La vie des peuples et des institutions a souvent été marquée par des femmes et des hommes qui, de par leurs œuvres, marquent leurs semblables dans un sens comme dans un autre.
L’objectif visé par la réalisation de ce « TOP 10 DES PERSONNALITES DE L’ANNEE 2011 » au Bénin est de mettre en exergue les citoyennes et citoyens béninois qui ont positivement marqué l’année dans leurs différents secteurs d’activité.
La mise au point de ce « TOP 10 » n’est pas le fruit du hasard. Bien au contraire. Après une liste préliminaire faite sur la base des choix de nos lecteurs, c’est à une équipe universitaire pluridisciplinaire qu’est revenue la mission de retenir le TOP 10 à partir des critères scientifiquement retenus.
En outre, votre journal a sacrifié à la tradition en distinguant la personnalité de l’année qui se trouve cette fois-ci être une femme !!!!.
LUCE KUASSI ACCROMBESSI : LA FEMME DE L’ANNEE
Pour nombre de citoyens béninois, entendre encore parler aujourd’hui de PAPME relève du miracle ; tellement la gouvernance de la direction générale précédente avait plongé l’une des plus grandes institutions de microfinance du Bénin et de la sous-région dans une hibernation trop prolongée.
Depuis 2011, tout se fait désormais dans la transparence la plus absolue et il n’y a plus de place pour les fauteurs de trouble et autres paresseux invétérés. Et les objectifs fixés mensuellement, trimestriellement, semestriellement et annuellement ont été globalement satisfaisants au cours de l’année 2011 qui a aussi marqué la relance des activités d’éducation financière en direction de la clientèle. C’est donc à juste titre que l’institution a été distinguée en octobre dernier du Sceau de Transparence par MFI TRANSPARENCY Research Associate, une association Ouest-Africaine, en guise de reconnaissance des efforts de transparence qui se font aujourd’hui à la tête du PAPME. A partir de ce sceau, PAPME bénéficiera désormais de plus de considération de la part des investisseurs et de la communauté internationale de la microfinance comme une institution véritablement transparente.
1- Dr BONI YAYI
Qui l’eût cru ? La réélection de l’homme n’était pas gagnée d’avance !!! Au regard de la cristallisation de l’adversité contre sa gouvernance à la veille des dernières échéances électorales, très peu d’analystes le prédestinaient à se succéder à lui-même. Et pourtant contre toute attente, c’est avec brio qu’il s’est fait réélire Président de la République et que sa famille politique s’est aussi adjugée les élections législatives, réduisant à sa partie la plus congrue l’opposition politique à l’Assemblée nationale.
En effet, des ‘’affaires’’, il y en a eues de toutes sortes, destinées à rendre l’année 2011 invivable et inoubliable à Boni Yayi. Les affaires telles que « CEN-SAD », « Machines Agricoles », « ICC-Services », « Dangnivo », « LEPI », etc.… ont été abondamment utilisées au cours de l’année 2011 pour lui faire perdre le pouvoir.
Coincé entre le marteau de l’UN, la plus forte opposition politique de l’Afrique de l’Ouest des deux dernières décennies, et l’enclume du candidat Abdoulaye Bio-Tchané, le 3
Ainsi, grâce à l’historique KO de sa victoire sur ses adversaires et celle écrasante de sa famille politique sur l’opposition au cours de l’année 2011, Boni Yayi est perçu par la majorité de ses compatriotes comme la première personnalité qui a très positivement marqué les esprits à plus de 80%.
2011 ayant aussi marqué le démarrage effectif des grandes réformes promises par le candidat Boni Yayi sous le nom générique de « Refondation de la République », la grande majorité des béninois le perçoivent comme le véritable héros du développement.
