qui frisent la démission et le désespoir. Boni YAYI reste le père de la nation béninoise jusqu’au 5 avril 2011. Toute défaillance ou défection aujourd’hui apparaîtrait comme un parjure.

Polémique autour de la loi abrogeant la lépi: Cafouillage dans le rang de la société civile hier à l’assemblée Nationale .

                                                                                      ( La loi enfin rectifiée par les honorables députés)

                         La loi 2009 –10 du 13 Mai 2009 longtemps suspectée et qui court d’encre et de salive vient d’être abrogée hier à l’assemblée Nationale par les honorables députés. En lieu et places de cette loi une nouvelle, a été introduite afin de poursuive le processus normal de la liste électorale permanente informatisée Lépi en cours au Bénin. Mais le désastre observé  hier à l’assemblée,  reste l’embrouillamini causée par la dite société civile qui s ’est fortement humiliée devant les honorables députés. Une réaction qui mérité de se poser la question pour savoir  à quel jeu se livre cette société civile ?

Hermann HOUMMASSE

 

Non à l’abrogation de la 2009-10 du 13 Mai 2009 portant application du RENA et de la lépi en république du Bénin.. C’était pendant longtemps le morceau choisi par la société civile Béninoise pour s’opposer à la volonté manifeste des honorables députés qui ont jugé bon d’ abroger cette loi. La conférence de presse des cadres de concertation de la société civile lundi dernier en dit mieux.. Fortuitement hier la nation Béninoise a eu droit à une division de cette société civile qui à leur becs des point de vues divergents. Au moment où le premier groupe s’exxclame « oui à la lépi, c’est ^plutôt le second groupe qui réplique le contraire. Voilà, ce qui justifie la réaction  des membres du cadre de concertation de la société civile qui ont procédé hier à une marche de protestation à l’assemblée nationale à Porto-Novo. Venu de tous les départements du Bénin ces membres estiment qu’après la rencontre du 9 mars dernier entre le chef de l’état et les ténors politiques  qu’un groupe de député prend encore l’initiative d’abroger cette loi à l’assemblée nationale. Pour eux,  ce groupuscule de députés violent ainsi  la volonté unanime du peuple  Béninois sur la nécessité de la mise en œuvre de ce important instrument, et estiment  que les menaces brandies contre cette loi devrait disparaître.  Selon eux, initier une session parlementaire pour abroger une telle loi constitue une trahison qu’il revient au peuple de sectionner. Au cours de cette marche qui n’a duré que quelques heures et qui a malheureusement vue la plénière de ce mardi reporté,  les membres de cette organisation par la voix de leur président en la personne de monsieur Gaston Zannou ont lancé un vibrant appel à toutes les organisations en Général, et particulièrement de la société civile à se mobiliser pour faire échec à toute tentative de remise en cause de la lépi. Ils promettent à cet effet ne ménager aucun effort pour publier les noms des députés sur toute l’étendue du territoire national afin d’informer leur bases de ces actes qu’ils jugent de paria.

Au Lancement du livre Dada GBE HEN AZIN: Le roi D’abomeyHouédogni Béhanzin retrace la vraie histoire

 DADA GBE HIN AZIN… Un héros des résistances africaines à la pénétration coloniale du 19ièmè siècle. Voilà le titre du nouvel ouvrage édité par les professeurs Toussaint Tchitchi et Bellarmin Codo. Une œuvre qui retrace l’histoire du roi Béhanzin dans le royaume de Dahomey. La cérémonie officielle de lancement dudit ouvrage a eu lieu samedi dernier au centre pédagogique multimédia du Cebelae à Cotonou. Occasion pour le roi Houédogni Béhanzin, l’actuel roi d’Abomey de porter un rectificatif à l’histoire du roi Béhanzin. Ils sont nombreux ces historiens et écrivains qui ont honorés de leurs présences la cérémonie de lancement du nouvel ouvrage des professeurs Toussaint Tchitchi et Bellarmin Codo. DADA GBE HIN AZIN… Un héros des résistances africaines à la pénétration coloniale du 19ièmè siècle. Un livre de 261 Pages subdivisé en 52 chapitres qui relatent l’histoire de la résistance du roi Béhanzin. L’objectif visé par l’édition dudit ouvrage est celui de combattre les massacres dont est victime l’histoire du Dahomey. Un vœu très cher pour Toussaint Tchitchi et Bellarmin Codo auteurs du livre. Devant un parterre d’historiens comme Roger AHOYO, Pierre METEHOUE, Félix IROKO et beaucoup d’autre encore, le livre a été présenté au peuple béninois. L’Histoire du Bénin évolue t’elle selon le temps ? « Le roi Béhanzin n’a jamais tué sa mère avant de mourir, il est mort en 1906 et sa mère en 1907 ».

