Révision de la constitution:Le projet renvoyé aux calendes grecques

 

Personne ne doute de l’opportunité de la révision de la constitution de 11 décembre 1990. Mais la procédure a été tellement mal enclenchée que le projet a tôt fait de laisser presque tout le monde sceptique. Le projet inscrit à l’ordre du jour de la dernière session extraordinaire au parlement n’a pu être abordé. Pas même un consensus au niveau de la commission des lois. Et rien n’était encore clair sur la version finale du projet à soumettre à l’étude au parlement. On doute de la bonne foi des thuriféraires du pouvoir qui ont voulu forcer le passage, pour imposer au peuple béninois une révision bâclée. En écoutant les uns et les autres, on relève un vice de forme et de fond dans le projet concocté en catimini par des mouvanciers sans doute mus par des motivations confidentielles. Aujourd’hui, le défaut de consensus a bloqué l’étude de ce dossier, et il y a d’autres priorités plus pressantes à mettre au goût du jour. Par Jacques SEGLA

L’opposition formelle à toute révision précipitée

L’avocat Joseph  Djogbénou a été très incisif dans son opposition à ce  projet de révision. Pour lui, le temps ne se prête pas à cette révision brutale. Il y a trop d’orage. Le processus d’amendement mis en branle n’aboutira qu’à un bouleversement total des fondamentaux du régime démocratique. Nous tomberons dans un régime difficilement identifiable politiquement. Le hic, c’est que jusqu’à présent, personne n’a encore la dernière monture du projet. Tout laisse penser à un marché  de dupe, s’inquiète Me Djogbénou. Le projet actuellement disponible fausse l’équilibre des pouvoirs. Par exemple, le pouvoir judiciaire est réduit. Le pouvoir législatif est restreint. Et qui gagne ? C’est l’exécutif et la cour constitutionnelle. Le pouvoir exécutif, avec le renfort de l’initiative populaire qui n’a seulement besoin que des signatures de mille citoyens par département pour être prise en compte. Alors, bien que Boni Yayi ne cesse de clamer avec ferveur qu’il est à son deuxième et dernier mandat, qui peut empêcher à ces mille citoyens par département d’initier une proposition de loi demandant au bâtisseur providentiel de rester au pouvoir ?  L’exécutif bénéficie également le renfort de la cour constitutionnelle qui peut désormais contrôler la constitutionnalité des décisions de justice. Le parlement de son côté doit partager ses prérogatives avec la cour constitutionnelle  qui pourra rendre exécutoire le projet de loi des finances et les autorisations de ratification qui souffrent de la non approbation spontanée des députés. Comme quoi, il y a beaucoup de pièges dans le projet de loi qu’on veut faire avaler aux députés dans la précipitation.  La veille permanente s’impose donc, parce que, conclut Me Djogbénou, sauf exception, toutes les révisions conduisent à une crise aiguë.

 Me Adrien Hougbédji a donc raison de penser que le pouvoir qui a initié ce projet veut continuer à évoluer de bâclage en bâclage. Et le président maire Nicéphore Soglo n’est pas allé par quatre chemins pour condamner une révision précipitée et suspecte de la constitution béninoise. Pour lui d’ailleurs, la priorité aujourd’hui, c’est l’audit transparent et une correction judicieuse de la Lépi avant le démarrage de la fièvre électorale pour les communales.

 L’honorable Lazare Sèhouéto, de son côté, ne cache pas non plus ses appréhensions. Selon lui, les mauvais exemples qui produisent les mauvais effets que nous enregistrons dans la sous-région ne doivent pas tenter le Bénin. Car il ne faudrait pas que nous rejoignions ce pelletons-là, parce que nous avons déjà suffisamment de problèmes. Nous ne devons pas en rajouter.

Position nuancée de certains proches du pouvoir

Proche du pouvoir, la ministre Réckya Madougou estime qu’il faut dépassionner le débat autour de la révision de la constitution. Que les uns prennent le niveau de l’enjeu en conscience, et que les autres fassent véritablement preuve de bonne foi, et que les débats soient vraiment élargis, que toutes les forces vives de la nation soient associées, que les experts qui ont compétence en la matière s’associent au débat dans une large mesure, et que la démarche soit profondément revisitée.