ème plus sérieux candidat du Nord-Bénin après Kérékou et Yayi Boni lui-même, l’«Intrus » qui a fini par reconnaître qu’il ne connaissait pas vraiment la maison s’est pourtant montré digne de la confiance des habitants de ladite maison. Ils la lui ont renouvelée en le faisant réélire de façon inédite, c’est-à-dire dès le premier tour de l’élection présidentielle : une première dans l’histoire politique du Bénin. 2- PROFESSEUR BRICE SINSIN
Pour la première fois dans l’histoire du Bénin et de l’UAC, Brice Sinsin a été élu Recteur de ladite université dès le premier tour, par un score qui en dit long sur ses qualités intellectuelles et humaines.
Totalisant près de 74% face à deux listes conduites par l’ancien Vice-recteur chargé des affaires académiques et de l’insertion professionnelle Antoine Vianou et le très célèbre professeur Capo du Département des Sciences du Langage et de la Communication, Brice Sinsin a bénéficié de la reconnaissance de ses pairs pour l’excellent travail qu’il a abattu non seulement en tant que Vice-recteur chargé de la recherche, mais aussi à travers les différentes responsabilités nationales, continentales et internationales qu’il a assumées.
Professeur Titulaire à la Faculté des Sciences Agronomiques, Chef du Laboratoire d’Ecologie Appliquée, il est promoteur du Département d’Aménagement et de Gestion de l’Environnement à la FSA (1994). Co-promoteur à la FSA de DESS (1997), de DEA (2000), de Doctorat (2000), de Master (2009) à la FSA de l’UAC et en partenariat régional. Co-promoteur d’écoles doctorales à Kumasi au Ghana (Programme WASCAL, 2010) et à Cocody en Côte d’Ivoire (Programme WASCAL, 2011). Auteur de plus de 150 publications (articles) dans les revues internationales (dont les 70 % sont des revues scientifiques à Facteur d’Impact), co-éditeur de 5 livres scientifiques (édités en 1998, 2003, 2006, 2011) dont l’Atlas de la Biodiversité du Bénin (2011) et la Liste des Espèces de plantes et d’animaux menacées ou Liste Rouge du Bénin (2011). Promoteurs de plusieurs projets internationaux de recherche impliquant actuellement 32 doctorants sous sa direction scientifique. 16 Docteurs d’Université formés pour le Bénin et pour d’autres pays (Niger, Togo, Mali, Belgique, Suisse). Membre de plusieurs associations savantes au Bénin, en Belgique, aux USA, en Inde et internationales (AETFAT, WCPA/UICN). Professeur visiteur en Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Togo, Niger, Burkina Faso, Ghana, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, RDC. Chevalier de l’Ordre National du Bénin (2009), Lauréat du Brevet de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES (2009). Promoteur du projet Herbier National et de la Flore du Bénin.
Promoteur et Editeur en chef de notre revue internationale indexée ‘‘Annales des Sciences Agronomiques’’ (parution régulière depuis 1998). Co-Editeur de revues internationales (Agroforestry System; Plant Eco. Evol., Afr. J. Eco.) et reviewer pour une dizaine de revues internationales.
Promoteur de l’Association Béninoise de Pastoralisme, ABePa en 1993 et fonctionnel depuis lors. C’est autant d’atouts qui fondent son éléction dans le top 10 et qu’il mettra certainement au service de l’Université et du Bénin
3- ADIDJATOU MATHYS
Première femme à occuper le poste de Ministre de l’Economie et des Finances en un demi-siècle d’indépendance, Adidjatou Mathys n’est pas une néophyte du monde de l’économie et des finances. Pendant longtemps Directrice générale du Trésor et de la Comptabilité publique et Directrice de cabinet au Ministère de l’Economie et des Finances, elle a marqué nombre de ses concitoyens.
S’il est vrai que dans le contexte socioculturel béninois la femme est prédestinée à mieux gérer le vécu quotidien de la famille, Adidjatou Mathys a largement dépassé ces considérations domestiques en montrant que non seulement elle a une parfaite connaissance de son département, mais qu’elle a du cran et une très grande capacité de dialogue et le tact nécessaire pour concilier tous ses collaborateurs, quels que soient leurs bords politiques, leurs appartenances religieuse et philosophique.
