Dauphin de Yayi ou non:Pascal Irénée Koupaki dans la perspective de l’enracinement et du triomphe du Yayisme

 

Pascal Irénée Koupaki poursuit son offensive de proximité pour mettre la jeunesse dans le bain des fondamentaux de la refondation. Après l’université de Parakou, c’est la jeunesse de Djougou qui a accueilli le premier ministre Koupaki, accompagné pour la circonstance de la ministre en charge des relations avec les institutions, Mme Safiatou Bassabi,  et du ministre de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle Alassane Djemba.

Par Jacques SEGLA

A l’étape de Djougou, l’homme n’a pas varié dans son exposé de la vision que Boni Yayi se fait de la refondation, et de la place des jeunes dans ce noble projet de société très ambitieux. A l’occasion, il s’est appesanti sur les vertus essentielles qui font la quintessence de la refondation qu’on peut définir comme une maturation du changement. En fait, a dit le premier ministre, la refondation est rendue nécessaire par le constat toujours alarmant de l’effondrement des valeurs morales et éthiques. Il a été fortement appuyé par l’évêque de Djougou Paul Vieyra qui a repris à son compte la substance de la communication du premier ministre Koupaki, communication qui a tourné fondamentalement autour des vertus, du respect du prochain, du travail bien fait, du courage, du don de soi pour la nation, du pardon, de la détermination à toujours bien faire, de la volonté manifeste à protéger le bien public.

 » Je suis un évêque, a dit l’évêque pour soutenir les idées maîtresses du message du premier ministre à l’intention de la jeunesse, nanti de la mission de formation de mes sœurs et frères. Puis-je me satisfaire, avec mes collaborateurs, d’une formation religieuse et spirituelle sans les ouvrir à la vie et à l’histoire de leur pays et du monde dans lequel ils vivent ? Nul n’est plus grand que son pays, disait le cardinal Bernardin Gantin. Le Bénin d’aujourd’hui s’appelle aussi le Bénin de la refondation, et la refondation est un projet qui se met en marche pour porter ses fruits au moment où les jeunes d’aujourd’hui seront les décideurs et les vrais acteurs de la société ».  Autrement dit, la refondation, c’est l’avenir ; donc l’affaire de la jeunesse.

L’intime conviction du ministre Koupaki, c’est que si l’on veut adopter de nouvelles pratiques pour que ce pays se développe, si nous voulons changer nos mentalités, nos habitudes, bref, si nous voulons refonder les bases de nos sociétés, il faut en priorité travailler avec la jeunesse. L’intérêt que la couche juvénile de Djougou a porté au message de l’émissaire du père de la refondation a rassuré le ministre Koupaki, parti du septentrion très assuré d’avoir convaincu des jeunes qui reprennent maintenant foi en l’avenir, parce qu’ils comprennent désormais parfaitement de quoi retourne la refondation, et ce qu’elle à la jeunesse béninoise.

Mise en place des conditions favorables au climat des affaires au Bénin:Le Guichet Unique de Formalisation des Entreprises désormais une réalité

 

La mise en œuvre des réformes engagées à l’ère de la refondation connaît désormais une grande avancée avec l’aboutissement du processus de mise en service de l’interface GUFE-GREFFE pour l’immatriculation au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM) par le GUFE. En effet, les nombreuses tracasseries que subissent les promoteurs d’entreprises au Bénin dans le processus de création de leurs entreprises relèvent désormais de triste souvenir du passé. Et pour cause.

Par Lorys S.C HOUNON

 

Le Guichet Unique de Formalisation des Entreprises est désormais une réalité au Bénin. Dpuis quelques jours les promoteurs d’entreprises peuvent boucler l’opération d’immatriculation en 24 heures grâce à la mise en vigueur du Guichet Unique de Formalisation des entreprises – GUFE-. Fruit d’un processus savamment conduit par le sous comité technique GUFE sous la présidence du secrétariat permanent du Conseil Présidentiel de l’Investissement (SP/CPI), il s’agit d’une profonde réforme qui entend rendre la création d’entreprise beaucoup plus facile, beaucoup plus rapide et beaucoup plus abordable. Plusieurs avantages sont liées à cette innovation, dont entre autres l’amélioration très sensiblement du classement du Bénin dans le prochain rapport  » Doing Business « .

1- La réalisation de l’interface GUFE-GREFFE pour l’immatriculation au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM) par le GUFE  Pour permettre à tout nouveau promoteur de s’immatriculer en 24 heures au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM), il a été réalisé avec l’appui du concepteur du Système Intégré de Gestion du GUFE (SIGGUFE), les opérations suivantes :

 L’interfaçage du logiciel du Système Intégré de Gestion du Guichet Unique de Formalisation des Entreprises (SIGGUFE) avec le logiciel du Greffe ;

L’intégration de la nomenclature des numéros RCCM dans le SIGGUFE ;

 La mise en conformité des modèles K et K-Bis dans le SIGGUFE ;

La génération automatique des numéros du RCCM à partir du SIGGUFE ;

La prise en compte de toutes les informations au niveau du Greffe dans le SIGGUFE afin d’assurer l’intégration totale du  logiciel.

2- La réalisation de l’interface GUFE-SERVICE IFU pour l’émission de l’attestation de l’Identifiant Fiscal Unique (IFU) par le GUFE

Pour garantir la délivrance en 24 heures de l’attestation de l’Identifiant Fiscal Unique (IFU), il a été réalisé avec l’appui du concepteur de la liaison GUFE-IFU, les opérations suivantes :

 La construction et l’installation d’un pylône haubané de 15 mètres en tuyau galvanisé de type AT 30 avec des câbles en acier inoxydable et des peintures de balisage de résistance à l’embrun marin ;

Le re-paramètrage des équipements de l’interconnexion du GUFE et du Service IFU avec l’assistance du Chef Informatique de la DGID ;

La Formation du personnel du GUFE à l’utilisation du logiciel IFU.