L’honorable Sacca Lafia s’est également invité au débat. Pour lui, au regard de la constitution du 11 décembre 1990, la révision n’est ni anticonstitutionnelle, ni illégale, ni antidémocratique, ni opportuniste. Elle procède de l’exigence d’amélioration et d’adaptation de cette constitution après vingt ans de pratique. Cependant, a-t-il nuancé, il  importe de faire observer que la constitution béninoise est le produit du consensus national issu de l’historique conférence des forces vives de févier 1990. C’est pourquoi le parti de l’union pour la démocratie et la solidarité nationale adhère au souci de dialogue politique et de large débat national sur la révision… Dans son esprit,  l’antidote de l’intoxication, de la désinformation et des procès d’intention qui embrouillent et rendent perplexes les honnêtes citoyens, c’est le débat large et contradictoire sur le projet de révision de la loi fondamentale. Ce débat permettra de démasquer les personnes de mauvaise foi tapies dans l’ombre qui continuent de distiller dans l’opinion l’idée d’une conspiration savamment orchestrée pour une révision opportuniste. Que le projet soit donc repris en main par les principaux acteurs, et conduit de façon concertée dans l’intérêt supérieur de la nation béninoise.

Pour sa part l’honorable Nicaise Fagnon s’est prononcé pour un report sine die des débats sur la révision de la constitution, parce que le contexte dans lequel se trouve notre pays exige que l’on mette un bémol dans cette affaire. Le tronc commun, c’est la recherche d’un large consensus. Au regard du contexte de la sous-région, détaille t-il, notamment le cas du Sénégal, nous avons, au niveau de la commission, suggéré que, pour calmer les esprits, il faille disjoncter le compteur. Quitte à ce que, une fois réunies les conditions d’un large consensus, on puisse revenir, de façon sereine, sur l’étude de la loi sans suspicion aucune.

En tout état de cause, si tout le monde est d’accord que l’on fasse une relecture de la loi fondamentale de 11 décembre 1990, on trouve à redire sur la procédure. Une loi fondamentale n’est pas une note de service qu’on peut s’enfermer entre les quatre murs pour signer. Alors, révision d’accord, mais pas maintenant, peut on s’exclamer aujourd’hui.

Nomination à la Direction générale du génie militaire.:Le Colonel Bonaventure Vigan-Mèdji pour réaliser de grands exploits

 

le Colonel Bonaventure Vigan-Mèdji préside désormais aux destinées de la direction générale du génie militaire du Bénin. Nommé à l’issue du dernier conseil des ministres, il avait récemment engagé de grandes oeuvres au sein de cette institution en qualité de directeur par intérim, avant de se voir coinfirmé au poste par le ministre de tutelle. En effet, c’est sur son initiative personnelle que la voie d’accès au camp Ghézo de Cotonou a été réalisée. Un  tronçon construit sur fonds propres du génie militaire. A l’occasion  de l’inauguration de ce joyau, le chef d’Etat Major général des forces armées béninoises, le général de division Mathieu Amoussa Boni à formuler à l’endroit de ce dernier  un message très élogieux.

Par Claudel ZONDJI ( Stagiaire)

 

La réalisation de la voie d’accès au camp Ghézo de Cotonou se révèle être une première dans la vie du génie militaire. Le génie militaire s’était illustré par de grandes œuvres sur l’ensemble du territoire national comme les nombreuses écoles réalisées sur instruction du chef de l’Etat. Mais elle n’avait pas encore réalisé une prouesse pareille. Ceci est à l’actif du Colonel Bonaventure Vigan-Mèdji qui, suite au dernier conseil des ministres est confirmé à son poste. Des informations glanées ci et là sur le parcours du Colonel Vigan-Mèdji, il ressort que depuis 2011, il occupait les fonctions de directeur adjoint de la même structure après un précédent séjour de 2004 à 2008. Egalement, précédemment Directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) de 2008 à 2011, l’homme a fait parler son sens aigue de gestion de la chose publique et sa capacité à de conception et de prospection au service de la sécurité publique. On dit aussi du Colonel Vigan-Mèdji  qu’il a de nombreuses références dans la hiérarchie militaire. Le général de division Mathieu Boni, les généraux de brigade Soumanou Oké et Djinou, du Colonel N’pina… en sont quelques exemples.