En effet, dès sa prise de fonction, elle n’a pas tardé à poser les bases de ce qu’il convient désormais d’appeler la « méthode de maman ». Telle la parfaite chef de famille, elle fait l’unanimité auprès des cadres et fonctionnaires de son département. Même auprès des syndicalistes de ce ministère qui ont la particularité d’être des durs à cuir. Ce n’est donc pas pour rien que dans le cadre du classement de ce Top 10, elle a été plébiscitée par le personnel du ministère, les agents des différentes structures sous tutelle telles que la Douane et les Impôts pour ne citer que celles-là. Idem chez les étudiants en économie, gestion, banque et finances aussi bien à Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo et Parakou.
Très mobile, infatigable et soucieuse de l’efficacité des services sous tutelle, Adidjatou Mathys a plusieurs fois visité en 2011 les différentes régies financières : Hilla-Kondji, Port-Douane, Aéroport ainsi que tous les points focaux de mobilisation des recettes de l’Etat. Son soutien indéfectible aux réformes portuaires est l’expression oculaire du mariage des idées du Chef de l’Etat et les siennes propres. Particulièrement au niveau de la douane, il y a des gens comme le Dg Théophile Soussia, le Cb Paul Tabé Lafia, le Cb Zodéhougan, le Cb Imorou et autres cadres de la douane qui ont compris le bien-fondé de la « démarche de maman », à savoir qu’il faut être proactif afin de donner ce que l’on a promis et de promettre ce que l’on peut donner. Ce n’est donc pas pour rien que, à la faveur de la remise des véhicules 4X4 à la douane, Maman invitait les différentes régies à mobiliser davantage de recettes en cette année 2012 pour qu’il y ait plus de dons en direction des structures sous tutelle.
4- SABAÏ KATE
5- DR CLEMENT KOUCHADE,
DG/ONAB
Après seulement 100 jours de gestion de l’Office National du Bois, Clément Kouchadé a été unanimement reconnu par les personnels de l’office, toutes catégories confondues, comme le « traceur de sillons » du plein développement de l’ONAB.
A peine nommé à la tête de l’ONAB que ce jeune Directeur général a créé la surprise en instituant une nouvelle gestion des ressources humaines. Très en avance sur les nouvelles exigences du management, Clément Kouchadé a créé une mutuelle qui fédère tous les personnels de l’office, une mutualisation qui, en détruisant les barrières érigées par les différences de catégories professionnelles, crée une véritable synergie qui confond sommet, tronc et racine de l’ONAB. Cette stratégie qui est partie intégrante de sa méthode de travail et de gestion augure d’un lendemain meilleur pour l’ONAB. En témoigne d’ailleurs la descente qu’il effectua le jeudi 22 décembre 2011 dans les forêts d’Agrimey, Massi, Akpè et Atcherigbé ; une visite en prélude à la l’installation des membres du Conseil du suivi de l’Aménagement Participatif des plantations domaniales de teck de Djigbé, d’Agrimey, Toffo, Massi et Koto.
A la lumière de ses premières actions qui donnent la garantie d’impacter très positivement la vie de l’office, on ne peut qu’être confiant de ce que les perspectives pour l’année 2012 seront plus que meilleures : puisqu’il est déjà annoncé le reboisement de 600ha à Atchérigbé, 150 ha à Dogo-Kétou, 150 ha à Bassila-Pénessoulou.
En vue d’une meilleure gestion des plantations de l’ONAB, la nouvelle administration préconise une gestion forestière participative qui inclura les collectivités locales, à savoir Mairie et Arrondissements. D’où le fait que la nouvelle administration ait suscité et obtenu la signature d’un Arrêté portant création, attribution, composition et fonctionnement du Conseil de Suivi de l’Aménagement Participatif des Plantations Forestières sous gestion de l’ONAB. Ce qui s’est d’ailleurs déjà concrétisé par l’installation, le 23 décembre 2011, du Conseil de Suivi de l’Aménagement Participatif des Plantations Forestières de la Mairie de Zogbodomey.
