La crise dans le secteur de l’éducation a pris maintenant une nouvelle tournure qui inquiète les usagers de l’école béninoise et décourage les observateurs de la vie politique nationale, ne serait-ce que depuis 2006. A la vérité, les enseignants sont ceux qui ont le plus bénéficié de la «douceur» du changement. Si aujourd’hui, le gouvernement de Dr Boni Yayi se trouve incapable de satisfaire toutes leurs revendications, il a raison. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. La hargne avec laquelle les enseignants font pression sur le gouvernement amène à se demander s’ils ne sont pas manipulés par des forces de l’ombre et dans l’ombre. Il ne serait pas superflu de se demander si par ces «grèves acidulées», leur intention n’est pas de rendre le pays ingouvernable. Les ministres de la république ont vu juste en descendant sur le terrain pour procéder au contrôle. Ceux qui veulent enterrer le savoir au Bénin doivent être punis avec rigueur et ceux qui veulent le tirer par le haut et vers le haut doivent être protégés. Il y a quelques années par le passé, l’enseignant était un rejeton de la société. Avec sa BBCT et son Jean et Tee-shirt, aucun parent n’éprouvait du plaisir à laisser sa fille aller en mariage avec lui. Mais, sous Boni Yayi, ils sont même en véhicule, chez eux et bien habillés, avec de belles nanas et souvent dans les restaurants huppés de la place. Que veulent-ils d’autre ? Sont-ils le seul corps de métier public à jouir des fruits de la souffrance collective ? Ont-ils la crainte de Dieu dans leur élan suicidaire ? L’école béninoise est-elle la propriété privée de Boni Yayi pour qu’ils pensent lui faire mal en la ruinant ? Ces dépositaires du savoir savent – ils que leur métier est une vocation et un sacerdoce ? Savent – ils que refuser d’inculquer le savoir est un péché et un précédent gravissime comparable à ce désordre que les paramédicaux orchestre souvent en assistant à la mort des malades parce que en grève ? A ce niveau d’engagement et de volonté affichés par Boni Yayi pour booster le développement du Bénin, le durcissement de la position des enseignants n’est pas raisonnable car il n’y aura pas de miracle pour résoudre leur problème. Alors, bon vent aux ministres en tournée et à Boni Yayi pour sévir.
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Tournée gouvernementale
A la suite des décisions du Conseil des Ministres en sa séance extraordinaire du jeudi 1er mars 2012 relatives à la situation de grève dans les ordres d’enseignement primaire et secondaire, des délégations du Gouvernement se rendront en mission d’informations et de sensibilisation auprès de nos populations sur l’ensemble du territoire national pour compter de ce jour.
A cet effet, elles rencontreront dans tous les communes et arrondissements : les maires, les conseillers municipaux et communaux, tous les élus locaux, les associations des parents d’élèves, les responsables des confessions religieuses, les rois, les têtes couronnées, les sages et les retraités, les associations de femmes, de jeunes, les producteurs et artisans, les chefs des circonscriptions scolaires, les enseignants, les receveurs-percepteurs, les commandants de brigades de la gendarmerie et les commissaires de police.
Ces différentes délégations tiendront avec ces groupes et structures des séances d’information sur les tenants et aboutissants des mouvements de grève actuels qui pénalisent l’éducation de nos enfants, et portent atteinte à la paix et à la quiétude dans notre pays.
Il est demandé à chacun et à tous d’aider à la parfaite réussite de ces missions. Les délégations envoyées en mission d’information et de sensibilisation sur le terrain ont pour responsabilité de constituer des structures départementales, communales, d’arrondissement et de village pour suivre et contrôler la présence des enseignants sur les lieux de travail et d’en rendre compte aux préfets des départements aux fins de saisir le comité interministériel placé auprès du Ministre de l’Economie et des Finances.
Toutes ces tâches devront être accomplies avec la plus grande diligence et dans la plus grande sérénité pour une prompte reprise des activités académiques et éviter ainsi à notre peuple et à la communauté scolaire le spectre de l’année blanche.