3- La publication dans un journal d’annonces légales des RCCM par le GUFE

Pour remédier au retard dans la publication des RCCM et surtout réduire les coûts de publication, le Comité Technique a travaillé à l’obtention d’une autorisation de publication délivrée par le Ministère chargé de l’Intérieur.

Cette autorisation permet désormais au GUFE de procéder aux publications des RCCM dans un journal tenant lieu d’annonces légales créé à cet effet.

Ce journal dénommé  » ANNONCES CLASSEES  » est autorisé par  le Ministère de l’Intérieur  sous le N° °1262/MISP/DC/SG/DGAI/SCC du 16 février 2012 et aura une périodicité de parution journalière.

4- La dissociation des formalités de création de celles d’exercice

Pour permettre à l’Etat béninois d’être évalué sur les mêmes critères que les autres Etats dans le classement Doing Business, et surtout pour clarifier les formalités, coûts et délais relatifs à chaque niveau de formalisation, le Comité Technique a dissocié les formalités de création de celles d’exercice au niveau du GUFE. Cette dissociation a pour objectif de faire constater qu’au Bénin, les formalités de création d’entreprise se réalisent en 24 heures pour les entreprises individuelles et également en 24 heures pour les entreprises sociétaires après les formalités notariales.

5- La présence physique des représentants des administrations partenaires (Greffe et Service IFU) au sein du GUFE

Cette action vise à assurer la présence physique des administrations partenaires au sein du GUFE.

Prétendue crise dans le secteur du Coton:Sabaï Katé victime de son rêve pour l’or blanc béninois ?

 

Depuis quelques jours, des voix aussi divergentes que variées se font entendre de  toutes parts  au sujet du rendement de la prochaine campagne cotonnière caractérisée par la non disponibilité des intrants. Pour la plupart, les réactions convergent vers un procès du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Sabaï Katé. Pour éclairer l’opinion publique sur la question, ce dernier était hier sur le plateau de l’Ortb, lors d’une émission spéciale ayant pour thème :  » Démarrage de la campagne : où se situe le blocage ?  ».  Au regard de la lucidité et de la cohérence de son raisonnement, on est tenté de se demander si l’ancien maire de Banikoara n’est pas victime de son rêve pour l’or blanc béninois.

Par Lorys S.C HOUNON

La vive polémique qui court les rues depuis peu, laisse présager de jours très sombres pour le coton. Invité sur le plateau de l’Ortb hier, le ministre Sabaï Katé donne sa part de vérité et apporte un démenti formel au sujet la situation de brouille qui entourerait le processus de commande des intrants au profit des producteurs. En effet, selon ses explications, c’est face à l’urgence qui prévaut actuellement et compte tenu de son engagement à réussir la prochaine campagne, qu’il a du prendre ses responsabilités en prononçant la suspension du processus d’appel d’offres qui était en cours.  Il ne s’agit pas d’une  décision du chef de l’Etat, mais d’un acte responsable du ministre de l’agriculture qui entend sauver la campagne cotonnière. Sur ce, le ministre lève toute équivoque en présentant ses excuses publiques au chef de l’Etat tout en rassurant les uns et les autres qu’il n’y a pas matière à inquiétudes car  «   le coton se porte très bien. Lors de la dernière campagne, il y a eu des performances. Les producteurs et tous le acteurs de la filière ont mis les bouchées doubles pour faire passer la superficie emblavée de 180 ha à 208 ha ».

Mais que faire aujourd’hui à quelques semaines du lancement de la campagne ?

 

A la question, Sabaï Katé répond que tous les acteurs de la filière coton se sont déjà retrouvés à Cotonou pour s’entendre sur un consensus et établir un calendrier clair pour conduire les activités. Ce qui l’amène à dire qu’il n’y aura pas une année blanche cotonnière. Très serein, il affirme que la campagne s’annonce très bonne et invite les producteurs à garder leur calme.

Pour finir, il ne manquera pas de revenir sur les délicates réformes engagées par le gouvernement pour faire de la filière coton, un véritable moteur de croissant économique. A ce titre, il a entre autres parlé de l’adoption du PSRSA, de la transformation en cours de la Sonapra en Agence béninoise pour la promotion des filières agricoles, de même que la création  d’une agence de promotion de la mécanisation agricole. Pour accompagner efficacement les producteurs, il est également prévu la création d’une banque agricole.

Retour effectif de l’escorte à la douane:Quel avenir pour les réformes et le PVI?

 

Le bruit avait couru que la communauté internationale menaçait de venir auditer les contrats de partenariat que le Bénin a signés avec des privés. L’alibi a été vite trouvé pour poser la problématique de la révision  du contrat entre le gouvernement béninois et Bénin control SA. Nous y sommes déjà, avec le retour de l’escorte des véhicules d’occasion à la douane. Par des tergiversations dans la mise en œuvre des grandes réformes, le Bénin peut-il être pris encore au sérieux ?