Tels sont les propos du roi Houédogni Béhanzin l’actuel roi d’Abomey qui a saisi l’occasion du lancement du livre du professeur Tchitchi pour apporter un rectificatif formel à l’histoire du roi DADA GBE HIN AZIN. Souvenez-vous que depuis la nuit des temps, l’histoire nous enseignait juste le contraire de la version du roi Houédogni Béhanzin. Pour ce dernier le nom NONTCHEDIGBE n’a jamais existé mais plutôt ATCHETCHEDIGBE.

Une précision qu’ignorait la majorité des historiens présents dans la salle. Mais la grande question qui mérite d’être posée est de savoir si l’histoire du Bénin évolue dans le temps. Où se trouve donc la vérité entre ces deux versions ? Nos historiens sont donc interpellés. H.H.

Sortie livresque

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‘’Quand l’heure va sonner…’’, un ouvrage à découvrir absolument.

 

Né en 1982 à Cotonou au Bénin, le jeune Journaliste – Animateur Radio/Télé, Marius Nonvignon Ahoya, vient de faire son entrée dans l’univers épique des écrivains béninois. ‘’Quand l’heure va sonner’’, son premier chef d’œuvre, a paru le 03 Septembre dernier à Paris en France sous les éditions Publibook.

  Tout en s’appuyant sur le socle des valeurs patrimoniales, l’auteur dévoile à travers son œuvre  les violences, désirs et frustrations que connaît une Afrique violée et corrompue. Mais il y a toujours un lendemain certain pour recommencer à nouveau. C’es ce qui justifie ce titre très évocateur ‘’Quand l’heure va sonner…’’ donné à l’ouvrage pour donner à  ‘’maman Afrique’’ l’assurance d’un nouveau jour.

 

A bâton rompu avec l’artiste Princess Charm: »Je prends tout comme une leçon, et la lutte continue. »

PRINCESS CHARMMoi c’est Princesse Charm, je suis Artiste chanteuse de la Suède. J’ai sorti mon Album intitulé « Cocktail d Afrique » il y a un bon moment. C’est un disque  de 9 titres, réalisé en Cote d ivoire par Baby Philipe, et Serge Beno, avec la participation de Vetcho Lolas et d’Ericson le Zoulou.

2- Dites nous un peu sur votre carrière musicale ?

PC :

Au fait j’ai sorti mon Album en Cote d’ivoire il y a de cela 8-9 mois. Donc j’ai été musicalement lancé en cote d’ivoire, Apres j’ai été au Benin pour présenter mon Album au publique béninois, et ça s’était bien passé. Sinon je réside en Suède plus précisément à Göteborg ou je fais souvent assez de concerts, j’étais aussi à Stockholm, la capitale de la suède pour un concert, j’étais également au Danemark .J’ai été à Paris pour le tournage de clips de mes chansons, et bientôt je serai de nouveau à Paris pour la promotion de mon album « Cocktail d’Afrique ».Jai actuellement la tête sur les épaules, et je suis convaincue que ça ira.

3- Qu’est- ce qui a inspiré votre style de musique ?

PC :

La culture Africaine reflète le mieux mon inspiration, sinon mes Œuvres parlent en générale de tout et de rien. De tout, parce que j’aborde différents termes à savoir la vie, la mort, en passant bien sur par l’amour, Dieu, la haine… Et de rien parce que je taille parfois d’importance aux mots. Car je pense que les notes en disent mieux que les paroles.

4- Que faites- vous en dehors de votre carrière d’Artiste musicienne ?

pc :

J’ai appris l’esthétique  et c’est ça qui est mon métier principale. C’est à ce type de travail que je m’adonne tous les jours, sinon j’ai beaucoup d’autres boulots que je fais, à savoir: je suis trésorière dans une ONG qui aide les enfants déshérités. Je donne aussi les cours de tresse dans un collège de coiffure, et autres….