Des études et une vie professionnelle de référence

Le colonel Bonaventure Vigan-Mèdji a connu un parcours professionnel dont ses proches témoignent les mérites. Il a été recruté au sein des forces armées béninoises depuis janvier 1984 après une formation de plusieurs séjours en France. En 1985, il sort breveter de l’école technique de l’armée de l’air après une formation de formation de mécanicien radio. La même année, il aurait été admis en tant que major au cours spécial de l’école de l’air de salon de France en qualité d’élève pilote de chasse d’où il va sortir avec le titre d’ingénieur en aéronautique. Mais en 1987, il va complètement s’orienter vers une formation d’ingénieur de l’armée de terre à Versailles. Il est rentré sur titre au sein de cette école avec le garde de sous lieutenant. Après deux années de formation,  il sort de cette école en 1989 avec le titre d’ingénieur de l’armée de terre option bâtiment et travaux publics. . Il va repartir en France en 1991 pour suivre le cours d’application du génie avant de revenir au pays où il a occupé plusieurs postes.

Retour effectif de l’escorte à la douane:Quel avenir pour les réformes et le PVI?

 

Le bruit avait couru que la communauté internationale menaçait de venir auditer les contrats de partenariat que le Bénin a signés avec des privés. L’alibi a été vite trouvé pour poser la problématique de la révision  du contrat entre le gouvernement béninois et Bénin control SA. Nous y sommes déjà, avec le retour de l’escorte des véhicules d’occasion à la douane. Par des tergiversations dans la mise en œuvre des grandes réformes, le Bénin peut-il être pris encore au sérieux ?

Par Jacques SEGLA

Il n’y a pas si longtemps, le chef de l’Etat Boni Yayi jurait qu’il ne reculerait jamais dans la mise en œuvre des réformes qu’exige le PVI-NG auquel se trouve intimement rattachée la prospérité du port de Cotonou. Pour forcer l’adhésion populaire à la cause, les ministres du gouvernement avaient été dépêchés dans leurs fiefs respectifs pour sensibiliser les populations des villes et contrées les plus reculées. Des griots de la refondation avaient trouvé pour prétexte de justifier des shows médiatiques sans pertinence. Maintenant que, par des arguties savamment concoctées pour soutenir les divers chantages au gouvernement, l’escorte est retournée à la douane, on est fondé à se demander à quoi ont servi ces différentes campagnes d’information et de sensibilisation à grand renfort de battage médiatique ? Du vrai gâchis, à un moment où l’on clame  »austérité économique et financière ». Pour qui ceux qui nous gouvernent prennent-ils les Béninois en cette ère de refondation ? Certes, avec la crise de l’école, le quartier latin serait devenu le quartier crétin. Mais ce n’est pas pour autant que tous les Béninois auraient perdu la tête, et seraient tous incapables de discernement. Le retour de l’escorte à la douane est une reculade indécente. A moins que l’on nous donne la preuve que les réformes liées au PVI n’étaient vraiment pas opportunes. Sinon,  Bénin Control SA, bras armé du PVI, devait éviter au Bénin les actes de corruption régulièrement relevés au passif de la douane. Par quel miracle les douaniers corrompus d’hier se sont-ils soudainement mués en hommes intègres dont les réformes ne peuvent actuellement se passer ? L’Etat béninois peut il, dans ces conditions, échapper à un procès qu’il ne peut gagner devant Bénin Control SA ? Quel crime les hommes d’affaires béninois ont-ils commis pour mériter d’être toujours torpillés par leurs propres frères? Au Bénin, toutes les masturbations intellectuelles et autres intrigues sont de mise lorsque des intérêts sont en jeu. Et c’est tout un drame quand la politique s’en mêle.  En signant la caution du privilège de l’escorte à la douane, au détriment de Bénin Control SA, on sacrifie littéralement les intérêts d’un compatriote qui a dû pourtant souscrire de lourds investissements pour la cause. Les cadres en charge de ce dossier mesurent-ils tout le tort qu’ils font à l’opérateur économique et à l’Etat béninois ? Le gouvernement ne risque t-il pas de perdre toute crédibilité auprès des investisseurs qui hésitaient déjà à se laisser séduire par le label Bénin ? Autant et autant de questions qui nous replongent dans le fond du feuilleton PVI qui ne vient que de commencer. Affaire à suivre donc.