6- JEAN-MICHEL ABIMBOLA
Jeune, courageux, bosseur et intellectuel bon teint, Jean-Michel Abimbola à qui il a plu au Chef de l’Etat de confier le précieux département de l’Economie Maritime et des Infrastructures Portuaires, continue de prouver que le choix porté sur sa modeste personne n’était pas mal venu. Puisqu’il a su proposer au Chef de l’Etat, un quarté impressionnant et efficace qui est en réalité une véritable cure thérapeutique pour la bonne marche des quatre structures essentielles de l’appareil portuaire que sont le Port autonome de Cotonou, la SOBEMAP, la COBENAM et le CNCB.
Avec eux, Jean-Michel Abimbola forme un quinté gagnant, aussi bien dans l’ordre que dans le désordre. Sa jeunesse est un atout supplémentaire au volontarisme qui l’habite et qu’il a distillé à volonté au cours de l’année 2011. Toutes choses qui entrent dans la droite ligne de la concrétisation et de l’effectivité des réformes engagées par le Président de la République dans l’appareil portuaire en vue de le moderniser et de le rendre plus performant.
7- JEAN GOUNONGBE
Pour cet homme qu’on ne présente plus, il faut aller au développement en associant la politique, la culture et l’économie. 2011 aura été une période privilégiée au cours de laquelle il a confirmé tout le bien qu’on pensait déjà de lui.
Au plan politique, il s’est illustré par une fidélité à nulle autre pareille aux idéaux du Chef de l’Etat et de sa politique de développement. Militant de premier plan de ces idéaux et de cette politique, Jean Gounongbé a préféré s’effacer au profit d’autres cadres de sa commune natale Glazoué lors des positionnements sur la liste des candidats aux élections législatives dernières ; l’essentiel pour lui étant de faire triompher la famille politique qui se réclame du Président de la République.
Au plan culturel, l’initiateur et Président de « Mahihouendo », un espace de développement de la culture mahi, a été brillamment reconduit à la tête de l’organisation lors des manifestations de l’édition de 2011 qui ont eu lieu à Thio. Convaincu que seul on ne peut construire le développement, il n’a de cesse d’œuvrer pour resserrer les liens entre Mahis d’abord puis ensuite entre Mahis et Idatchas, les deux grandes communautés du département des Collines en général et de sa commune d’origine en particulier. Cette nécessité pour les deux communautés de travailler en synergie, il la démontre par l’exemple à travers l’appartenance ethnique hétéroclite des milliers d’agents qu’il emploie dans ses différentes sociétés.
Au plan économique, jean Gounongbé a lancé en 2011, l’idée de la création d’un fonds d’investissement destiné à la jeunesse Mahi. Une initiative qui tranche avec le comportement généralement observé chez d’autres leaders qui ne s’intéressent à la jeunesse qu’en temps de campagne électorale.
8- JUDITH GLIDJA
Enseignante à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion à l’Université d’Abomey-Calavi et à l’Ecole Doctorale en Economie et Gestion de Cotonou, Judith Glidja était jusqu’en novembre dernier titulaire d’un Doctorat en sciences de gestion ; une thèse soutenue en février 2009. Mais au 15
2011 est donc pour cette férue des planches, une année charnière. Car en devenant la première femme béninoise et ouest-africaine agrégée en sciences de gestion, elle montre encore à suffisance qu’il n’y a pas de domaine du savoir où la gente féminine ne saurait émerger ou faire preuve de compétence et d’excellence. Au-delà du corps professoral et de sa modeste personne, c’est toute une génération de femmes béninoises qui doit se sentir fière. Notamment ses amies des années campus où, étudiante, Judith Glidja inondait de son talent de comédienne les représentations théâtrales de l’Ensemble Artistique et Culturel des Etudiants de l’ex-Université Nationale du Bénin. Ses ainés feu Théodore Béhanzin allias Cossi, Anicette Djokpé, Edwige Cocou, Dr Paul Ayémona, Lazare Sèhouéto, Didier Aplogan, Ignance Yétchénou, Marcel Orou Fiko, Hippolyte Amouzouvi Sébastien Davo, , Judes Lodjou, et consorts doivent se sentir particulièrement honorés par la réussite de celle qui fut la courroie de transmission entre la vieille et la nouvelle génération. Judith Glidja restera à jamais gravée dans la mémoire de plusieurs générations de béninois. Avec elle, plus de barrière entre les genres. Car que ce soit chez la gente masculine comme féminine, elle a été le pont entre les savoirs, les générations et les cultures.