Par ailleurs, il a été constaté que certains enseignants font pression sur leurs collègues et sur les élèves, les obligeant à abandonner les salles de classe pour les rues mettant ainsi leur sécurité en danger. Tout enseignant qui se rendrait encore coupable d’une telle forfaiture s’expose à la rigueur des lois de la République.
Les élèves et les enseignants sont instamment invités à refuser tout à appel à manifestation d’où qu’il vienne, à garder leur calme et à rester au sein de leurs établissements.
La Présidence de la République.
Conseil des Ministres extraordinaire du jeudi 1er mars 2012
REPUBLIQUE DU BENIN
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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
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SECRETARIAT GENERAL C O M M U N I Q U E DU GOUVERNEMENT
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N°04/PR/SGG/Extra/Com
Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance extraordinaire le jeudi 1er mars 2012 sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.
Au début de la séance, le Chef de l’Etat a fait observer une minute de silence à la mémoire de feue Madame Soubédatou CHITOU épouse MATHYS, mère de Madame Alayi Adidjatou MATHYS, Ministre de l’Economie et des Finances, décédée le 1er mars 2012.
Au cours de la séance, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création, attributions et fonctionnement du Comité de réflexion et de gestion de la crise pétrolière.
Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé plusieurs communications notamment une communication du Ministre de l’Economie et des Finances relative à la construction de blocs administratifs au profit des personnels de la douane, de la gendarmerie et de la police nationale au niveau de deux postes frontaliers.
Le Conseil des Ministres a examiné une nouvelle fois le compte-rendu du Ministre de l’Economie et des Finances relatif à l’incidence financière de la prise en compte des revendications des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire et de l’enseignement technique sur la masse salariale.
En effet, depuis quelques mois, des enseignants de la maternelle, du primaire, du secondaire et de l’enseignement technique et professionnel observent un mouvement de débrayage sur fond de revendication d’ordre salarial.
Malgré les négociations engagées et qui se poursuivent avec les responsables syndicaux, le mouvement continue, contraignant élèves et écoliers à l’abandon des classes pour la rue.
Or comme précédemment rappelé, les enseignants avaient été les premiers bénéficiaires de l’augmentation de 25% de l’indice du traitement. Ce qui a suscité chez les Agents des autres secteurs des arrêts de travail de plusieurs mois avec pour revendication essentielle la correction de la discrimination créée par l’augmentation du traitement accordé aux enseignants.
Les débrayages qu’observent les en l’Economie et des Finances un Comité Interministériel de suivi et du contrôle de l’effectivité des défalcations sur salaires pour fait de grève ;
Constituer des structures départementales, communales, d’arrondissement et de village pour suivre et contrôler la présence des enseignants sur leurs lieux de travail et d’en rendre compte au Comité interministériel placé auprès du Ministre de l’Economie et des Finances ;
Déployer des équipes gouvernementales conduites par des Ministres sur l’ensemble du territoire national pour rencontrer les populations et de leur tenir le langage de vérité.
En tout état de cause, tout enseignant qui ne reprendrait pas service pour compter du mardi 6 mars 2012, verra son traitement salarial suspendu. Il ne pourra être rétabli dans ses droits qu’après production d’un certificat de présence au poste et de service fait dûment signer par les autorités compétentes.
Le Conseil des Ministres rappelle tout particulièrement aux Chefs d’Etablissements et à leurs Adjoints, le cas échéant ainsi qu’aux membres des directions qu’ils seront purement et simplement radiés de la Fonction Publique en cas d’observance de mouvement de grève de leur part et ce conformément aux textes en vigueur.
Par ailleurs, le Conseil des Ministres félicite les enseignants qui continuent de vaquer quotidiennement à leurs occupations, et les rassure quant à leur sécurité sur leurs lieux de travail.
Dans ce cadre, des instructions ont été données au Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et des Cultes et au Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire pour des dispositions nécessaires à prendre pour protéger les intéressés dans les écoles, les établissements et les lycées.
Fait à Cotonou, le 1er mars 2012
Le Secrétaire Général du Gouvernement,
Eugène DOSSOUMOU