Crise dans le secteur de l’éducation:Enfin l’épilogue ?

 

A la suite des centrales et confédérations syndicales qui, lundi dernier, avaient appelé les enseignants à une reprise citoyenne des cours, le haut conseil syndical de l’éducation a mis les pieds dans les plats hier mardi. On peut maintenant pousser un ouf de soulagement en imaginant le bout du tunnel imminent.

Par Jacques SEGLA

Tout le monde se plaignait de la persistance du débrayage malgré les différentes mesures prises par le gouvernement. Les événements du CEG l’Entente, mercredi dernier, en ont particulièrement rajouté à la psychose. Mais comme par enchantement, les enseignants, eux-mêmes visiblement essoufflés par cette grève, décident de reprendre effectivement les cours dès ce mercredi 28 mars 2012. Peu importe les raisons qu’ils ont évoquées pour justifier cette nouvelle donne qu’on pouvait difficilement prévoir, vu les contradictions atypiques qui avaient meublé l’actualité toute l’autre semaine. A présent, les enseignants renvoient la balle dans le camp du gouvernement, et se disent même prêts à concéder un réaménagement du calendrier de l’année scolaire, en vue de rattraper les temps perdus. Mais l’engagement à renouer avec les activités académiques est assorti de conditions. En effet, le haut conseil syndical de l’éducation demande que le gouvernement arrête toutes les menaces de défalcation et de radiation, exige des excuses publiques par rapport aux incidents du collège de l’Entente, ainsi que l’arrêt des violations intempestives des franchises scolaires. De toute évidence, les enseignants sont désormais déterminés à fumer le calumet de la paix, pour le bonheur de l’école béninoise en particulier, et de la nation toute entière en général. Il ne reste maintenant qu’à souhaiter que le gouvernement joue toute sa partition pour redonner espoir à tous les usagers de l’école béninoise.

Invité sur Zone Franche dimanche dernier:Roger Dovonou pose un diagnostic très édifiant de l’agriculture béninoise

 

L’émission dominicale Zone Franche de Canal3-Bénin recevait comme invité dimanche dernier,  L’ancien ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche du Dr Boni Yayi, Roger Dovonou. Face à nos confrères Brice Houssou et Léandre Adomou, le débat avec ce cadre chevronné du MAEP a essentiellement porté sur la situation de l’agriculture béninoise et les propositions pour une croissance soutenue de la production. Cependant, l’invité de Canal 3  n’a pas manqué de se prononcer sur la division au sein des cadres d’Agonlin.

Par Lorys S.C HOUNON

La mise en œuvre efficiente du Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA) est le seul gage d’une croissance soutenue. Roger Dovonou m’a démontré dimanche dernier sur le plateau de Canal 3 dans une analyse comparative des réalisations faites sous sa direction et les efforts actuellement en cours. Selon ce cadre du MAEP, le Bénin dispose d’un potentiel agricole impressionnant encore sous exploité. C’est donc fort de ce constat que le PSRSA a été élaboré. A travers cet ambitieux projet dont la mise en œuvre  exige la couverture des besoins agricoles, l’amélioration de la productivité et de l’attractivité des jeunes dans le secteur, le Bénin entend booster son émergence économique. Toujours pour appuyer la mise en œuvre de cette réforme,  le Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole (PPMA) a été lancé dans un processus de complémentarité afin d’intensifier la production et de réduire le temps de travail.  Seulement, l’insuffisance de ce projet qu’il va falloir corriger reste l’indisponibilité des pièces de rechange et le retard noté dans la création des centres de maintenance, va souligner Roger Dovonou. En plus des efforts enregistrés sur le plan de la mécanisation, il y a également eu la subvention des intrants qui constitue une autre avancée avec plus de 10 milliards d’intrants commandés. Au-delà de ces aspects essentiels à l’intensification de la production, figure la question essentielle de la valorisation des périmètres inexploités que sont les vallées et les bas-fonds.