Par Jacques SEGLA

Il n’y a pas si longtemps, le chef de l’Etat Boni Yayi jurait qu’il ne reculerait jamais dans la mise en œuvre des réformes qu’exige le PVI-NG auquel se trouve intimement rattachée la prospérité du port de Cotonou. Pour forcer l’adhésion populaire à la cause, les ministres du gouvernement avaient été dépêchés dans leurs fiefs respectifs pour sensibiliser les populations des villes et contrées les plus reculées. Des griots de la refondation avaient trouvé pour prétexte de justifier des shows médiatiques sans pertinence. Maintenant que, par des arguties savamment concoctées pour soutenir les divers chantages au gouvernement, l’escorte est retournée à la douane, on est fondé à se demander à quoi ont servi ces différentes campagnes d’information et de sensibilisation à grand renfort de battage médiatique ? Du vrai gâchis, à un moment où l’on clame  »austérité économique et financière ». Pour qui ceux qui nous gouvernent prennent-ils les Béninois en cette ère de refondation ? Certes, avec la crise de l’école, le quartier latin serait devenu le quartier crétin. Mais ce n’est pas pour autant que tous les Béninois auraient perdu la tête, et seraient tous incapables de discernement. Le retour de l’escorte à la douane est une reculade indécente. A moins que l’on nous donne la preuve que les réformes liées au PVI n’étaient vraiment pas opportunes. Sinon,  Bénin Control SA, bras armé du PVI, devait éviter au Bénin les actes de corruption régulièrement relevés au passif de la douane. Par quel miracle les douaniers corrompus d’hier se sont-ils soudainement mués en hommes intègres dont les réformes ne peuvent actuellement se passer ? L’Etat béninois peut il, dans ces conditions, échapper à un procès qu’il ne peut gagner devant Bénin Control SA ? Quel crime les hommes d’affaires béninois ont-ils commis pour mériter d’être toujours torpillés par leurs propres frères? Au Bénin, toutes les masturbations intellectuelles et autres intrigues sont de mise lorsque des intérêts sont en jeu. Et c’est tout un drame quand la politique s’en mêle.  En signant la caution du privilège de l’escorte à la douane, au détriment de Bénin Control SA, on sacrifie littéralement les intérêts d’un compatriote qui a dû pourtant souscrire de lourds investissements pour la cause. Les cadres en charge de ce dossier mesurent-ils tout le tort qu’ils font à l’opérateur économique et à l’Etat béninois ? Le gouvernement ne risque t-il pas de perdre toute crédibilité auprès des investisseurs qui hésitaient déjà à se laisser séduire par le label Bénin ? Autant et autant de questions qui nous replongent dans le fond du feuilleton PVI qui ne vient que de commencer. Affaire à suivre donc.

Bénin/ officialisation de la gestion de l’escorte par la douane:Les parents, amis et alliés de la lutte contre la corruption en deuil

 

Depuis la prise et la mise en application de la note circulaire du directeur général de la douane, monsieur Théophile Soussia, qui confie à la douane la gestion de l’escorte des véhicules d’occasion, la consternation et le chagrin ont envahi tous les Béninois pour qui la lutte contre la corruption a encore un sens. D’abord, qu’une note circulaire en vienne à abroger un arrêté inter – ministériel, ces Béninois -là ont retrouvé leurs cœurs dans la gorge. Ensuite, qu’on désacralise tout un combat dignement mené jusque-là, plonge tout un peuple dans un coma terrible et terrifiant. Au bout du compte, une question plutôt lancinante fait bouger les lèvres : pourquoi alors avoir fait tout cela pour çà ?

Par Romaric Tossou

Les Béninois ont encore à l’esprit et « dans les yeux » cette inédite marche verte du chef de l’Etat contre la corruption. Tout récemment, au début du second et dernier mandat de Dr Boni Yayi, une charte de bonne gouvernance du Bénin a été adoptée et applaudie d’ailleurs par les Béninois eux-mêmes, à l’idée que la corruption qui serpente tous les secteurs du développement du Bénin serait maîtrisée et « domestiquée ».  Tout le monde s’accorde pour dire que la douane est un terrain fertile pour la corruption. Et, par rapport à cette opinion, le combat du chef de l’Etat de confier la gestion de l’escorte à Bénin Control avait été considéré comme une révolution positive. L’on ne comprend pas alors pourquoi il y a eu cette marche à reculons. A qui profite (en dehors des douaniers eux-mêmes) la gestion de l’escorte par la douane ? A quoi veut-on destiner les fonds issus de cette activité ? Avec le retour de l’escorte à la douane, ne tord-on pas le cou à la traçabilité et à la transparence qui caractérisent Bénin-Control dans la gestion de cette filière ? Que veut-on au juste dans cette république de la refondation ? L’heure est grave, et les pas vers la refondation lourds et très difficiles à soulever. En tout cas, si Dr Boni Yayi le veut, on y arrivera.

Nous y reviendrons

Cabale puante, morbide et maladive contre le ministre de l’Environnement:Blaise Ahanhanzo-Glèlè, un otage politique ?

Depuis un certain temps, par presse interposée, le ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Blaise Ahanhanzo-Glèlè est attaqué de toutes parts. Les argumentaires exposés, pour la plupart fallacieux parce que démagogiques, deviennent morbides parce que vaseux dans leur redondance. Deux axes majeurs sont à retenir des jérémiades des collaborateurs belliqueux du MEHU.