ème concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement (CAMES) qui s’est déroulé en novembre 2011 à Abidjan en Côte d’Ivoire, elle a été reçue ; devenant du coup la première femme agrégée en gestion au Bénin et dans la sous-région Ouest-Africaine.9- EMMANUEL HOUNKOUN
Le 15
Titulaire d’un Doctorat en Sciences de gestion obtenu en février 2009, le professeur Emmanuel Hounkoun vient de faire honneur non seulement à la communauté universitaire, mais à tout le peuple béninois qu’il a ainsi rehaussé par la qualité de son travail. Quelle belle façon de remettre au goût du jour un autre Emmanuel (Mounier) qui, face à la qualité intellectuelle des premiers cadres dahoméens, qualifia notre pays de « Quartier latin de l’Afrique » !!!!
Dans les milieux proches de l’intéressé, le professeur Emmanuel Hounkoun est un bosseur invétéré et un homme de conciliation.
ème Concours d’agrégation du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement (CAMES) qui a eu lieu en Côte d’Ivoire en novembre 2011 aura été marqué par le brio d’une intelligence vive du milieu universitaire béninois. Dr Emmanuel Hounkoun, puisque c’est de lui qu’il s’agit, de la Faculté des Sciences et de Gestion de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Ecole doctorale en économie et gestion de Cotonou, est sorti major du concours dans la section sciences de gestion.10- MATHURIN NAGO
Dans l’histoire politique du Bénin depuis l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990, le professeur Mathurin Nago est le tout premier à avoir présidé deux fois de façon consécutive le bureau de l’Assemblée Nationale.
Les conditions difficiles dans lesquelles il acheva la présidence de la représentation nationale au cours de la 5
ème législature lui étaient si défavorables qu’on ne vendait pas chère sa peau, d’une part pour sa réélection en tant que député, puis d’autre part comme président de l’Assemblée Nationale. Effectivement, les tractations ayant abouti à sa réélection comme président de l’institution parlementaire ont montré que s’il est revenu au perchoir, c’est assurément parce qu’il est un homme de qualité–ce que reconnaît d’ailleurs volontiers l’opposition politique-et un fidèle des fidèles du Chef de l’Etat qui aura pesé de tout son poids auprès de sa famille politique pour qu’elle s’aligne derrière Mathurin Nago. 2011 aura donc été pour l’actuel président de l’Assemblée Nationale une année de l’affirmation de son potentiel intellectuel et de son poids politique.
Au nombre des personnalités qui ont fait leur entrée au gouvernement pour la première fois en 2011, le titulaire du portefeuille de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, M. Sabaï Katè, a très positivement fait parler de lui après seulement huit (08) mois de fonction.
Poste hautement politique, la fonction ministérielle a très rarement servi de tremplin pour des actions de développement au Bénin. Cela, Sabaï Katè semble l’avoir si bien compris qu’il a plutôt décidé de placer l’opportunité de sa présence aux côtés du Chef de l’Etat sous le signe d’une véritable relance du secteur agricole.
L’engagement de ce « agriculteur dans l’âme » fut d’abord manifeste dans la relance de la filière coton. Parcourant des milliers de kilomètres et soutenant personnellement les acteurs de la chaîne de ladite filière, Sabaï Katè a littéralement redonné confiance aux cotonculteurs qui, de la chute libre où ils étaient abandonnés, renouent peu à peu mais sûrément avec l’espoir de vivre pleinement d’une filière qui faisait jadis la fierté du pays. Premier produit à l’exportation, le coton influence beaucoup l’indice de développement du Bénin. L’espoir suscité par Sabaï Katè dans la relance de la filière coton impacte déjà très positivement l’indice de développement national qui est en passe de franchir la barre de 4,1%.