Les freins à l’exploitation des vallées

Au nombre des atouts agricoles du Bénin, figure en bonne place les riches vallées et autres espaces cultivables inexploités jusque là. Selon le ministre Dovonou, cette situation est liée au problème foncier, en occurrence la sécurisation des terres agricoles. Le défaut de sécurisation de ces terres explique le manque d’entrain des investisseurs tant nationaux qu’internationaux à valoriser cette richesse nationale. L’urgent selon lui, est d’accélérer le processus de sécurisation de ces zones pourvoyeuses de la richesse nationale. Pour Roger Dovonou, le chantier est vaste et le taux de couverture de la production nationale demeure faible au regard du niveau d’importation.

Un grand besoin d’intensification de la production

Le paradoxe au Bénin est que le pays produit des céréales mais se voit bien obliger d’en importer pour assurer la couverture nationale. En se prononçant sur cet état de chose, Roger Dovonou laisse entendre qu’à part le maïs et les tubercules dont la production est relativement stable, le taux des céréales comme le riz, les produits halieutiques, les œufs et la viande sont encore en deçà du niveau d’importation, ce qui nécessite un besoin d’intensification de la production. Outre l’intensification, la transformation reste aussi un autre défi qu’il faudra relever.  » Les chantiers inexplorés sont énormes et la jeunesse doit s’y intéresser parce que le besoin est encore énorme. En plus, il faudra œuvrer progressivement à la transformation. C’est aussi une valeur ajoutée importante « , a-t-il ajouté.

Malgré la guerre de leadership, l’espoir est permis

C’est en substance ce qu’il faut retenir des déclarations du ministre en ce qui concerne la crise de leadership qui secoue la région Agonlin. Pour Roger Dovonou, l’individualisme poussé et l’absence d’un leader charismatique capable de rassembler les fils et filles d’Agonlin autour de l’essentiel, sont quelques-unes des raisons qui ont fait le lit à cette situation. Cependant, l’espoir reste permis car les efforts de réconciliation entamés depuis un moment portent déjà leur fruit.

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BENIN: Pierre d’Alcantara Zocli engage de réformes profondes

A quelques jours de la fin de sa mission à la tête de la Commission spéciale transitoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), M. Pierre d’Alcantara Zocli vient de lancer de nouvelles réformes pour remettre la structure sur orbite. Ainsi, une série d’actions, essentiellement des audits ont été initiées pour faire le point de la gestion de l’institution et la lumière sur un certain nombre de pratiques. Par Claudel Zondji Dans sa détermination à donner un visage plus attrayant à la Ccib, l’équipe du président Pierre d’Alcantara Zocli vient de lancer des audits sur la gestion du patrimoine de l’institution consulaire. Ces audits portent sur trois points : l’audit comptable et financier, l’expertise immobilière et mécanique. Ces différents audits ont d’après la Ccib, entre autres pour objectifs de procéder à l’évaluation du patrimoine immobilier de l’institution afin de proposer un plan de restructuration et de procéder à l’évaluation de son parc automobile en vue d’élaborer ’’un plan de réforme des véhicules amortis et un plan de renouvellement du parc’’. Il faut noter que quoique indispensables pour la restructuration de la maison Ccib ne sont intervenus qu’à l’issue d’un long processus. Il y a eu dans un premier temps, un état des lieux décidé par la Commission spéciale transitoire dont le rapport a été transmis à l’autorité de tutelle. Ensuite, l’état des lieux a débouché sur la prise de mesures conservatoires dont les principales sont, entre autres, l’audition de certains cadres de l’institution, sous procès verbal d’huissier et un début de redéploiement des cadres de l’administration de la Ccib. Et dans cette dynamique, le présidentPierre d’Alcantara Zocli s’est depuis hier séparé du Sg de la Ccib, Donatien Adanou Zonou, du Daf, William Sourou, du Trie Luc Kpadé et du Csad/Kandi, Louis Biaou. Par contre, Hyppolite Koukou bénéficie de la confiance des membres de la Commission transitoire de la Ccib et est nommé nouveau Sg de la Ccib de même que Adam Djibigayé qui est fait nouveau Daf de l’institution consulaire.

Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-NG):Des preuves du manque d’adhésion des douaniers

 

La mobilisation générale et sincère tant souhaitée autour du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération est loin d’être réelle au niveau de certains services impliqués dans le processus. La situation au niveau de la recette des douanes de Cotonou, précisément à  la division dépôt, est l’illustration parfaite de la marche à reculons volontaire des douaniers face au PVI.

Par Pius Zongo     

La mise en œuvre efficiente du PVI peine à être effective au niveau de certains services de la douane béninoise. En tout cas, en ce qui concerne la division dépôt de la recette des douanes de Cotonou, les faits observés contrastent totalement avec le simulacre de soutien organisé pour démontrer au chef de l’Etat que les douaniers adhèrent aux réformes. En effet, des informations très crédibles recueillies sur ce service amènent à conclure que les premiers ennemis du PVI sont les douaniers eux-mêmes. En prenant l’exemple de ce secteur, il faut noter que les nombreuses plaintes des opérateurs et autres usagers ont toutes leurs fondements dans pratiques anti-développement de certains agents. Ainsi, apprend-on qu’au premier loge des plaintes des usagers figurent des histoires de vente de marchandises avant le délai de 120 jours impartis. Ces ventes se font sans l’affichage de l’avis de vente et ne passent pas aux enchères publiques. L’ingérence dans le processus, les ventes programmées en collaboration avec les gestionnaires des terminaux et des parcs de ventes de véhicules d’occasion, les 11% de frais supplémentaires perçus sur les adjudicataires au lieu de 6% constituent entre autres les plaintes et goulots d’étranglement qui tirent les réformes vers le bas. D’autres anomalies observées portent sur ce que le receveur n’a souvent pas connaissance des marchandises frappées de dépôt avant l’établissement des requêtes de confiscation, des marchandises n’existent plus physiquement alors qu’elles sont reprises par la requête de  confiscation, l’affichage de l’avis de vente ne se fait pas selon la prescription, ce qui dénature le caractère public des ventes, le dépôt ne dispose pas d’un registre d’enregistrement des marchandises en dépôt conformément aux dispositions du code des douanes, non respect de l’affichages dans les lieux public, le dépôt ne reçoit aucune copie des manifestes des navires et n’a donc aucune possibilités de vérifier l’affectivité de l’entrée en dépôt des marchandises ainsi que l’existence des titres de transports. Ce lot de disfonctionnements vient donc justifier que des douaniers sont réticents face au PVI. Une restructuration  très profonde de la situation s’impose alors afin de favoriser la poursuite de réformes engagées. La suivie du PVI en dépend.

Tournée gouvernementale d’explication sur la crise dans l’enseignement:Martial Sounton et sa délégation sensibilisent les populations d’Abomey, d’Agbanhizoun et de Djidja

 

Le ministre de la réforme administrative et institutionnelle, Martial Sounton, à la tête d’une forte délégation gou vernementale était lundi et mardi derniers dans le département du Zou pour des séances d’échanges et d’explication avec les po pulations, les couronnées et les acteurs de la société civile sur la crise qui secoue le système éducatif béninois.

Par Prince SETON

Dans sa tourné d’explication, le ministre Sounton a parcouru les communes d’Abomey, d’Agbanhizoun de Djidja à la tête d’une forte délégation. A chaque étape de son périple, le MRAI a longuement expliqué aux directeurs des écoles et aux populations le bien fondé de la décision du gouvernement. Depuis 2006, la condition des enseignants a toujours été la préoccupation majeure des différents gouvernements du Dr Boni Yayi. C’est ce qui explique les nombreux avantages accordés à la corporation dans la vision de revaloriser la fonction enseignante. De ce fait, le jusqu’au-boutisme des syndicats des trois ordres de l’enseignement est condamnable au même titre que les mouvements de grève perlé. Le ministre Sounton souligne que la crise a assez perduré et  ne fait que pénaliser les élèves qui constituent l’avenir du Bénin. C’est pourquoi il va lancer un appel à tous les acteurs d monde éducatif pour un retour au calme. L’année blanche n’arrange personne. Et les enseignants le savent pertinemment. Il faut vite renouer avec le dialogue pour sauver l’année va-t-il conclure.