Par Romaric TOSSOU

D’abord, le supposé bras de fer entre le ministre et deux de ses collaborateurs à savoir la DG/FNE et le DRFM. Ensuite, son appartenance politique (la RB) qui ferait de lui un ouvrier de la 25ème heure. En ce qui concerne le premier point, les critiques ont manqué d’objectivité et de rigueur. En attendant de revenir beaucoup plus amplement sur cet aspect de la polémique nous vous annonçons que des cas de dérive dans la gestion orthodoxe du FNE sont décriés par des travailleurs de la maison (le cas Baglo par exemple) et que, depuis la nouvelle armature du gouvernement où des anciens ministères se sont vus fusionnés, les réformes concernant les AOF (Attribution – Organisation – Fonctionnement), aucun texte ne fait de David Nahouan, le DRFM du nouveau ministère, c’est-à-dire le MEHU. Il revient de droit au ministre de déléguer ses pouvoirs financiers discrétionnaires à un collaborateur de confiance. Cela ne devrait gêner personne. Mais, sur ce cas précis, nous reviendrons sur des détails qui  dans le passé, ont fortifié l’affaire CEN-SAD. Concernant l’appartenance politique du ministre Ahanhanzo-Glèlè, beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont. On dit qu’il est un ouvrier de la 25ème heure. Depuis que les élections présidentielles sont terminées et que Dr Boni Yayi est sorti vainqueur de la compétition, les considérations partisanes sont rangées dans les placards. Car, en réalité, l’objectif commun est devenu le développement du Bénin. Par rapport à cette préoccupation, ceux qui ont compris qu’ils ont quelque chose à apporter à ce pays se sont inscrits dans la nouvelle mouvance. Ce fut le cas de la Renaissance du Bénin (RB) qui est représenté au gouvernement par le ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè. Est-ce un crime ou un tort de vouloir construire son pays ? Le développement est apolitique et un terrain participatif où nul n’est de trop. Considérer un bâtisseur comme un ouvrier de la 25ème heure, c’est de la myopie intellectuelle. Ce sont les ennemis du développement qui raisonnent de la sorte. Le ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè ne doit pas tomber dans ce piège à lui tendu pour étouffer ses efforts de réussir à son niveau la refondation prônée par le chef de l’Etat. Dans notre prochaine parution, nous publierons un dossier complet sur la cabale contre le MEHU.

DANS UN DEBAT CONTRADICTOIRE SUR CANAL 3 HIER:Mathys Adidjatou plaide pour la reprise des classes

Depuis janvier dernier, les enseignants de la maternelle, du primaire du secondaire ont déclenché un mouvement de grève qui pénalise cruellement les élèves dont les parents n’ont pas les moyens de les inscrire au privé. Pour éclairer l’opinion sur les malentendus à l’origine de cette crise, l’émission  »Zone Franche » de Canal 3 Bénin a reçu hier dimanche deux invités de marque, pour un débat contradictoire. Il s’agit notamment de Paulin Gbénou (porte – parole du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement) et de Mathys Adidjatou (ministre des finances et de l’économie. Ce fut une tribune de vérité au – delà des monologues dont à jusqu’ici abreuvé les populations.

Par Jacques SEGLA & Lorys HOUNON

La pomme de discorde ?

Selon Paulin Gbénou du Front, c’est l’allocution d’incitation à la fonction enseignante, accordée par le régime Kérékou mais tacitement supprimée par le gouvernement Yayi, au terme du décret 2010 – 101 qui a consacré, en lieu et place, une revalorisation de 25% de l’indice de traitement salarial. Le porte – parole du front reconnaît que les enseignants avaient entre – temps accepté ce troc par ce que la revalorisation, contrairement à la prime d’allocation, accompagne l’enseignant à la retraite. Mais aujourd’hui où cette revalorisation est généralisée et étendue à tous les agents de l’Etat, il importe que cette allocation d’incitation à la fonction enseignante soit restaurée pour marquer la spécialité du métier d’enseignant. Le front souhaiterait donc que le gouvernement prenne des engagements pour reconnaître le bien fondé de cette nouvelle revendication qui lui paraît fondamentalement prioritaire pour la reprise des cours. C’est la pierre d’achoppement entre les enseignants et le gouvernement qui brandit des contraintes budgétaires et la situation actuelle des finances de l’Etat.

Mathys Adidjatou clarifie la situation et défend brillamment la position du gouvernement

A la nouvelle revendication des enseignants, le gouvernement oppose des contraintes financières et invite les grévistes au patriotisme. En effet, partir d’une analyse croisée des décrets successifs agités par les enseignants, Mme le ministre des finances a apporté des clarifications idoines. Selon ses explications, à partir du décret 2010 – 101 du 26 mars, les enseignants  »très futés » auraient volontairement abandonné la prime de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante qui ne les accompagne pas à la retraite pour bénéficier d’une revalorisation de 25% de l’indice de traitement salarial. Aussi, l’arrêté de la cour constitutionnelle N°46 – 013 montre clairement que le décret 2011 – 335 du 29 avril 2011 institue un régime de discrimination dans le traitement des agents permanents de l’Etat d’une même fonction publique et a donc déclaré ce projet contraire à la constitution. C’est ce qui a amené le gouvernement, bien que n’ayant pas les moyens, à étendre le bénéfice de cette revalorisation à tous les agents. Or, au niveau de l’UEMOA, il y a un ratio masses salariales recettes fiscales qui est de 35% maximum à ne pas dépasser. Donc le Bénin est un mauvais premier. Le chef de l’Etat a tellement bon cœur que malgré les objections des cadres du ministère des finances, il a toujours cédé aux pressions syndicats, notamment ceux de l’enseignement.  » Aujourd’hui, le gouvernement a le dos au mur. S’il bouge encore un tout petit peu, il perdra le regard bienveillant de la communauté internationale. Certes, ce n’est ni le FMI ni la banque mondiale, ni les blancs qui dirigent notre pays. Mais lorsque vous êtes dans ce programme, la communauté internationale est prête à vous accompagner par des prêts, des dons ou autres assistances techniques. C’est donc comme un passe port, puisque tout le monde sait que vous gérez économiquement et financièrement très bien. Il n’y a pas que les salaires des agents de l’Etat. Nous avons d’autres charges que l’Etat doit supporter, comme par exemple les infrastructures, l’équipe ment et le fonctionnement de l’administration publique, bourses des étudiants, les pansions des retraités… » explique le ministre des finances avant de conclure que les fonctionnaires représente environ 1% seulement des Béninois et ne peut donc pas absorber plus de la moitié des recettes fiscales. Le gouvernement reconnaît qu’il faut inciter à la fonction enseignante, mais ce sont les moyens qui font aujourd’hui défaut. Alors il faut un sursaut patriotique de la part des enseignants qui ont eu droit à un traitement de faveur sous Boni Yayi depuis 2006. Le syndicaliste sur le plateau a reconnu sans ambages ce traitement de faveur. Mais, il reste très attaché à l’allocation spécifique d’incitation à la fonction enseignante, même s’il n’est pas possible que l’incidence financière suive immédiatement. Apparemment donc, il n’y a pas grand-chose qui oppose actuellement les enseignants au gouvernement. Il est donc possible de sauver l’année scolaire sans les missions de bons offices de certains interlocuteurs qui s’improvisent maladroitement des rôles de médiateurs, alors qu’en réalité, par leurs propos provocateurs, ils jettent de l’huile au feu.