 

5- Qu’est ce qui fait le charme de votre métier de musicienne ?

PC :

C’est un métier noble, un métier plein de passion. Vous ne pouvez pas imaginez le plaisir que cela me fait de rencontrer chaque jour dans mes déplacements en qualité d’Artiste musicienne. J’adore ce type de métier !

6- Instant Zone Franche (vie privée) :

A – Quelle est votre préférence chez un homme ?

Rep :

Un homme Honnête  et sincère par exemple…

 

          B- Si vous devez donner un cadeau de vie à votre bien aimé pour le remercier de tout l’amour qu’il a pour vous ? Ce serait quoi ?

pc :

Ça dépend. Ca peut être un enfant si cela est possible. Ou je peux lui promettre un couple harmonieux, un bon foyer par exemple.

 

         CSelon vous, que faut il pour être heureux dans la vie ?

PC :

Un cœur tranquille. Un bon  partenaire qui vous aime à la Roméo-Juliet, qui peut vous comprendre, quoi qu’en soit le problème que vous aurez dans vos entreprises.

 

         D- Quelles sont vos valeurs ?

Rep :

Je suis humble. Je ne suis jamais jalouse de mon prochain quoi qu’en soit la réussite de ce dernier. Je suis une battante, ce n’est pas de ma nature de jeter l’éponge face aux difficultés vitales. Je suis une ‘’jusqu’auboutiste’’.

E – Vos défauts?

PC:

Je suis timide, et ça ne m’avantage pas très souvent. Je suis rancunière, et je suis aussi naïve.

 

F – Quel serait votre réaction si l’un de vos enfants décide un jour de s’adonner à la chose musicale ?

PC :

Je vais le soutenir, et je serai très fière de lui ou d’elle.

 

G- Quelle est la partie du corps de votre homme que vous aimez ? Est-ce ses lèvres, ses oreilles, son nez ou ???

PC :

Si j’arrive à tomber amoureuse de lui, ça veux dire que tout son corps m’intéresse, tout m’interresse sur lui.

 

7- Mais, vous avez certainement rencontré des difficultés depuis le démarrage de votre carrière d’Artiste? 

Rep :

Jusque là, je prends tout positivement, et comme leçons, et je sais où mettre mes pieds prochainement. Je suis remplie de courage, et je suis fière de moi même.

 

8- Comment avez-vous surmonté ces difficultés ?

PC :

Je prends tout comme une leçon, et la lutte continue.

 

9 – Vos Projets à venir ?

PC :

Pas envie de dire. Mais bon, ma carrière musicale se développe de jour en jour. La promotion de mon premier album me tiens tellement à cœur comme un enfant pour une mère. 

 

 

 

 

 
10 – Une pensée à l’endroit de votre amour ?

PC :

En se moin…………………. !

 

 

 

 

Sortie discographique ce week-end:La famille Mignon dans les bacs

 

 

 

La salle polyvalente du Palais des Congrès de Cotonou a vibré ce week-end aux sonorités Soyoyo Noudjihou de la famille Mignon. A travers une cérémonie de lancement d’album ‘’coup double’’, Valérie et son jeune frère Wily Mignon ont déballé leurs nouveaux nés en présence du ministre de la culture Galiou Soglo, ainsi que des sommités de la musique béninoise comme le doyen El Régo, Zoulé Sangaré, Ignace Don Metok, Pélagie la vibreuse, le groupe Ardiess….

 

 

 