Grève des enseignements / Mise en a application des mesures prises par le gouvernement:Les comités de contrôle aux trousses des grévistes

Sur instructions fer mes du chef de l’Etat, des comités de contrôle de présence des enseignants au poste sont installés sur l’ensemble du territoire national. Dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, Placide Azandé a très vite pris ses responsabilités.

Au niveau départemental, il prend la tête dudit comité. Dans cette structure, il est secondé respectivement du Secrétaire Général de départements, du commandant de compagnie de gendarmerie de Cotonou, du Directeur départemental de la police nationale, du délégué militaire départemental, du président de l’association des parents d’élèves, du receveur des finances, du directeur départemental de l’enseignement maternel et primaire et du directeur départemental de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle.

Au niveau communal, le comité est composé du maire, du secrétaire général, des chefs d’arrondissements, des conseillers communaux, du chef de la circonscription scolaire, du président de l’association des parents d’élèves, du receveur percepteur, du commandant de brigade et du commissaire de police.  S’agissant de l’arrondissement, le chef d’arrondissement préside naturellement le comité. Son secrétaire d’arrondissement en est le rapporteur. Les chefs villages, les élus communaux membres de la localité et le président de l’association des parents d’élèves en sont les membres.  Au niveau du village et du quartier de ville, le chef village ou le chef quartier préside ledit comité de contrôle. Le secrétaire de village, les membres du conseil de village et le président de l’association des parents d’élèves forment ce comité.  Ces différents comités ont pour mission de procéder au contrôle journalier de la présence des enseignants au poste afin d’établir la liste des enseignants présents et absents au poste. Les comités communaux, d’arrondissements et de villages vont faire acheminer les résultats de leurs travaux au comité départemental, qui fera directement le point de la situation au Président de la République.

Suite à la signature de la Charte nationale pour la gouvernance du développement du Bénin:Le ministre Sounton plaide pour un engagement collectif à la réhabilitation des valeurs cardinales

Le jeudi 23 février dernier, tous les corps constitués de la nation ont assisté à la cérémonie de signature de la Charte nationale pour la gouvernance du développement du Bénin, présidée par le chef d el’Etat en personne. Au lendemain de cet acte de haute portée politique, le ministre de la réforme administrative invite les béninois à s’engager pour la réhabilitation des valeurs fondamentales et cardinales. Lire le communiqué

COMMUNIQUE

REPUBLIQUE DU BENIN

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MINISTERE DE LA REFORME

ADMINISTRATIVE ET INSTITUTIONNELLE

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LE CABINET

Cotonou, le 29/02/2012 N° 280/MRAI/DC/SP-C

 

Le Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle remercie les représentants de l’ensemble du corps social qui ont pris part massivement à la cérémonie solennelle de signature de la Charte nationale pour la gouvernance du développement du Bénin qui a lieu à la salle du Peuple du Palais de la République, le jeudi 23 février 2012 sous la présidence effective du Président de la République, Chef de I ‘Etat, Chef du Gouvernement. Par ailleurs, le Ministre de la Réforme Administrative et Institutionnelle invite chaque béninoise et chaque béninois à s’engager à la réhabilitation des valeurs fondamentales pour une postérité radieuse.

Le Bénin est une chaîne, ne sois pas le maillon manquant.

Le Ministre

 

Crise dans le secteur de l’éducation: La Fédération Nationale des Elèves du Bénin ‘’exigent’’ la reprise des cours

 

La fédération nationale des élèves du Bénin a organisé une conférence de presse pour exiger la reprise des cours dans les établissements publics. Cette conférence qui a réuni hier mercredi 29 février 2012 un parterre d’élèves et délégués de plusieurs collèges publics du Bénin a été animée dans les locaux du CEG les Pylônes d’Agla.