Le pont du dialogue n’est pas rompu

« Ensemble, sauvons l’école », a tout le temps martelé le ministre Adidjatou Mathys, sur un ton pathétique. A aucun moment, elle n’a eu de propos discourtois et désobligeants à l’endroit des enseignants qu’elle invite à la compréhension et au sens patriotique ; Jamais elle n’a proféré de menaces à leur égard. N’en déplaise à ceux qui agitent des symboliques négatives, un recours aux appelés de service militaire d’intérêt national pour remplacer les enseignants grévistes, la menace de retenue sur salaire ou de radiation. Et le syndicaliste, pour sa part, a juré que le front n’est pas dans la dynamique d’une année blanche et que les enseignants sont prêts à rattraper tous les jours de grève pour sauver l’année scolaire. Cette ambiance détendue autorise l’espoir, même si le ministre des finances n’a pas pris le risque de s’engager formellement au nom du gouvernement, ainsi que le souhaitait le porte parole du front. Evidemment, personne ne comprendra que l’année soit blanche alors même que le gouvernement n’a pas dit que rien ne sera jamais possible en faveur des enseignants un jour ou l’autre, en fonction de l’amélioration substantielle et progressive des recettes de l’Etat.

Obsèques de El-Hadj Bagoudou Zakari Seko Sounon, père de l’Intendant du Palais de la République à Tchaourou:Un monde fou aux côtés d’ Adam Bagoudou samedi dernier

Autorités politico administratives, ministres, députés, directeurs généraux d’entreprise, opérateurs économiques, conseillers du Chef de l’Etat, acteurs de la société civile,  journalistes, parents et amis de Adam Bagoudou, ils étaient nombreux les béninois qui ont fait le déplacement de Tchaourou samedi dernier pour les obsèques de El-Hadj Bagoudou Zakari Seko Sounon, rappelé à Allah le dimanche 26 Février 2012.

Par Romaric TOSSOU

 

La Prière du 8ème jour de El-Hadj Bagoudou Zakari Seko Sounon  a drainé un monde fou à Tchaourou le week-end écoulé. Décédé dans sa 78ème année, les obsèques du père de l’Intendant du Palais de la République ont été rehaussées de la présence d’un monde fou venu soutenir son fils Adam Bagoudou, dans ces moments difficiles. Dès le petit matin de ce samedi, l’esplanade du stade Municipal de Tchaourou était devenu trop petit pour contenir la foule de personnalités venue doper le moral à la famille éplorée. C’est donc sur une esplanade du stade municipal noire de monde que les invités de la famille Bagoudou ont assisté à la prière. C’est avec un cœur meurtri que ce dernier a rappelé que nous sommes à Dieu et nous retournerons tous à lui. Pour l’Imam, le défunt était un homme bien connu par tous pour son bienfait, pour son amour pour son prochain. En s’éteignant à 78 ans, âge de la sagesse, le départ brusque de El-Hadj Bagoudou Zakari Seko Sounon reste une grosse perte car, c’est à ce moment que beaucoup ont besoin de son expérience.

revendication gloutonne, gabégiste et intempestive sur fond de menace d’une année blanche:L’heureuse croisade du gouvernement contre le jusqu’auboutisme maladif et ingrat des enseignants