Valérie Mignon, personne n’ignore cette petite fille au regard fier qui s’est révélée au monde musical dans les années 90, à l’age de 8 ans, avec le succès éblouissant de son single ‘’Les enfants de la rue’’. Après plus d’une décénie d’absence de la scène musicale, la voix de rossignol qui avait chanté en compagnie d’Anne Tèko et Marlène Zinsou l’émouvant single « Les enfants de la rue » renoue contact avec son public à travers son premier album lancé samedi dernier. Belle, charmante, avec une démarche élégante, cette perle béninoise revient sur la scène avec plus de détermination et d’ambition.
La petite fille d’autrefois est devenue une jeune dame mature et pétrie d’expérience. Plus de 10 ans après ses premiers pas dans le monde musical béninois, sa voix n’a pas perdu de sa beauté, mieux, elle s’est enveloppée  d’une maturité professionnelle pour mieux s’imposer sur la scène nationale. ‘’Ma vie’’, c’est le nouvel opus de la diva, entièrement réalisé dans les studios ‘’Lym Production’’ de Wili Mignon, son jeune frère. Ce cocktail de 10 titres savamment concocté dans un fort dosage de sonorités béninoises Tchinkoumè, Toba, zinli… avec le nouveau style très dansant qu’est le mouvement ‘’Noudjihou’’, est un chef d’œuvre gracieusement offert au public béninois par l’artiste en cette période de veille de fin d’année.  Ounsou, maman, ovi, finlin goudo, ovi (une reprise de son single les enfants de la rue), sont entre autres les plages musicales de cet opus de 10 titres. A la cérémonie de lancement de ce nouvel album, le doyen El Rego n’a pas manqué de dire toute sa fierté de voir ‘’son enfant’’ revenir à la source.

Pour la petite histoire, il faut retenir que c’est lui, El Régo, qui a identifié la petite Valérie Mignon au cours d’un concours de chanson à Parakou, alors qu’elle soufflait à peine ses 8 printemps. Et depuis lors, l’histoire a commencé pour ne plus s’arrêter. Comme un bon papa, il a toujours soutenu sa ‘’petite val’’ dans sa carrière artistique jusqu’à sa ‘’disparition’’ subite de la scène musicale, il y a quelques années de cela.

Aujourd’hui, la revoilà qui revient à la maison, comme un enfant prodige, tout à fait mature, et toujours plein de talents. De quoi arracher un sourire radieux à ‘’Papa El Rego’’ qui déclare ‘’ … Je suis heureux, je suis content, surtout pour Valérie Migon. Elle a fait un grand succès à Parakou puis après, elle a disparu mystérieusement de la circulation. Aujourd’hui elle est revenue à la musique. Je crois que c’est son sort. C’est son carma. Elle a bien fait de revenir à la musique, car elle a beaucoup à donner à la musique’’.

Et comme tout bon géniteur, il termine en ces termes ‘’ je lui souhaite beaucoup de succès dans sa carrière’’

 

Wily Mignon, la consécration

 

‘’ Chaque génération, dans une opacité relative, doit identifier sa mission, la remplir ou la trahir’’,  ne disait pas Frantz Fanon ?

En tout cas, Wily Mignon, lui, il a identifié la mission qui est la sienne et l’assume à merveille.  Parti du néant, ce guerrier de la cité des Kpassè écrit à petit coup, mais à l’encre indélébile, une page importante de la musique béninoise. Membre actif du groupe musical « Ali » et leader vocal, à ses débuts, Willy Mignon a été révélé au grand public béninois après le premier tube Médédji du groupe lancé le 1er juin 2007. L’ingéniosité de cet artiste aux mille métiers,  lui a permis de développer un nouveau concept qu’est le Soyoyo Noudjihou. Avec ce nouveau concept ‘’ Soyoyo Noudjihou’’, il révolutionne le show business béninois,  en donnant un coup de pinceau magistral à la musique béninoise.

De Malanville à Porto-Novo, en passant par son Ouidah natal, plus personne n’ignore aujourd’hui cette nouvelle tendance puisée dans le patrimoine culturel du sud Bénin.  Deux ans après son premier album, il vient de mettre sur le marché béninois son deuxième bébé ‘’Mon Chemin’’.

Composé de 9 titres aussi dansants les uns que les autres dont on peut citer ‘‘Mansavo’’ (gospel), ‘‘Ayé’’ ou la vie ‘‘Djalé’’, ‘‘Positif’’, ‘‘Houindomanbou’’ le morceau fard qui se trouve déjà dans les bacs, cet opus vient consacrer le jeune artiste au rang des nouveaux espoirs de la musique béninoise.

Auteur-compositeur, arrangeur, interprète, le garçon aux milles métiers entend donner un nouveau souffle à la musique béninoise qui s’enlisait déjà dans les mouvements rappoligiques sans boussole culturelle.  Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Voila qui résume bien le parcours du vaillant combattant Wily Mignon.

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