Par David DOLTAIRE

effet, faut – il le signaler que la raison de cette conférence de presse organisée par la Fédération Nationale des Elèves du Bénin est de réagir sur la crise qui secoue actuellement le secteur de l’éducation au Bénin. Du coup, cela fait bientôt deux mois que les enseignants ont paralysé ce secteur. Au cours de cette assise, le président de la Fédération et son adjoint ont manifesté leur ras – le bol par rapport  à cette situation qui mine aujourd’hui le monde scolaire. En les écoutants, ces élèves appellent les autorités gouvernementales et les enseignants en grève à un terrain d’entente pour que les cours reprennent normalement pour leur grande satisfaction. Face à la presse, ces élèves ont savoir que si rien fait pour corriger le tir, qu’ils seront obligés d’organiser très bientôt des marches à travers tous autres collèges privés histoire de les empêcher à suivre les cours pendant que les établissements publics sont en grève. A en croire le président de la fédération nationale des élèves du Bénin, le secteur de l’enseignement est un secteur très sensible et que personne ne peut être contre sa refonte. Enfin le père de la nation, le docteur Yayi Boni  est vivement interpellé afin qu’une solution adéquate soit trouvée.

TANDEM SOBEMAP-GRIMALDI POUR LA GESTION DE LA MANUTENTION AU BENIN:Ensemble pour aplanir les difficultés et fêter les succès

 

Le  »mariage » entre la Sobémap et Grimaldi fait des mécontents et des aigris. Surpris par non seulement la bonne santé de ce mariage, mais aussi et surtout par les bons résultats  »enfantés », certains béninois, allergiques au développement, ont ourdi une campagne de désinformation et d’intoxication sur fond de mensonges grossiers sur les paisibles et vaillants travailleurs de la Sobémap. Ces derniers ont été présentés comme ceux qui se soulèvent contre un  »agrément imaginaire », accordé à Grimaldi. Contactés, ces travailleurs disent avoir été diffamés.

Les travailleurs de la Sobémap refusent catégoriquement qu’on parle en leurs noms alors qu’ils sont vivants. C’est du moins ce qu’il convient de retenir de leur colère, laquelle colère a été suscitée par les ennemis du développement de la manutention au Bénin. Selon eux, le partenariat entre Grimaldi et la Sobémap est un partenariat  gagnant – gagnant duquel chaque partie tire son bénéfice. Ils disent l’avoir contracté librement, consciencieusement et souverainement et qu’il leur est impossible de  » cracher dans la sauce qu’ils ont eux – même préparée « . Selon les travailleurs de la Sobémap, l’acte posé par le DG Toléba le 02 Septembre 2011 et qui a consisté à déblayer le terrain pour une franche collaboration avec Grimaldi, est salvateur. Cet acte selon eux est consensuel étant donné que ce jour – là, on notait la présence des représentants des travailleurs de la Sobémap que sont les responsables du Syndicat National des Travailleurs des Manutentions Portuaires (Synatramap). L’accord ainsi conclu entre les deux structures est une preuve irréfutable de la corrélation entre le public et le privé. Autrement, les deux structures exercent, chacune pour ce qui la concerne, les opérations de manutention des véhicules au port de Cotonou. Cela ne gêne personne, même pas les travailleurs de la Sobémap, sauf qu’il donne la diarrhée aux détracteurs de ce partenariat. Il est temps de barrer la voie à cette catégorie de béninois qui ne font que cultiver l’esprit de critique. Lorsqu’on démolit, il faut déjà avoir un plan pour reconstruire. Dans le cas d’espèce, tout se passe comme s’il faut arrêter un train en marche. Les esprits avisés savent déjà la finalité d’une telle démarche et se refusent de se compter parmi ses victimes. Les Béninois dans leur grande majorité, doivent identifier ceux qui leur crèvent les yeux. Quant aux autorités de la Sobémap et de RORO, filiale de Grimaldi, elles ne doivent pas céder au chantage et aux histoires drôles. Ce qui les unit doit rester plus fort que ce qu’on invente pour les diviser. Car, jusque -là, aucun travailleur de la Sobémap ne s’est encore déclaré lassé par ledit partenaire. Alors, la cabale ainsi orchestrée doit être considérée comme la cinquième Roue du Carros. Nous y reviendrons.