La crise dans le secteur de l’éducation a pris maintenant une nouvelle tournure qui inquiète les usagers de l’école béninoise et décourage les observateurs de la vie politique nationale, ne serait-ce que depuis 2006. A la vérité, les enseignants sont ceux qui ont le plus bénéficié de la «douceur» du changement. Si aujourd’hui, le gouvernement de Dr Boni Yayi se trouve incapable de satisfaire toutes leurs revendications, il a raison. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. La hargne avec laquelle les enseignants font pression sur le gouvernement amène à se demander s’ils ne sont pas manipulés par des forces de l’ombre et dans l’ombre. Il ne serait pas superflu de se demander si par ces «grèves acidulées», leur intention n’est pas de rendre le pays ingouvernable. Les ministres de la république ont vu juste en descendant sur le terrain pour procéder au contrôle. Ceux qui veulent enterrer le savoir au Bénin doivent être punis avec rigueur et ceux qui veulent le tirer par le haut et vers le haut doivent être protégés.  Il y a quelques années par le passé, l’enseignant était un rejeton de la société. Avec sa BBCT et son Jean et Tee-shirt, aucun parent n’éprouvait du plaisir à laisser sa fille aller en mariage avec lui. Mais, sous Boni Yayi, ils sont même en véhicule, chez eux et bien habillés, avec de belles nanas et souvent dans les restaurants huppés de la place. Que veulent-ils d’autre ? Sont-ils le seul corps de métier public à jouir des fruits de la souffrance collective ? Ont-ils la crainte de Dieu dans leur élan suicidaire ? L’école béninoise est-elle la propriété privée de Boni Yayi pour qu’ils pensent lui faire mal en la ruinant ? Ces dépositaires du savoir savent – ils que leur métier est une vocation et un sacerdoce ? Savent – ils que refuser d’inculquer le savoir est un péché et un précédent gravissime comparable à ce désordre que les paramédicaux orchestre souvent en assistant à la mort des malades parce que en grève ? A ce niveau d’engagement et de volonté affichés par Boni Yayi pour booster le développement du Bénin, le durcissement de la position des enseignants n’est pas raisonnable car il n’y aura pas de miracle pour résoudre leur problème. Alors, bon vent aux ministres en tournée et à Boni Yayi pour sévir.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Tournée gouvernementale

A la suite des décisions du Conseil des Ministres en sa séance extraordinaire du jeudi 1er mars 2012 relatives à la situation de grève dans les ordres d’enseignement primaire et secondaire, des délégations du Gouvernement se rendront en mission d’informations et de sensibilisation auprès de nos populations sur l’ensemble du territoire national pour compter de ce jour.

A cet effet, elles rencontreront dans tous les  communes et arrondissements : les maires, les conseillers municipaux et communaux, tous les élus locaux, les associations des parents d’élèves, les responsables des confessions religieuses, les rois, les têtes couronnées, les sages et les retraités, les associations de femmes, de jeunes, les producteurs et artisans, les chefs des circonscriptions scolaires, les enseignants, les receveurs-percepteurs, les commandants de brigades de la gendarmerie et les commissaires de police.

Ces différentes délégations tiendront avec ces  groupes et structures des séances d’information sur les tenants et aboutissants des mouvements de grève actuels qui pénalisent l’éducation de nos enfants, et portent atteinte à la paix et à la quiétude dans notre pays.

Il est demandé à chacun et à tous d’aider à la parfaite réussite de ces missions. Les délégations envoyées en mission d’information et de sensibilisation sur le terrain ont pour responsabilité de constituer des structures départementales, communales, d’arrondissement et de village pour suivre et contrôler la présence des enseignants sur les lieux de travail et d’en rendre compte aux préfets des départements aux fins de saisir le comité interministériel placé auprès du Ministre de l’Economie et des Finances.

Toutes ces tâches devront être accomplies avec la plus grande diligence et dans la plus grande sérénité pour une prompte reprise des activités académiques et éviter ainsi à notre peuple et à la communauté scolaire le spectre de l’année blanche.

Par ailleurs, il a été constaté que certains enseignants font pression sur leurs collègues et sur les élèves, les obligeant à abandonner les salles de classe pour les rues mettant ainsi leur sécurité en danger. Tout enseignant qui se rendrait encore coupable d’une telle forfaiture s’expose à la rigueur des lois  de la République.

Les élèves et les enseignants sont instamment invités à refuser tout à appel à manifestation d’où qu’il vienne, à garder leur calme et à rester au sein de leurs établissements.

La Présidence de la République.

Conseil des Ministres extraordinaire du jeudi 1er mars 2012

REPUBLIQUE DU BENIN

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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

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SECRETARIAT GENERAL            C O M  M  U N I Q U E   DU GOUVERNEMENT

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N°04/PR/SGG/Extra/Com

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance  extraordinaire le jeudi 1er mars 2012  sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire de feue Madame Soubédatou CHITOU épouse MATHYS, mère de Madame Alayi Adidjatou MATHYS, Ministre de l’Economie et des Finances, décédée le 1er mars 2012.

      Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création, attributions et fonctionnement du Comité de réflexion et de gestion de la crise pétrolière.

Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé plusieurs communications notamment une communication du Ministre de   l’Economie et des Finances relative à la construction de blocs administratifs au profit des personnels de la douane, de la gendarmerie et de la police nationale au niveau de deux postes frontaliers.

Le Conseil des Ministres a examiné une nouvelle fois le compte-rendu du Ministre de l’Economie et des Finances relatif à l’incidence financière de la prise en compte des revendications des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire et de l’enseignement technique sur la masse salariale.

      En effet, depuis quelques mois, des enseignants de la maternelle, du primaire, du secondaire et de l’enseignement technique et professionnel observent un mouvement de débrayage sur fond de revendication d’ordre salarial.

Malgré les négociations engagées et qui se poursuivent avec les responsables syndicaux, le mouvement continue, contraignant élèves et écoliers à l’abandon des classes pour la rue.

Or comme précédemment rappelé, les enseignants avaient été les premiers bénéficiaires de l’augmentation de 25% de l’indice du traitement. Ce qui a suscité chez les Agents des autres secteurs des arrêts de travail de plusieurs mois avec pour revendication essentielle la correction de la discrimination créée par l’augmentation du traitement accordé aux enseignants.

Les débrayages qu’observent les en l’Economie et des Finances un Comité Interministériel de suivi et du contrôle de l’effectivité des défalcations sur salaires pour fait de grève ;

Constituer des structures départementales, communales, d’arrondissement et de village pour suivre et contrôler la présence des enseignants sur leurs lieux de travail et d’en rendre compte au Comité interministériel placé auprès du Ministre de l’Economie et des Finances ;

Déployer des équipes gouvernementales conduites par des Ministres sur l’ensemble du territoire national pour rencontrer les populations et de leur tenir le langage de vérité.