C’est aussi en 2011 que, sous la houlette du même Sabaï Katè, le secteur palmier à huile commence par renaître de ses cendres. Car c’est sous sa férule que les coopérateurs se sont enfin décidés à engager de sincères négociations en vue d’une sortie de crise qui n’a fait que trop durer et qui avait sérieusement commencé par faire désespérer de la possibilité de voir un jour se concrétiser l’un des rêves de l’illustre Guézo (1818-1858), développeur hors pair et pionnier de la filière palmier à huile. C’est à croire que de l’au-delà, 153 ans après sa disparition, le défunt souverain a enfin trouvé celui par le biais duquel son souci du développement agricole va enfin se concrétiser. Si Yayi était le roi Guézo, il peut se targuer d’avoir enfin trouvé son véritable Tokpo.
Enfin, l’année 2011 aura surtout été marquée par un acte d’importance capitale de planification de la politique nationale du développement de l’agriculture au Bénin. En effet, l’adoption du Plan stratégique de relance du secteur agricole est désormais une réalité tangible. En effet, à cause des multiples résistances internes et externes ainsi que des divergences de vues, le Plan stratégique de relance du secteur agricole était en souffrance depuis plus de trois ans. Sabaï Katè a largement œuvré à les aplanir, ce qui a accéléré l’élaboration du dit plan puis son adoption en Conseil des Ministres par le Gouvernement. C’est donc grâce à son engagement et à sa parfaite adhésion au projet de société du Chef de l’Etat que Sabaï Katè a contribué à doter le pays de cet important document qui n’est rien d’autre que la boussole que le secteur agricole béninois attend depuis 1960. Plan ambitieux par excellence, sa mise en œuvre nécessite plus de 2000 milliards de francs CFA d’investissement.
Rappelons que c’est toujours au cours de cette même année que le ministre Sabaï Katè a permis aux béninois de croire qu’il est enfin possible de vivre du riz et des concentrés de tomate localement produits. Ce résultat flatteur et élogieux du chef du département agricole reste profondément tributaire des efforts et sacrifices consentis par les cadres de ce département ministériel à divers niveaux. Ainsi, on peut reconnaître à l’œil nu les efforts louables du PUASA, de l’ONASA, du PPMA, de l’ONS et autres structures convaincues que le développement du Bénin passe nécessairement par le rayonnement de leurs structures.
Nommée en juin 2009 à la tête de cette institution qui relève du Ministère en charge de la microfinance, Mme Luce KUASSI ACCROMBESSI s’est résolument inscrite dans la vision de la gouvernance imprimée par le Dr Boni Yayi et sa ministre de tutelle Rékya Madougou : gestion axée sur le résultat – transparence dans la gestion des finances – obligation de compte-rendu. Cette manager qui ne jure que par le travail bien fait en prônant l’excellence, est fière d’avoir opéré de profondes et courageuses réformes pour redresser l’institution. Mais fondamentalement, l’année 2011 aura été marquée d’une pierre blanche caractérisée par quelques actions d’importance capitale. Ainsi donc, c’est au cours de cette année qu’il fut procédé à l’assainissement des comptes de l’institution, l’assainissement du portefeuille des crédits ainsi que le recouvrement des créances impayées depuis la création de l’institution de sorte que les prêts octroyés en 2011 aient été bien remboursés. Tout ceci est le fruit des réformes engagées depuis juin 2009 qui visent à corriger les inégalités salariales au sein du personnel, à encourager les agents méritants et à débarrasser l’institution des paresseux avec la mise en œuvre d’un système d’évaluation des performances du personnel, à améliorer les procédures de crédit et de contrôle pour mieux sécuriser les prêts, détecter les fraudes et sécuriser le système d’information de gestion ; ce qui a permis d’avoir une plus grande transparence dans la gestion des finances de l’institution. Par ailleurs, l’équipe dirigée par Mme Luce KUASSI ACCROMBESSI, a également réussi à équilibrer les charges et les produits, toutes choses qui concourent à rendre pérenne l’institution.