En tout état de cause, tout enseignant qui ne reprendrait pas service pour compter du mardi 6 mars 2012, verra son traitement salarial suspendu. Il ne pourra être rétabli dans ses droits qu’après production d’un certificat de présence au poste et de service fait dûment signer par les autorités compétentes.

Le Conseil des Ministres rappelle tout particulièrement aux Chefs d’Etablissements et à leurs Adjoints, le cas échéant ainsi qu’aux membres des directions qu’ils seront purement et simplement radiés de la Fonction Publique en cas d’observance de mouvement de grève de leur part et ce conformément aux textes en vigueur.  

Par ailleurs, le Conseil des Ministres félicite les enseignants qui continuent de vaquer quotidiennement à leurs occupations, et les rassure quant à leur sécurité sur leurs lieux de travail.

Dans ce cadre, des instructions ont été données au Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes et au Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire pour des dispositions nécessaires à prendre pour protéger les intéressés dans les écoles, les établissements et les lycées.

      Fait à Cotonou, le 1er mars 2012

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Eugène DOSSOUMOU

Renforcement des liens de partenariat entre la SOBEMAP et la Fondation Ports de LAS PALMAS:Un pas de géant vers l’amélioration des prestations de manutention

Le directeur général de la Société Béninoise de Manutention Portuaires (SOBEMAP) a reçu en audience, mardi dernier, les Responsables de la Fondation Ports de Las Palmas. Cette visite entre dans le cadre du renforcement des liens entre ladite fondation et la SOBEMAP. Le DG Soumanou Toléba a approuvé cette visite  et a saisi l’occasion pour réitérer son engagement à rendre le port de Cotonou plus compétitif à travers l’amélioration des prestations de sa société.

Par Claudel ZONDJI

Après le Secrétaire Général de L’AGPAOC, c’est maintenant les Responsables de la Fondation Ports de Las Palmas que Soumanou Toléba reçoit. Il s’agissait du  Président de la Fondation PORTS DE LAS PALMAS, José ABELLAN et de Sergio Galvan MONTESDEOCA membre de la Fondation. Les échanges ont tourné autour du renforcement du partenariat entre les deux structures et du  développement  harmonieux de la SOBEMAP. Il faut le préciser, la fondation Ports de LAS PALMAS est une organisation qui vise le développement des ports de l’Espagne et du Bénin à travers le Renforcement des capacités du personnel. Elle a pour mission de renforcer l’unité et l’efficacité de la communauté portuaire à travers la promotion de la qualité, de la performance des services portuaires et contribue au renforcement des capacités du personnel des ports.. La Fondation PORTS DE LAS PALMAS a également d’étroites collaborations avec les ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle œuvre pour la promotion de ces ports en leur apportant des plans d’affaires. Cette visite a été la bienvenue, au moment où le Directeur Général  de la SOBEMAP entend nouer de bonnes relations avec les structures portuaires internationales, afin de booster la structure dont il est à la charge pour la compétitivité du port de lations avec la Fondation Ports de Las Palmas soient les meilleures. Une fois de plus, la SOBEMAP fait un grand pas vers l’amélioration de ses prestations.

Polémique autour du contrat de marché entre Bénin Control SA et l’Etat Béninois:Adjavon suggère à l’Etat d’assumer ses signatures

 

Les réformes portuaires continuent d’animer les débats. Hier, au Bénin Marina Hôtel, le président Sébastien Adjavon n’a pas échappé à l’air du temps. Se prononçant sur le PVI de nouvelle génération, il n’est pas allé du dos de la cuillère pour suggérer à l’Etat béninois d’assumer ses signatures. Cela se passait à l’occasion de l’Assemblée Ordinaire du patronat béninois.

Par Pius ZONGO

 

Les personnalités de diverses catégories et de diverses rubriques continuent de faire savoir leurs points de vue sur le débat ouvert sur le contrat entre Bénin Control SA et l’Etat béninois. Selon le président Sébastien ADJAVON, les réformes en elles – mêmes  sont incontournables pour le développement du Bénin. Le PVI, selon lui, est un pan de ces réformes. Quant au contrat de Bénin Control avec l’Etat béninois, le président ADJAVON a suggéré à l’Etat d’assumer ses signatures. Ainsi donc, Bénin Control vient d’enregistrer encore un soutien de taille. Avec le chemin parcouru, on ne doit plus continuer de dire que le chef de l’Etat n’a jamais signé un contrat à Bénin Control. On l’a déjà dit, un président de République n’a rien à voir dans la signature des marchés publics. Il a des collaborateurs techniques qui s’en occupent. D’ailleurs, à l’allure où évolue ce débat -là, les opérateurs risquent d’avoir de sérieux ennuis avec leurs banques car, celles – ci peuvent être tentées d’exiger la signature du Président de la République sur les contrats avant d’accepter de les accompagner. Dans quel pays, les opérateurs économiques sont- ils lâchés par les banques ? L’heure est grave et l’entreprenariat privé agonise. Ceux qui encouragent le président à ramer à contre courant de la norme ne veulent pas du développement de ce pays. Il faut trouver une issue à cette vilaine parenthèse qui enrhume l’investissement privé au Bénin, ankylose la révolution portuaire et sclérose l’envol du développement du Bénin. Il n’est pas tard pour bien faire. L’essentiel est de finir par bien faire.

Voici le Contrat de marché entre Bénin Control Sa et le Gouvern,ement Béninois

REPUBLIQUEDU BENN

CONTRAT DE MARCHE N°20_/MEF/MPDEPP-CAG/

MDCEMTMIP/DNCMP DU 9 – 2 – 11  RELATIF A LA

MISE EN PLACE DU PROGRAMME DE VERIFICATION DES IMPORTATIONS (PVI) DE NOUVELLE GENERATION

Prestataire : Société Bénin Control SA

Février 2O11

b) L’Etat béninois reste propriétaire des sites mis à disposition pour l’installation des scanners et autres infrastructures connexes.

Article 38 : Garanties

Le Prestataire garantit que:

- Les machines et équipements à fournir dans le cadre de ce Contrat seront neufs, fabriqués avec du matériel de premier choix et des produits d’une main d’œuvre de première classe;

- les machines et les matériels fournis et installés fonctionneront correctement et efficacement. Ainsi, le Prestataire assume la responsabilité que les équipements et machines livrés n’auront pas de défaut. En cas de défauts, le Prestataire réparera ces défauts ou remplacera les éléments défectueux dans le délai le plus court possible;

- les infrastructures de génie-civile seront de norme standard élevée et permettront une exploitation sans accroc des systèmes;

- Les machines fournies seront installées et les travaux de construction seront réalisés conformément aux spécificités des systèmes;

- tous les travaux requis aux termes de ce Contrat seront réalisés de manière très satisfaisante et professionnelle

- La livraison et l’installation du système doivent être conformes aux informations contenues dans t’Offre Technique.

Article 39 : Gestion et exploitation

a) le Prestataire:

- gérera et exploitera les systèmes à ses frais;

- fournira le personnel qui suivra et exploitera le système de suivi de transit, des camions;

- appuiera la Douane dans l’utilisation du logiciel de la gestion automatisée des magasins et aires de dédouanement, des magasins et aires d’exploitation et des terminaux à conteneurs;

- maintiendra les systèmes de scanning par Rayon-X en parfait état de fonctionnement et exploitera ces systèmes sur toute la période. La gestion des systèmes à Rayon-X qui est de la seule responsabilité du Prestataire ne doit connaître aucune interférence étrangère;

- travaillera en étroite collaboration avec les services de Douanes et leur fournira toute information relative au processus d’enlèvement et de dédouanement selon leurs demandes.

b) Le Gouvernement fournira à ses frais, le personnel pour l’analyse des images et te contrôle manuel à effectuer en second lieu, en ce qui concerne les systèmes de scanning.

Article 40 : Obligations du Gouvernement

Le Gouvernement s’engage à

1) Prendre les textes règlementaires instituant le Programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération, notamment le décret portant institution du Programme de Vérification des Importations, de nouvelle génération et son arrêté d’application. Ceci dans un délai de quinze (15) jours après ta signature du présent Contrat.

2) Faciliter au Prestataire l’accomplissement des formalités administratives permettant l’exécution du présent Contrat et à mettre à sa disposition les sites pour l’installation des scanners et autres infrastructures connexes.

3) Accorder (‘exonération en franchise des droits et taxes d’entrée à l’importation, à l’exclusion du Prélèvement Communautaire (PC), du Prélèvement Communautaire de Solidarité (PCS), de la Taxe de Statistique (TSTAT), du Timbre Douanier (TD) et de la Taxe de Voirie (TV), des matériels d’exploitation présentés dans l’offre technique (scanner, matériel informatique, matériel de télécommunication, logiciels, matériel de transport, autres matériels et équipements accessoires) acquis ou pris en location ainsi que (ii) des matériaux de construction et agencements relatifs aux sites d’exploitation des activités

4) Accorder l’exonération des droits, retenues à la source et prélèvements fiscaux sur tes factures de sociétés étrangères relatives aux Contrats d’assistance technique, de prestations, de sous-traitance et de location des équipements qui seront mis en place par te Prestataire pour (‘exécution de ses missions objet du présent Contrat étant donné que les prestations locales sont soumises au droit commun

5) Faciliter le transfert à (‘extérieur des sommes dues par la société à ses Prestataires de services et sous-traitants dans tes 5conditions prévues par la loi.

Article 41: De la prise en compte des certificats d’inspection

La qualité, la quantité, te poids, L’espèce tarifaire et la valeur en douane certifiés par le Prestataire sont ceux à prendre en compte pour Le dédouanement des marchandises. En cas de désaccord entre le service des Douanes et Le Prestataire, une conciliation est faite par le Comité de Conciliation prévu à l’article 42.

Article 42: De la composition du comité de conciliation

Le Comité est composé comme suit:

- Président: Représentant du Ministre en charge des Finances

• Membres:

+ 2 représentants de L’Administration des Douanes

+ 2 représentants du Prestataire

• 1 représentant de La Chambre de Commerce et d1ndustrie du Bénin.

Le Comité se réunit en présence de (‘Opérateur économique concerné/importateur ou de son représentant.

Article 43 : Sanctions

Le Prestataire est considéré en défaut d’exécution s’il rie se conforme pas aux

dispositions contenues dans le présent Contrat.

Le Prestataire s’engage à supporter une pénalité équivalente à 5% de La rémunération des prestations de scanning des conteneurs et frets en souffrance du fait de L’indisponibilité des scanners.

Pou le Gouvernement

Ministre d’Eta Chargé de La Prospective, du Développement, de

L’évaluation des Politiques Publiques et La Coordination de l’Action Gouvernementale,

Protestation des agents de la DEC- Enseignement secondaire et formation technique hier:Mahougnon Kakpo totalement désavoué